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    Europe: la guerre aux chômeurs?

    Le président français Emmanuel Macron. REUTERS/Ian Langsdon

    Le gouvernement français réfléchit à l’introduction de contrôles plus sévères et de sanctions pour les chômeurs afin de les inciter à accepter des offres d’emplois. De telles mesures ont d’ores et déjà été introduites dans le passé, par d’autres pays. Notamment en Allemagne.

    Ces réformes allemandes ont été introduites entre 2003 et 2005 par le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder. A l’époque, l’Allemagne était l’homme malade de l’Europe avec un record de cinq millions de chômeurs contre la moitié aujourd’hui. Le gouvernement de l’époque, associant sociaux-démocrates et verts, pensait que des réformes structurelles du marché du travail pourraient mettre fin aux blocages et améliorer la situation.

    Une commission associant notamment des syndicalistes et des représentants du patronat, a délivré de nombreuses propositions. Plusieurs lois ont été adoptées et elles ont pris le nom de leur père spirituel : Peter Hartz, ancien directeur du personnel chez Volkswagen.

    L’esprit de ces lois était de rendre le marché du travail plus flexible avec le développement de l’intérim et des minijobs devant permettre aux chômeurs de reprendre pied sur le marché du travail. La durée des indemnités chômage auparavant jusqu’à 32 mois, et plutôt généreuse, a été réduite à 12 mois.

    De plus, une fusion a été introduite entre l’allocation chômage de longue durée et l’aide sociale dont le niveau est sensiblement plus faible, soit 400 euros par mois et par adulte. La totalité du loyer et les frais de chauffage peuvent être pris en charge. Et al pression a été renforcée sur les chômeurs pour contrôler leurs démarches de recherches d’emplois et les contraindre à accepter des offres proposées avec sanctions à l’appui.

    Quelles sanctions pour quels chômeurs ?

    En Allemagne, les chômeurs signent un contrat d’insertion qui détaille leurs obligations : rechercher activement du travail ou accepter tout emploi convenable. Durant les trois premiers mois de chômage, un travail dont le salaire est inférieur de moins de 20 % au précédent est considéré comme acceptable. Dans le cas contraire des sanctions peuvent être prises. Pour les chômeurs de courte durée, un manquement se traduit par l’arrêt du versement des indemnités (ce qui peuvent durer trois mois). En cas de récidive, l’indemnité peut être complètement supprimée.

    Pour ceux qui sont au chômage depuis plus longtemps et qui touchent l’allocation communément baptisée Hartz IV, les versements peuvent être réduits pendant trois mois.

    Un bilan mitigé

    Leurs défenseurs, parmi eux de nombreux conservateurs, saluent le recul massif du chômage depuis l'application de ces mesures avec une réduction de moitié et le fait que le nombre des actifs globalement ait sensiblement augmenté en Allemagne. Ils voient dans ces réformes une explication centrale de la bonne santé de l’économie de leur pays.

    Les détracteurs de ces mêmes réformes estiment que le chômage élevé il y a quinze ans ne s’expliquait pas par la rigidité du marché de l’emploi. Ils dénoncent la précarisation du marché de l’emploi avec le développement de l’intérim, des mini jobs, c’est à dire le fait que des personnes ne sont certes pas au chômage mais gagnent très mal leur vie. Ils dénoncent aussi les contrôles tâtillons avec souvent une immixtion dans la vie privée et le patrimoine des chômeurs, les sanctions jugées humiliantes, les erreurs faites par l’agence pour l’emploi et les milliers de procès intentés par les chômeurs qui encombrent les tribunaux submergés. 120 000 plaintes ont été déposées en 2016. Des pratiques qu’ils jugent inutiles alors que le pays se porte bien et que l’agence pour l’emploi vient encore d’engranger un excédent de 5,5 milliards d’euros.


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