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    A la Une: restaurer l’autorité de l’Etat

    Des membres du syndicat Alliance Police Nationale se rassemblent pour protester devant le poste de police de Champigny-sur-Marne le 2 janvier 2018. Thomas SAMSON / AFP

    La presse est unanime ce matin après l’agression contre deux policiers lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, à Champigny, près de Paris : justice doit être rendue et l’autorité de l’Etat plus que jamais réaffirmée.

    L’indignation tout d’abord : « Dans quel pays vit-on pour que des individus en bande s’en prennent à un homme et à une femme à terre et les tabassent ?, s’exclame Sud-Ouest. Est-ce encore un État de droit, où force devrait rester à la loi, ou bien le début d’une anarchique déliquescence, avec ces zones où la République n’aurait plus droit de cité ? Les événements violents de ce début d'année ont au moins le mérite de rappeler l’existence d’une situation inacceptable. »

    « Trente ans que ça dure, fulminent Les DNA. Des faits divers de plus en plus choquants. Des déclarations de plus en plus radicales. Et des responsabilités de plus en plus diluées. »

    « Qu’il semble lointain le temps où un anonyme témoignait sa reconnaissance aux forces de l’ordre en embrassant un CRS, soupire Paris-Normandie (c’était il y a deux ans, lors de la grande manifestation contre le terrorisme). Depuis, les actes "anti-flics" se multiplient. Quelque chose ne tourne pas rond dans notre société malade ! »

    Et il n’y a pas que les policiers, dénonce L’Union… « La réitération d’actes d’une violence inouïe à l’endroit des policiers mais aussi des gendarmes, des sapeurs-pompiers, des équipes médicales, témoigne d’une appétence de rejet des fonctions et des règles qui font société dans une démocratie. L’État ne peut plus tergiverser, sans quoi il se rétracte comme une peau de chagrin. »

    Big bang pénal ?

    Il faut donc agir et vite, estime Le Figaro : « l’indignation ne sert à rien si elle n’est pas suivie d’effets. (…) Les forces de l’ordre tirent la sonnette d’alarme depuis des années. Comment peuvent-elles encore se faire respecter dans cette ambiance de Far West ? Face à l’explosion de l’insécurité, notre appareil judiciaire tourne, certes, à plein régime. Mais il est loin d'être adapté aux réalités rencontrées par les gardiens de l’ordre public. Le gouvernement doit présenter, ces prochains mois, une réforme de la justice. » Et Le Figaro de s’interroger : « sera-t-elle à la hauteur des promesses formulées par le président de la République ? C'est un big bang pénal dont la France a besoin. »

    En effet, renchérit Le Journal de la Haute-Marne, « disons-le tout net : la République a failli. Maintenant, il est grand temps de faire le ménage. Dans un premier temps, la réponse passe par une répression sans concession des agresseurs, des diffuseurs d’images et, dans le cas des mineurs, des parents. Dans ce combat contre cette nouvelle barbarie, il ne peut y avoir que les défenseurs d’une République décidée à récupérer tous ses territoires. Il revient basiquement à l’Education de rappeler les valeurs d’autorité et de respect d’autrui. Une mission de longue haleine. »

    Le retour des peines planchers ?

    Parmi les mesures réclamées notamment par les policiers eux-mêmes, le rétablissement des peines planchers… Pas vraiment efficace, estime Le Courrier Picard : « un rapport sur les peines planchers a montré qu’elles ont provoqué un accroissement de la population carcérale, pointe le quotidien amiénois, et surtout une forte augmentation du taux de récidive entre 2006 et 2010, tout le contraire du but recherché. Inutile d'opposer police et justice, estime encore Le Courrier Picard. On le constate chaque semaine dans les audiences de comparution immédiate, les magistrats n’hésitent pas à frapper fort ceux qui s’en prennent aux dépositaires de l’autorité publique. Les policiers ont raison en revanche quand ils réclament plus de moyens et la fin de la baisse de leurs effectifs. »

    Répression en Iran

    A la Une également, la vague de protestation en Iran…

    « En Iran, le régime durcit le ton et se prépare à la répression », constate Libération. « Hier matin, matin, après cinq jours de protestations à travers le pays, l’homme le plus puissant du régime, Ali Khamenei, s’est exprimé sur la télévision publique : +Les ennemis [de l’Iran] se sont unis, a-t-il déclaré, en utilisant leurs moyens, leur argent, leurs armes et leurs services de sécurité pour créer des problèmes au régime islamique+. +Dire que les manifestations sont commanditées de l’étranger revient à traiter les protestataires de traîtres, et ouvre la voie à la répression», analyse Azadeh Kian, citée par Libération, professeure en sciences politiques à l’université Paris-Diderot. Comme à son habitude, le Guide n’a cité aucun de ces "ennemis", mais d’autres responsables se sont faits plus précis, relève le journal. Son secrétaire au Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Shamkhani, a accusé les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Arabie Saoudite de vouloir déstabiliser l’Iran. Une affirmation qui revient dès lors que le régime est contesté. »

    Ouest France s’interroge : « la révolte des couches populaires menacerait-elle vraiment le régime iranien ? Le mot "révolution" serait-il, cette fois, approprié ? Il est tôt pour le dire. »

    Lame de fond inéluctable ?

    Toutefois, pointe La Voix du Nord, « les connaisseurs de la société iranienne et de son histoire voient dans ces mouvements une lame de fond, une atmosphère quasi révolutionnaire. Ce sont les catégories sociales qui ont fait le régime qui semblent le rejeter aujourd’hui. Ils ne comprennent pas qu’un régime aux prises avec des difficultés économiques (chômage, inflation) dépense sans compter en Syrie, en Irak, en Palestine, au Liban, pour asseoir un pouvoir régional. (…) L’histoire nous a souvent montré, conclut La Voix du Nord, que les révolutions ne surgissent pas quand une nation est au plus mal, mais quand l’espoir renaît. »

    De toute manière, affirme le géographe Bernard Hourcade, interrogé par Le Parisien, « les conservateurs savent que l’ouverture de l’Iran est inéluctable. Cela prendra du temps, et ils essayent de retarder cette échéance en étant plus agressifs. Mais ils savent très bien qu’à terme ils ne gagneront pas. L’Iran est en train de sortir de l’islam politique, avec des hauts, des bas et des crises. A court terme, évidemment, il peut y avoir des blocages politiques et une répression beaucoup plus dure. Mais, à moyen et long terme, les réformateurs ont les perspectives les plus fortes. Les Iraniens veulent avancer. »

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