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    A la Une: la fronde sociale en Tunisie

    Une étudiants lance des slogans lors d'une manifestations contre les hausses des prix et des taxes, à Tunis, le 9 janvier 2018. REUTERS/Zoubeir Souissi

    « La Tunisie est entrée dans une phase de turbulences sociales, constate Le Monde Afrique. Dans plusieurs villes du pays et dans certains quartiers de Tunis, des heurts opposent depuis lundi manifestants et forces de l’ordre. Un homme a été tué lundi à Tebourba, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, en marge d’un rassemblement contre la vie chère, alors que grandit une grogne générale contre le budget d’austérité adopté fin 2017. Et selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khlifa Chibani, plus de 200 personnes ont été arrêtées dans tout le pays et près de 50 policiers ont été blessés lors des affrontements. »

    Qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres ? Des récentes annonces de hausses de prix, ajoutées à une inflation persistante et à un chômage important : 15 % et même 30 % pour les jeunes diplômés…

    Qui plus est, la dette publique tunisienne atteint des niveaux record, relève Le Point Afrique. « La dette publique a atteint plus de la moitié du PIB : 69,5 %. Le problème, c’est que ce syndrome ne fait qu’illustrer un mal plus global. » Avec donc une cascade de hausses, provoquées en partie par l’augmentation de la TVA, dans le cadre du budget d’austérité.

    Hausse des prix généralisée ?

    Et cela ne va pas s’arranger : les hausses de prix devraient se poursuivre, selon L’Economiste maghrébin : « par un effet d’entrainement et somme toute logique, les baromètres seront à la hausse et tout se pliera sous le poids de cette vague déferlante des prix. Le phénomène est connu. Il suffit que l’on touche à un produit fort prisé sur le marché pour que tous les autres suivent. (…) Ici, une augmentation des prix, là une avancée de la redevance fiscale, un plus de la TVA. Le résultat est ce que l’on peut imaginer, constate encore L’Economiste maghrébin. Ce n’est pas succomber à une vague d’alarmisme que d’arriver à un constat négatif. Des jours à sombre horizon guettent le pouvoir d’achat. La classe moyenne est confrontée à de bien dures alternatives. Et que dire des classes démunies ! »

    Les dirigeants indifférents ?

    Et apparemment, les dirigeants tunisiens sont à court de solutions… et seraient même passifs face à la grogne sociale…

    C’est du moins ce que dénonce le site d’information tunisien Tunisie Numérique : « alors que le pays flambe, et que les protestations gagnent du terrain, chaque nuit un peu plus… Alors que les contribuables crient désespérément leur malaise, en espérant un semblant d’ébauche de geste d’écoute… (…) Alors que les classes défavorisées et que les régions marginalisées se jettent corps et âme, dans un combat pour leur survie, les politiciens de la Capitale font preuve d’une indifférence totale et assommante. Les pauvres citoyens n’arrivent pas à s’expliquer comment ils se débattent chaque soir et crient de plus en plus fort leur désespoir, au point que le feu a commencé à rogner le pays, petit à petit, à la faveur de la nuit, et que les casseurs se sont lancés à cœur joie dans leurs pillages, au risque de plonger le pays dans le chaos total ; et en face, déplore Tunisie Numérique, le chef du gouvernement fait semblant de ne pas être concerné de ce qui se passe, et nullement dérangé, au point qu’il n’y a même pas eu instauration d’une cellule de crise, ni la moindre tentative de désamorçage, tout au contraire, le chef du gouvernement pousse l’indifférence jusqu’à ne rien modifier dans son planning et continue à faire ce qu’il croit être son travail. »

    Signes positifs ?

    « Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, était en effet avant-hier dans le sud du pays pour visiter des postes-frontières, rapporte le quotidien tunisien La Presse. En marge de cette visite, Youssef Chahed a indiqué que " le gouvernement protégerait et serait à l’écoute de tous ceux qui veulent manifester pacifiquement. Les évènements survenus dans certaines zones de la capitale ne peuvent être assimilés à des mouvements de protestation, mais plutôt à des actes de pillage et de vandalisme ", a-t-il fait remarquer. Le chef du gouvernement a, par la même occasion, rapporte encore La Presse, appelé à ce que la question de la hausse des prix ne soit pas amplifiée, expliquant que " la situation économique était difficile et qu’il fallait raison garder, notamment face aux rumeurs qui circulent ". Selon le chef du gouvernement, il y aurait des " signes positifs " laissant présager une prochaine amélioration de la situation. " 2018 sera la dernière année difficile pour la Tunisie ", a-t-il promis. »

    Youssef Chahed a-t-il été entendu ? En tout cas, de nouveaux heurts ont éclaté hier soir entre manifestants et policiers dans plusieurs villes du pays. C’est le troisième jour de contestation.

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