GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 20 Avril
Samedi 21 Avril
Dimanche 22 Avril
Lundi 23 Avril
Aujourd'hui
Mercredi 25 Avril
Jeudi 26 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: plus de répit pour Kinshasa

    Des manifestants dans les rues de Kinshasa, le 31 décembre 2017. John WESSELS / AFP

    C’est du moins ce que déclare le CLC, le Comité laïc de coordination, organisateur des marches du 31 décembre. Dans un communiqué repris, entre autres, par le site congolais Actualité.CD, le CLC déclare : « il faut que ceux qui s’accrochent au pouvoir dans notre pays sachent que le pouvoir nous appartient, que le pays nous appartient à tous. Nous sommes décidés à reprendre notre destin en main, pour construire un avenir meilleur pour nos enfants ; pour dire halte à la dictature (…) Nous ne pouvons plus faire marche arrière. Les Congolaises et les Congolais ne laisseront plus de répit au pouvoir en place. »

    Un après 31 décembre ?

    Pour Cas-Info, autre site d’information congolais, « le 31 décembre 2017 laissera un avant et un après. L’avant, c’est l’incapacité de mobiliser la population, à laquelle l’opposition avait commencé à s’habituer. Des appels à manifester du Rassemblement, le 10 avril, le 19 septembre ou encore le 30 novembre 2017, se soldant souvent par, soit, une ville morte improvisée et infructueuse, soit par des leaders empêchés de sortir de leurs domiciles. De quoi jeter le doute sur la capacité réelle des adversaires de Joseph Kabila à bouger ce dernier de son poste de président. Mais ça, pointe Cas-Info, c’était avant le 31 décembre et l’entrée en scène du Comité des laïcs, une influente structure proche de l’Église catholique. Pour le pouvoir congolais, qui a réussi jusque-là à se servir des divisions au sein de l’opposition pour s’imposer, l’Eglise catholique est un client à la fois inattendu et difficile à affronter. Mobilisés dans la rue en 1992, contre le régime de Mobutu, les chrétiens catholiques, réprimés dans le sang, rappelle le site congolais, avaient réussi à faire plier le pouvoir et à le contraindre à rouvrir la Conférence nationale souveraine. » Et Cas-Info de conclure : « les images de cette femme abattue d’une balle dans la tête qui ont fait le tour du monde ce dimanche 31 décembre 2017 risquent elles aussi de laisser des traces. »

    La messe est-elle dite ?

    En effet, les violences d’avant-hier à Kinshasa ont marqué les esprits au sein de l’opinion africaine.

    « Des enfants de chœur pourchassés dans les paroisses », s’indigne ainsi Fraternité Matin à Abidjan.

    « Pendant que les autres chefs d’Etat à travers le monde entier souhaitaient le meilleur à leur peuple, le président congolais, lui, envoyait ad patres ses compatriotes, déplore Le Pays à Ouagadougou, ses compatriotes dont le péché est d’avoir manifesté pacifiquement. Si fait que l’année 2017 se termine comme elle avait commencé en RDC, c’est-à-dire dans la douleur. »

    « La messe est-elle dite pour Joseph Kabila ?, s’interroge pour sa part Wakat Séra, toujours à Ouaga. S’il est difficile de répondre par l’affirmative à cette interrogation, c’est du moins certain que l’Eglise catholique vient de signer son retour dans la crise socio-politique congolaise provoquée par le refus de quitter le pouvoir du président de la RDC, dont le deuxième bail à la tête de son pays, permis par la Constitution, a échu depuis le 20 décembre 2016. (…) La répression meurtrière des marches organisées dimanche par les catholiques contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila a sonné comme la goutte de trop, estime encore Wakat Séra. Visiblement, plus rien ne sera comme avant dans une RDC où se jouait comme à huis clos le combat pour faire lâcher prise à l’apprenti à la présidence à vie. »

    La contestation est-elle en marche ?

    Enfin, pour Afrikarabia, site spécialisé dans l’actualité de la RDC, « la contestation semble désormais enclenchée… (…) Pour l’instant, ni les sanctions économiques des États-Unis et de l’Union européenne, ni les manifestations de l’opposition, n’ont réussi à persuader Joseph Kabila de quitter la présidence. Il faudra sans doute que la mobilisation populaire se fasse plus forte et que l’armée cesse de soutenir le camp présidentiel pour faire bouger les lignes. On en est encore loin, mais, estime donc le site, un processus de contestation a clairement été enclenché avec la grande mobilisation des catholiques du 31 décembre 2017. »

    Et Afrikarabia de conclure : « c’est l’une des rares bonnes nouvelles pour cette année 2018 à venir. »


    Sur le même sujet

    • RDC

      RDC: Internet et SMS rétablis après leur coupure lors de manifestations

      En savoir plus

    • RDC

      Manifestations en RDC: retour au calme à Kinshasa

      En savoir plus

    • RDC

      Manifestations en RDC: l'Eglise fait preuve de sa capacité à mobiliser

      En savoir plus

    • Revue de presse Afrique

      A la Une: tour de vis en RDC

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.