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    A la Une: tour de vis en RDC

    Des membres de la manifestation pacifique à l'église Saint-Joseph se mettent à couvert après des jets de gaz lacrymogène par la police. AFP Photos/John Wessels

    « Violente répression et églises profanées. Voilà l’image qui restera dans l’histoire de ce 31 décembre 2017 en RDC, constate le site congolais Cas-Info. Une journée de grandes manifestations, hostiles au président Kabila, appelées par le Comité des Laïcs de l’Église catholique. Mais, comme il fallait s’y attendre, le régime de Kinshasa a chargé. Et violemment. Sur des civils non armés, selon les témoignages recueillis à travers le pays ». En effet, poursuit le site d’information congolais « dès la fin de l’office, dans plusieurs paroisses de la capitale, policiers et militaires, postés la veille devant les temples de Dieu, n’ont pas tardé à passer à l’action. »

    Répression dans la paroisse Saint-Joseph de Kalamu

    Cas-Info pointe notamment « la paroisse Saint-Joseph de Kalamu, les fidèles ont eu juste le temps d’effectuer quelques mètres de marche avant d’être chargés. Une femme a pris une balle dans la tête. […] À l’église Saint-Michel, dans la commune de Bandalungwa, où se trouvait l’opposant Vital Kamerhe. Des proches du leader de l’UNC ont évoqué “des commandos” lourdement armés et “parlant anglais”, qui n’ont pas hésité à tirer du gaz lacrymogène à l’intérieur de l’église. »

    Vital Kamerhe dénonce dans Jeune Afrique, « un plan bien calculé : il fallait tirer sur tout ce qui bouge dans l’église. Ceque les policiers et militaires ont fait, affirme-t-il. […] C’est une barbarie d’un autre genre ! […] Même à l’époque de Mobutu, jamais l’armée ni la police n’avaient tiré à bout portant ou lancé des gaz lacrymogènes dans une église. C’est inacceptable ! » Au total, la répression aurait fait 7 morts à Kinshasa, selon la MONUSCO. Pour sa part, la police congolaise a fait état de trois civils tués.

    En tout cas, « les mêmes scènes de répression se sont reproduites aux quatre coins du pays, relève Afrikarabia, à Lubumbashi, Goma, Bukavu ou Kananga. Comme à chaque mouvement de contestation, les autorités congolaises mettent le pays sous cloche. Les services internet des mobiles et les SMS ont été coupés sur ordre du ministre des Télécommunications. Le signal de la radio onusienne Okapi a été momentanément brouillé. […] Contrairement aux récents appels à manifester lancés par l’opposition politique, la mobilisation du 31 décembre des catholiques a été beaucoup plus suivie, pointe encore Afrikarabia. Il faut dire que le dispositif mis en place par la coordination des catholiques avait multiplié les points de rassemblement, dans plus de 160 paroisses, obligeant ainsi les forces de sécurité à se diluer dans la capitale. Ensuite, la marche pacifique a été programmée après la messe, forçant ainsi la police et l’armée à laisser entrer dans les églises les fidèles pour assister à l’office. C’est le plus souvent après la cérémonie que les violences ont débuté, lorsque les fidèles sont sortis des églises. »

    Indignation dans la presse suite aux violences

    Dans la presse ouest-africaine, c’est l’indignation : « pas de charité chrétienne pour les marcheurs en chasuble », s’exclame ainsi L’Observateur Paalga à Ouaga. « Il faut croire qu’ils n’ont même plus peur de Dieu. Messes dominicales perturbées et fidèles dispersés à coup de gaz lacrymogènes et, à la clé comme c’est souvent le cas, quelques cadavres sur le macadam. […] L’année 2017 en RDC se termine comme elle avait commencé : dans la douleur, les larmes et le sang sans qu’on ne sache quand prendra fin ce chemin de croix sans issue des Congolais, martyrisés par un président incapable d’organiser des élections à la bonne date et qui se maintient indûment au pouvoir au prix d’artifices juridiques depuis la fin de son mandat le 19 décembre 2016 ».

    En Guinée, Ledjely hausse encore le ton : « si avec les départs de Yahya Jammeh, Robert Mugabe ou encore Dos Santos, l’année 2017 aura été une année d’espoir pour les peuples africains, cette même année aura été marquée par une tache particulièrement noire, à savoir le maintien de Joseph Kabila en poste, en violation des dispositions de la constitution du pays. […] Narguant le monde et se jouant des divisions de ses opposants, dénonce encore le site guinéen, il s’est offert 365 jours supplémentaires à la tête du pays, alors même qu’il s’était engagé via l’accord de la Saint-Sylvestre 2016 à organiser des élections auxquelles il ne participerait pas. Un accord qu’il a tout simplement ignoré, surtout depuis la mort, le 1er février dernier, de son plus farouche opposant, Étienne Tshisekedi. Pendant ce temps, le pays, du fait du défaut de légitimité dont souffre le pouvoir, s’enfonce inexorablement dans l’insécurité. »


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