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    Retour sur «les investissements de pillage» chinois dont parle Bruno Le Maire

    Le ministre de l'économie Bruno Le Maire serrant la main de Ma Kai, le quatrième vice-premier ministre chinois lors du 5ème dialogue économique et financier entre la France et la Chine à Pékin le 1er décembre 2017. REUTERS/Fred Dufour

    Revenons sur les déclarations de Bruno Le Maire cette semaine en Chine. Lors de la visite du chef d’État Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie a dénoncé les investisseurs qui viennent piller la France. Devant les journalistes, Bruno Le Maire aurait utilisé l’expression « investissements de pillage » avant de préciser qu’il refusait beaucoup de ces investissements venus de Chine.

    Est-ce que c’est possible ?

    C’est possible de refuser les demandes d’investissements douteux quand elles passent par les canaux officiels. Mais d’autres investissements échappent aux statistiques. Selon la définition du FMI, les investissements étrangers sont définis comme transfrontaliers, c’est-à-dire il faut qu’ils passent par la douane. Mais en réalité, il y a beaucoup d’investissements chinois en France qui ne passent pas par les douanes, comme les investissements des entreprises chinoises devenues filiales installées à l’étranger, ou encore les entreprises qui passent par les paradis fiscaux, estime Yunnan SHI, maître de conférences à l’université de Rennes1.

    Bruno le Maire est donc en quelque sorte pour un accès contrôlé du marché français aux investisseurs chinois. Mais concrètement sait-on ce que cela représente ?

    Les flux d’investissements bilatéraux restent déséquilibrés selon les statistiques officielles. Contrairement aux idées reçues, ce sont les Français qui sont plus présents en chine avec 35 milliards d’euros d’investissements en 2016 contre 9 milliards pour les Chinois en France. Il y a environ 1 100 entreprises françaises installées en Chine.

    Et en Chine personne ne s’inquiète de l’invasion française ?

    C’est normal, car la Chine en profite. La France est le principal employeur européen dans l’empire du Milieu, avec environ 600 000 emplois. En plus, la Chine profite du transfert des technologies des investissements étrangers, une stratégie qu’elle a mise en place de longue date. C’est la raison pour laquelle dans certains secteurs, comme l’automobile, le gouvernement chinois impose des coentreprises, selon Yunnan SHI. Cela dit la Chine pèse lourd dans notre déficit commercial avec 30 milliards d’euros en 2016.


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