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    2017, année noire pour le poivre

    Culture du poivre noir ©Getty Images

    De plus en plus prisé dans les cuisines du monde entier, le poivre n'avait cessé de prendre de la valeur depuis 2009. Mais cette année, l'épice a subi l'un des pires plongeons des prix de son histoire.

    2017 est une véritable année noire pour le poivre. La reine des épices avait pourtant échappé à la crise des matières premières, il y a trois ans et demi. Le prix du poivre noir avait même avait battu des records en juillet 2015 : 11 300 dollars la tonne. Mais l'expression « cher comme poivre » n'est plus d'actualité, en quelques mois, son prix s'est effondré, il ne dépasse pas 3 500 dollars la tonne sur le marché international.

    Surproduction du Vietnam

    Très rentable pendant des années, le poivre est victime de l'engouement des cultivateurs. Et en premier lieu des cultivateurs du Vietnam. Le pays asiatique est devenu au début des années 2000, le premier producteur de poivre de la planète, au point de fournir plus de la moitié de l'épice exportée dans le monde entier. Mais les cultivateurs vietnamiens se sont un peu trop laissés griser par les prix mondiaux, depuis trois ans ils ont encore doublé les surfaces de poivriers sur les hauts plateaux et dans le sud du pays.

    Ils n'avaient pas prévu qu'ils seraient imités par de nombreux producteurs en Chine, en Thaïlande et au Cambodge (+20%), jusqu'à présent très marginaux sur le marché mondial du poivre. Désormais, les stocks de poivre s'accumulent. Et les prix s'effondrent également chez les exportateurs traditionnels, l'Indonésie, le Brésil, l'Inde, la Malaisie et le Sri Lanka, malgré leur plus faible production de poivre l'an dernier.

    Résidus de pesticides

    Le poivre subit aussi les restrictions sanitaires des pays importateurs. L'Union européenne en particulier mesure plus attentivement les résidus de pesticides dans le poivre, et systématiquement celui du Vietnam. Tant que les producteurs vietnamiens étaient bien rémunérés, ils ont eu la main lourde avec les produits phytosanitaires, dès qu'une maladie ou un insecte menaçait les lianes de poivriers.

    Aujourd'hui, le poivre vietnamien perd des débouchés. Même la contrebande de poivre vietnamien qui partait en Inde via le Sri Lanka, vient d'être stoppée par les taxes de New Delhi sur le poivre sri-lankais.

    Les autorités de Hanoï inquiètes pour leur filière ont lancé un plan de soutien de trois ans pour encourager les agriculteurs à se tourner vers d'autres cultures ou à adopter des techniques plus propres de production du poivre.

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