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    Le MD2 du Costa Rica a volé la vedette au Cayenne lisse de Côte d'Ivoire

    Dans une plantation de d'ananas à Aboisso, à 100 kilomètres à l'est d'Abidjan en Côte d'ivoire ©AFP/ISSOUF SANOGO

    Dans les années 80/90 l’ananas de Côte d’Ivoire était un fruit qui représentait comme le cacao l’image du pays à l’étranger. Mais les goûts ont changé, le marché, lui, s’est transformé et à présent ce fruit n’a plus la cote à l’étranger et même dans son pays auprès des cultivateurs.

    Encore florissante, il y a dix ans, l’activité est devenue moribonde en 2018.
    Si la Côte d’Ivoire exportait jusqu’à 280 000 tonnes d’ananas par an dans les années 1990, ce chiffre a chuté péniblement à 20 000 tonnes de fruits exportés aujourd’hui.

    La faute de la concurrence de l’ananas du Costa Rica, un MD 2, c’est son nom, plus doux et plus sucré, moins acide que son cousin ivoirien.

    Paul Jeangille, le secrétaire général de l’OCAB, l'Organisation centrale des producteurs et exportateurs d'ananas et de bananes de Côte d’Ivoire :
    « L’ananas de Côte d’Ivoire s’est fait remplacer par de l’ananas en provenance d’Amérique latine, essentiellement du Costa Rica où ils ont réussi à développer un ananas plus sucré, plus doux, moins acide, qui s’est imposé relativement rapidement sur le marché européen, alors qu'ici, en Côte d’Ivoire, le Cayenne lisse n’a pas réussi à survivre à cette concurrence. »

    La culture du Cayenne lisse, l’espèce ivoirienne d’ananas a continuellement dégringolé au profit de la production sud-américaine. Facteur aggravant, avec un prix de 125 francs CFA, 20 centimes d’euros du kilo bord champ, la culture est devenue de moins en moins rentable pour les cultivateurs qui préfèrent nettement se tourner vers des plantations d’hévéa, d’anacarde ou de cacao nettement plus rémunératrices.

    Seul espoir pour la filière : que l’on développe, avec le concours du ministère de l’Agriculture, la transformation en jus de fruits ou bien en ananas congelés. Dans la région de Bonoua, à l’est d’Abidjan, certaines usines semblent intéressées, encore faut-il pour cela trouver suffisamment d’ananas.

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