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    La Chine rêve de bœuf et fait rêver les éleveurs français

    Le Président français Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping lors de sa visite en Chine le 9 janvier 2018. REUTERS/Ludovic Marin/Pool

    Dans six mois, la Chine va rouvrir ses frontières au bœuf français, après 17 ans d'embargo. Promesse de Xi Jinping au président Emmanuel Macron. Les éleveurs français espèrent que ce nouveau commerce les aidera à survivre.

    Les Chinois auront du bœuf français dans leur assiette dans six mois ont promis les autorités de Pékin. La France est le troisième pays européen après l'Irlande et les Pays-Bas à voir l'embargo chinois prendre fin. Toute la filière française attendait cela, après avoir fait la promotion de ses vaches allaitantes, de sa traçabilité sanitaire et de ses terroirs. Les entreprises chinoises vont enfin pouvoir donner leur agrément sanitaire aux abattoirs de l'Hexagone. En juin, les premiers conteneurs de bœuf français devraient rejoindre les ports chinois.

    La France espère dans un premier temps exporter vers la Chine 50 000 tonnes de bœuf.

    Une quantité modeste pour la France qui produit 1 600 000 tonnes de bœuf et qui en exporte 280 000 tonnes. Mais l'interprofession bovine préfère « monter en puissance doucement » sur le marché chinois, éviter les à-coups que d'autres filières françaises, comme le lait ou le porc, ont connu en Chine parce qu'elles étaient devenues un peu trop dépendantes du géant asiatique, après la disparition du débouché russe.

    50 000 à 100 000 tonnes de bœuf vers la Chine, ce serait déjà un bel appel d'air pour les éleveurs français, qui produisent à perte aujourd'hui. La consommation de viande décline en France, et la concurrence du bœuf canadien et du bœuf sud-américain menace. La Chine pourraient faire remonter les prix du bœuf actuellement 3,50 euros le kilo, de 50 centimes voire d'un euro.

    La Chine est décidément le nouvel eldorado des éleveurs de bœuf du monde entier.

    L'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Brésil fournissent déjà abondamment la Chine en bœuf, et les entreprises chinoises investissent massivement dans les parcs d'engraissement des bovins de ces pays, pour sécuriser leur approvisionnement. La Chine est sur le point de devenir le premier importateur mondial de bœuf, devant les Etats-Unis, alors qu'elle n'en consomme que 3 kilos par an et par habitant, treize fois moins que le porc. La marge de progression est énorme pour le commerce de bœuf vers la Chine, la France vise le haut de gamme mais aussi le marché des morceaux qu'elle ne mange pas, comme la queue de bœuf dont raffolent les Chinois.


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