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    Emmanuel Macron a-t-il raison de vouloir parler avec Recep Tayyip Erdogan?

    Le président français Emmanuel Macron reçoit son homologue turc, Recep Tayip Erdogan, au palais de l'Elysée à Paris, le 5 janvier 2018. REUTERS/Ludovic Marin/Pool

    « Le Monde en questions », votre rendez-vous hebdomadaire avec Bruno Daroux pour décrypter les évolutions géopolitiques d’un monde en mouvement permanent. Vous nous parlez aujourd’hui, Bruno Daroux, de la visite du président turc en France ce vendredi, avec la question de la semaine : Emmanuel Macron a-t-il raison de vouloir parler avec Recep Tayyip Erdogan ?

    Mais en recevant le président turc, le chef de l’Etat prend le risque de faire cavalier seul. Au niveau européen en effet, les relations sont gelées, notamment les négociations sur une adhésion future de la Turquie à l’Union européenne. La vraie raison du pari d’Emmanuel Macron, c’est que la Turquie est un acteur incontournable sur plusieurs dossiers. Et comme la France veut jouer un rôle diplomatique plus important, il faut parler avec Ankara.

    Sur le dossier syrien tout d’abord : les deux hommes sont d’accord sur la nécessité d’une solution politique mais divergent sur les modalités pour y parvenir. La crise syrienne ne peut être réglée à quelques–uns, a ainsi prévenu hier le président français. Allusion claire au processus d’Astana, parrainé par la Russie et auquel participent l’Iran… et la Turquie. Emmanuel Macron soutient lui un règlement de la crise syrienne par la voie onusienne, qui patine pourtant à Genève.

    Il y a aussi la crise migratoire, et la Turquie y joue un rôle important en accueillant sur son sol 3 millions de réfugiés, ce qui soulage d’autant une Europe divisée sur la question. Mais il y a une contrepartie financière à cet effort. Et Erdogan l’a rappelé à Emmanuel Macron.

    Les deux pays coopèrent aussi sur le dossier des jihadistes étrangers présents en Turquie et en Syrie. Coopération jugée exemplaire par la France.

    Une visite importante aussi d’un point de vue économique et bilatéral. Les échanges bilatéraux s’élèvent à environ 14 milliards de dollars, et les deux pays les ont intensifiés, dans les domaines de la défense, de l’aéronautique et de l’agroalimentaire. Paris va participer, via Areva, au projet de construction d’une centrale nucléaire à Sinop, sur les bords de la mer Noire.

    Visite importante, mais controversée. Pour reprendre les termes du président français, entre les valeurs de la France et ses intérêts, l’exercice reste délicat et complexe.


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