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    L'Iran inquiète les marchés pétroliers

    Plateforme pétrolière iranienne de Soroush, dans le golfe Persique. REUTERS/Raheb Homavandi

    Pour leur première semaine de l’année, les cours du pétrole ont franchi le cap des 68 dollars, leur plus haut niveau depuis plus d'un an et demi. Derrière cette hausse, l’agitation en Iran.

    Les manifestations vont-elles dégénérer en Iran ? Les marchés pétroliers sont inquiets. Ils ont en mémoire la fin de l’année 1978 : les employés des installations pétrolières s’étaient joints à la révolution iranienne, la production était alors tombée à zéro.

    Souvenir de la révolution iranienne

    Aujourd’hui, les Gardiens de la révolution veillent. Ils sont très présents sur les sites pétroliers. C’est d’ailleurs pourquoi des manifestations antérieures, début 2017, dans la province pétrolière du Khuzhestan, n’ont eu aucun impact sur la production.

    Mais toute cette agitation iranienne ravive le risque géopolitique au moment où les stocks mondiaux de brut se dégonflent. Après l’incendie d’un oléoduc en Libye il y a un peu moins de deux semaines, c’est donc au tour de l’Iran de faire grimper les prix du baril – plus de 68 dollars jeudi 4 janvier dernier.

    L’Iran, numéro trois de l’OPEP

    D’autant que l’Iran est redevenu un poids lourd de l’Opep. Numéro trois, la nation perse a retrouvé son niveau d’exportation d’avant les sanctions. Le pays exporte 2,5 millions de barils par jour sur les 3,8 millions qu’elle produit, plafond imposé par l’Opep.

    40 % de ce pétrole a retrouvé le chemin de l’Europe, même si 60 % continuent d’être acheminés vers l’Asie. C’est l’itinéraire le plus emprunté par les tankers iraniens, comme celui qui a pris feu dimanche, après une collision au large de Shanghai.

    Peur d’un retour des sanctions américaines

    Autre perspective qui inquiète les marchés : le président américain va-t-il demander que des sanctions soient à nouveau imposées à l’Iran ? Les États-Unis, contrairement aux autres pays signataires de l’accord nucléaire avec Téhéran, font un point tous les trois mois sur l’Iran pour décider si la levée des sanctions est toujours valable. En octobre dernier, Donald Trump a déjà dénoncé l’accord nucléaire avec Téhéran.

    Dans quelques jours, il pourrait utiliser les événements politiques iraniens pour durcir le ton et imposer à nouveau des sanctions. Même s’il est fort peu probable que cette fois l’Europe suive les États-Unis contre Téhéran, la perspective de voir l’approvisionnement iranien de nouveau perturbé rend les cours du pétrole fébriles en ce début d’année. Tout autant que le froid polaire aux États-Unis, qui vide en ce moment les réserves américaines de brut.


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