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    Pénurie de sapins de Noël aux Etats-Unis

    Une ferme à sapins de Noël dans la Vallée de la Willamette dans l'Oregon aux Etats-Unis. Education Images/UIG via Getty Images

    Une pénurie de sapins de Noel aux Etats Unis a entrainé une sévère hausse des prix. C'est notamment la conséquence de la crise financière de 2008. Une chronique des matières première de notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

    Il faut entre huit et dix ans pour obtenir un sapin capable de porter boules ou guirlandes colorées avec l'élégance requise. Or il y a dix ans, les Américains traversaient une grande crise financière et n'étaient guère d'humeur aux dépenses festives. A l'époque, les vendeurs de conifères se sont donc retrouvés avec un tas d'épineux sur les bras... et en ont beaucoup moins replanté. Dix ans plus tard, la production de sapins a donc dégringolé et les prix ont logiquement augmenté. Les Américains dépensaient en moyenne 36 dollars en 2008 pour leur sapin de Noël, contre 82 cette année !

    D’autres cultures plus attractives

    Mais la crise de 2008 n'est pas la seule explication à la pénurie et à la hausse des prix. Les feux de forêt et la sécheresse dans l'ouest du pays ont prélevé cette année un important quota d'épineux. Et puis, un beau sapin de Noël nécessite des soins particuliers : il faut désherber, cisailler, tailler tout au long de sa croissance. La circonférence de l'arbre avec ses longs branchages, complique le transport : ils sont parfois hélitreuillés depuis leur plantation.

    Beaucoup de producteurs se sont tournés vers des cultures moins fastidieuses et surtout plus rentables. Ils ont planté des noisetiers, mais aussi… de la marijuana. La production de cannabis, légalisée dans plusieurs Etats, procure des profits bien plus attractifs. Par exemple, dans l'Oregon le nombre de producteurs de sapins est passé de 700 à moins de 400 en huit ans, tandis que les fermes spécialisées dans la production de marijuana, inexistantes il y a trois ans, sont déjà plus de 700.

    La concurrence du sapin artificel

    Enfin, les producteurs américains d'arbres de Noël ont réduit leur surface plantée car ils ont anticipé la montée en puissance d'un redoutable concurrent : le sapin artificiel. Dix-huit millions d'exemplaires vendus cet hiver ! Le sapin artificiel est plus conforme aux préoccupations écologistes des jeunes parents, navrés par le sort tragique du beau sapin enguirlandé qui finit tout nu abandonné dans un sac poubelle sur le trottoir. On fait mieux comme fin pour un conte de Noël, même si contrairement aux arbres artificiels, un sapin naturel se désintègre sans dommage pour l'environnement.


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