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    A la Une: vers une présidence à vie en Ouganda

    Le président ougandais Yoweri Museveni © Gaël Grilhot / RFI

    Un nouveau tripatouillage de Constitution sur le continent et en catimini… En effet, pointe Jeune Afrique, « le chef de l’État ougandais Yoweri Museveni a ratifié la semaine dernière la loi lui permettant d’être à nouveau candidat en 2021, mais l’information n’a été rendue publique qu’avant-hier mardi. "Le président a donné son consentement au projet de loi et il a maintenant force de loi", a déclaré un porte-parole du président ougandais, officialisant ainsi la ratification du texte. "La loi précédente était discriminatoire par nature et cela a été réglé pour le bien des Ougandais", a-t-il ajouté. Cette réforme constitutionnelle très controversée, qui supprime l’âge limite fixé jusqu’alors à 75 ans pour être élu président, avait été approuvée le 20 décembre par le Parlement, par 315 voix contre 62, et deux abstentions. Le texte réintroduit une limite au nombre de mandats présidentiels, qui avait été supprimé en 2005. Mais cette limite, fixée à deux mandats, n’entrera en vigueur qu’après la prochaine élection, ce qui pourrait permettre Museveni de se présenter à nouveau à deux reprises. »

    Le calcul est simple : le président ougandais, au pouvoir depuis 31 ans, est âgé de 73 ans ; il pourra se présenter à sa succession lors du prochain scrutin présidentiel en 2021 et pour un nouveau mandat, 5 ans plus tard. Autant dire qu’il peut être président à vie…

    « Pour les adversaires de Yoweri Museveni, cette modification constitutionnelle n’est pas une surprise, pointe le site d’information Afrique sur 7, car l’actuel président ougandais n’en est pas à son premier tripatouillage constitutionnel. Il avait déjà réussi à faire sauter le verrou de la limitation des mandats lors du référendum en 2005. "Cette ratification de la loi est un plan bien orchestré pour maintenir Museveni au pouvoir à vie. Il est le principal bénéficiaire de cette fraude constitutionnelle", a déclaré le chef de l’opposition, Kizza Besigye. »

    La Tribune Afrique rappelle ces propos tenus par Museveni l’année dernière avant la dernière élection présidentielle : « comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? »

    Et La Tribune Afrique de constater que « malgré la vague de raillerie sur les réseaux sociaux en raison de ses intentions de se frayer un chemin pour être encore candidat en 2021, le président ougandais n’a pas cédé. »

    Dans la presse ouest-africaine, c’est l’indignation…

    « Yoweri Museveni, le président ougandais, rejoint le camp des leaders africains qui se pervertissent avec l’âge, dénonce ainsi Ledjely en Guinée. Alors même qu’en Afrique, le grand âge rime avec sagesse. Du haut de ses 73 ans, dont 31 passés à la tête de son pays, il aurait pu invoquer son bilan pour revendiquer tous les honneurs. Mais en lieu et place, cédant à sa boulimie du pouvoir, il cumule désormais cinq mandats obtenus au prix d’élections à la transparence toujours douteuse et du musellement de son opposition. (…) Outre l’acte lui-même, poursuit Ledjely, c’est la manière dont s’est pris le président pour modifier la Constitution qui est inquiétante. En effet, bien que le parlement étant largement acquis à sa cause, le président ougandais a dû offrir une rondelette prime de 8 000 dollars américains à chacun des députés s’étant prononcé en faveur de la modification. De même, la durée du mandat des parlementaires a été rehaussée de 2 ans, passant de 5 à 7 ans. C’est ce caractère à la fois flagrant et arrogant qui est le plus blâmable. »

    « Vive Museveni 1er ! », ironise pour sa part Le Pays au Burkina. « Ainsi donc, Yoweri Museveni vient de remporter sans coup férir la bataille de la légalité constitutionnelle, à coût d’achat de consciences de députés de son pays. Il s’ouvre ainsi un boulevard tranquille pour régner à vie sur l’Ouganda. (…) Vive donc Museveni 1er en attendant Museveni II, que son fils a de fortes chances de devenir. Pour l’instant, on peut avoir l’impression que le peuple ougandais s’est résigné, face aux excès de Museveni. Et ce qui le rend davantage orphelin est l’attitude quasi silencieuse de la communauté internationale devant le mépris de la démocratie de l’homme fort de Kampala. Mais après tout, soupire Le Pays, on peut se poser la question de savoir si le monde dit civilisé se préoccupe de la démocratie chez les Bantous. »

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