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    Les Saoudiens sortent du tout pétrole

    L'Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de pétrole. ©REUTERS/Brendan McDermid

    L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, cherche à s'affranchir de sa dépendance à l'or noir.

    C’est un jeune prince, Mohammed ben Salman, 32 ans, premier dans l’ordre de succession au trône wahhabite, qui incarne cette volonté de sortir du tout pétrole.

    Jusqu’en 2014, les revenus de l’Arabie saoudite dépendaient à 90 % de la vente des hydrocarbures. L’or noir se négociait autour de 110 dollars le baril et alimentait, en plus des comptes à l’étranger, des princes de la famille régnante, le budget excédentaire de l’Etat qui à coup de subventions achète la paix sociale. Rien ne semblait menacer la première économie du Golfe

    Une chute des cours noircit le tableau

    Début 2016, le cours du pétrole tombe à 28 dollars le baril. L’économie saoudienne est alors laminée. Un an plus tôt, le déficit public s’envolait à près de 18 % du PIB. L’Etat est donc réduit à puiser dans ses réserves et à se tourner vers les marchés. Une première. C’est également en 2015 que le roi Salman accède au trône et nomme son jeune fils Mohammed  son conseil spécial depuis qu’il a 24 ans   ministre de la Défense.

    Après l’immobilisme qui a marqué la fin de règne du roi Abdallah, l’heure des réformes a sonné, car il y a urgence. L’Etat-providence n’a plus les moyens d’entretenir une population nombreuse, massivement employée dans un secteur public pléthorique. Sans compter que chaque année 300 000 jeunes arrivent sur le marché du travail et viennent alimenter un taux de chômage déjà élevé, à près de 13 % la population. Un taux qui grimpe à 30 % chez les jeunes à qui il faut vite donner du travail et des loisirs, au risque de les voir répondre aux sirènes de l’islam radical.

    Le plan de Salman : vision 2030

    Un plan ambitieux présenté dès 2016, que le prince compte notamment financer avec l’introduction en bourse de 5 % de l’Aramco, la compagnie pétrolière nationale. Inconcevable il y a quelques années. De l’argent qui viendra alimenter un fonds souverain de 2 000 milliards de dollars, le plus grand au monde, dédié aux réformes.

    Si les premières annonces sont passées relativement inaperçues du grand public, les choses se sont accélérées en octobre lors d’un sommet sur l’investissement à Riyad. Entre-temps, Mohammed ben Salman a mené sa révolution de palais pour devenir prince héritier. Il cumule aujourd’hui les postes de vice-Premier ministre, ministre de la Défense, conseiller spécial du roi et surtout président du puissant Conseil des affaires économiques et du développement. La spectaculaire purge anticorruption qu’il a menée en novembre dernier avec l’arrestation de princes, de ministres, et de hauts dignitaires a fini par asseoir sa stature.

    Sortir du pétrole au plus vite

    La course à la sortie du tout pétrole est donc belle et bien entamée, à coup de projets pharaoniques dont le plus emblématique est Neom, une ville futuriste sur les bords de la mer Rouge, un espace économique ultra-connecté grand comme trois fois Chypre. Coût estimé : 500 milliards de dollars. Mais pas seulement. Mohamed ben Salman veut également développer le secteur privé   le gouvernement vient de débloquer 19 milliards d’aides   les infrastructures, le tourisme non religieux, et doter son pays d’une industrie de défense.

    Fini l’Etat providence et les subventions au carburant et à l’énergie. Pour la première fois, une TVA de 5 % sera appliquée à partir du 1er janvier. Des réformes tous azimuts que reflète le budget présenté la semaine dernière. Et pour la première fois, la part du pétrole dans les recettes globales est passée sous la barre des 50 %.


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