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    A la Une: encore des tirs à Bouaké

    Des soldats ivoiriens mutinés posent avec leurs armes à Bouaké. ISSOUF SANOGO / AFP

    « C’était encore mélangé à Bouaké hier », soupire Soir Info. « Des tirs et des populations qui se barricadent », résume le quotidien abidjanais.

    En fait, précise Fraternité Matin, « la ville est secouée depuis une semaine par une altercation entre militaires du 3e bataillon et le CCDO, le Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles. Interrogés, les militaires expliquent qu’ils n’apprécient pas les agissements d’un lieutenant du CCDO, qui avait assuré la sécurité de la ville au moment de la crise post-électorale. (Pas plus de précisions…) Déjà, rappelle le journal, des affrontements avaient opposé les mêmes unités vendredi dernier. Le ministère de la Défense a annoncé avoir diligenté une enquête. »

    « En Côte d’Ivoire, les années se suivent et se ressemblent, commente Wakat Séra au Burkina. C’est le moins que l’on puisse dire, 2018 commençant comme 2017, par des tensions politico-socio-militaires sur fond de coups de feu. Bien que ville située au centre du pays, Bouaké s’érige en Far West où les balles sifflent comme dans un saloon, et où les cowboys règlent leurs comptes au "qui dégainera le plus vite". Depuis qu’ils ont commencé la semaine dernière, ces affrontements entre militaires ont déjà fait un mort et plusieurs blessés. Pourtant, rappelle Wakat Séra, lors de la présentation des vœux au chef de l’Etat, l’armée avait fait totale allégeance, s’engageant à être républicaine au sens profond du terme. Mieux, le ministre en charge de la Défense avait trouvé les mots pour calmer tout un peuple longtemps terrorisé par les sorties inopinées et récurrentes des forces de l’ordre que certains avaient fini par qualifier à raison, de "forces du désordre". Certes, on est encore loin des quatre mutineries en trois ans qui avaient mis la Côte d’Ivoire sous coupe réglée d’hommes en tenue (…). Mais les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, il est à craindre que l’étincelle ne finisse par mettre le feu à la poudrière qu’est devenue Bouaké (…). »

    « L’artillerie lourde ! »

    A la Une également, les suites de la tuerie de Boffa en Casamance : l’armée sénégalaise poursuit ses opérations de ratissage.

    Et elle sort même « l’artillerie lourde », s’exclame La Tribune à Dakar. « À Ziguinchor, dans la zone où la tuerie a eu lieu, d’intenses coups de feu ont retenti la nuit dernière, précise le quotidien sénégalais. "On a tiré, oui. Nous étions en pleine opération", renseigne le Colonel Ndiaye, patron de la Direction de l’information et des relations publiques des armées. "Pour le moment, les soldats n’ont pas mis la main sur les auteurs (du massacre). Mais, ils progressent dans leurs opérations", a-t-il déclaré. »

    « C’eût été dans une autre région que les choses n’auraient pas pris une telle envergure, estime pour sa part Le Pays à Ouaga, mais en Casamance qui demeure une plaie pour le Sénégal du fait de la rébellion qui y sévit, on comprend toute la fermeté dont fait montre le président Macky Sall qui a sorti l’artillerie lourde. Ceci pouvant expliquer cela, on comprend aussi pourquoi il a fait de la recherche des assaillants une priorité, eux qui, faisant dans l’amalgame, ont failli mettre en péril la relative accalmie qui prévaut en Casamance depuis les négociations de février 2014 conduites par la communauté Sant’ Egidio. »

    « Adieu le Soufi»

    Mais ce qui fait la Une ce matin au Sénégal, c’est la disparition hier du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké… Il avait 94 ans.

    « Adieu le Soufi ! », s’exclame Enquête en première page, avec une grande photo du disparu sur fond noir. Enquête qui rappelle que « son projet phare fut la réfection de la Grande Mosquée de Touba pour un coût d’environ 6 milliards de FCFA. Un énorme chantier entièrement financé par le Mouridisme. »

    Autre chantier entrepris par le défunt khalife, pointe encore Enquête : la mosquée Masâlikul Jinân à Dakar : « hormis Touba, elle sera la plus grande mosquée du pays et sans doute d’Afrique de l’Ouest. Un chantier colossal, d’un coût estimé à 30 milliards pour l’ensemble du complexe, financé également par le Khalife avec le soutien et l’appui de toute la communauté mouride. Aujourd’hui que ces deux chantiers sont en phase de finition, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké a rejoint ses illustres prédécesseurs. Ainsi, conclut Enquête, il appartiendra à son successeur, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, de continuer l’œuvre du saint homme qui, toute sa vie durant s’est battu pour le rayonnement de l’Islam. En digne héritier de Khadimou Rassoul. »


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