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    2018, année de l’égalité salariale ?

    Un manifestant porte un panneau indiquant «combien de fainéants au smic pour enrichir un banquier» lors d'une manifestation contre les réformes du droit du travail proposées par le gouvernement français le 21 septembre 2017 à Nantes. FRED TANNEAU / AFP

    Cette année plusieurs pays européens s'attaquent aux inégalités salariales avec de nouvelles lois contraignantes. Car dans ce domaine les meilleures intentions affichées sont encore trop souvent de la poudre aux yeux. C’est ce qu’a découvert à ses dépens une journaliste de la BBC.

    Carrie Gracie est une journaliste confirmée, en poste à Pékin depuis de longues années. Elle est choquée quand elle apprend que ses confrères masculins occupant un poste équivalent gagnent 50% de plus qu’elle. Quand elle exige le rattrapage, on mégote et lui propose 33% d’augmentation seulement. Trop humiliant à son goût, elle a donc décidé de quitter son poste de correspondante, la tête et le verbe haut, en expliquant ce week-end sur son blog les raisons de sa démission. Elle a découvert ce grand écart salarial l'été dernier, au moment où la BBC a publié les salaires de ses plus grandes vedettes. Cette information a horrifié les journalistes femmes, car elles ont appris que seul un tiers d’entre elles était représenté parmi les 200 plus gros salaires, et avec des rémunérations beaucoup plus basses que celles de leurs collègues mâles.

    Pourquoi la BBC a-t-elle publié cette liste ?

    Tout simplement pour se conformer à une nouvelle loi sur la transparence obligeant les entreprises britanniques de plus de 250 salariés à divulguer les disparités salariales. La transparence est donc un premier pas nécessaire pour résorber les différences de traitement, mais l’histoire de Carrie démontre que cela ne suffit pas à établir l’égalité. Pour le moment la transparence est encore loin d’être la règle en Europe. Après le Royaume-Uni l’Allemagne vient d’introduire un dispositif similaire. Depuis le début de l'année une Allemande peut demander à son employeur ce que gagnent ses collègues masculins et s'il y a lieu demander réparation.

    En Islande la loi est encore plus stricte, les employeurs discriminant les femmes risquent des amendes.

    L’Islande est déjà le pays le mieux disant au monde en termes d’égalité homme femme, et pourtant les écarts de salaires entre les deux sexes sont encore élevés, de l’ordre de 14 à 18%. C’est pour en finir vraiment avec les inégalités que le parlement a voté à une très large majorité une loi beaucoup contraignante. Depuis le premier janvier toutes les entreprises de plus de 25 salariés, qu'elles soient publiques ou privées doivent prouver qu’elles rémunèrent tous leurs salariés sur un pied d’égalité. En fournissant à l’administration toutes les informations nécessaires sur leur politique salariale. Un certificat leur est alors accordé et il est renouvelable tous les trois ans. Les mauvais joueurs encourent effectivement des amendes.

    En France la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé hier un plan à venir « dur et concret sur l’égalité salariale ».

    Car la France a du retard en la matière, elle est cinquième au classement établi par le Forum mondial de Davos. Marlène Schiappa dit vouloir s'inspirer de l'exemple allemand. Cette poussée législative qu’on observe dans plusieurs pays européens cette année est favorable à la cause des femmes, mais il faudra aussi commencer à s’attaquer à leur pire ennemi : elle-même. Parce qu’elles ont tendance à exiger moins souvent des augmentations que les hommes, parce qu’elles négocient des salaires d’embauche plus bas que leurs collègues masculins et parce qu’elles choisissent parfois sciemment des activités moins bien rémunérées.

    En bref,

    Le régulateur américain du marché de l'énergie s'oppose à de nouvelles subventions au charbon et au nucléaire.

    Une décision prise à l'unanimité par les 5 membres conservateurs de cette commission. C'est un revers pour Donald Trump, il a fait campagne sur la renaissance du coke.

    À suivre aujourd'hui la suite de la visite du président Macron en Chine avec un espoir pour Areva.

    Areva espère enfin signer la construction d'une usine de retraitement des déchets radio-actifs. Un contrat à 10 milliards d'euros qui donnerait un peu d'oxygène au champion déchu de l'atome civil.

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