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    A la Une: calme précaire en Tunisie

    Depuis lundi, le pays est secoué par un mouvement social hostile aux mesures d’austérité prises par le gouvernement à Tunis. REUTERS/Zoubeir Souissi

    Depuis lundi le pays est secoué par un mouvement social hostile aux mesures d’austérité prises par le gouvernement à Tunis. Pendant trois jours les manifestations ont tourné le soir venu à l’affrontement avec les forces de l’ordre, dégénérant dans plusieurs villes du pays en scènes de pillage. Mais jeudi soir note le site tunisien Webdo, « le calme s’est rétabli » du fait d’une « présence sécuritaire renforcée ». L’armée a en effet été déployée en renfort. S’exprimant sur la chaîne privée tunisienne El Hiwar Al Tounsi, le ministre de l’Intérieur parle de plus de 600 arrestations depuis le début de la semaine. Ce sont les jeunes qui sont à la pointe de la contestation, un tiers des personnes arrêtées ont entre 15 et 20 ans.

    Le mouvement a beau coïncider avec la nouvelle loi de Finances, les autorités refusent d’y voir un mouvement social. Le site d’information Tunisie Numérique rapporte les propos du ministre des Domaines de l’Etat qui ne voit là que « des actes de vandalisme et de banditisme dont l’origine est purement criminelle. » « L’affaire a pris un tournant politique, rapporte La Presse de Tunisie, le chef du gouvernement Youssef Chahed accusant “ les réseaux de contrebande liés avec certains policiers, dont ceux du Front populaire ” d’être à l’origine des actes de violence et de pillage. » Plusieurs dirigeants de cette coalition de la gauche d’opposition ont d’ailleurs été arrêtés à Gafsa d’après Tunisie Numérique.

    L’économiste maghrébin de son côté se fait l’écho de la réponse du porte-parole du Front Populaire : « Pour ne pas montrer leur échec, ils jettent la responsabilité sur nous. Cela ne nous a jamais fait peur, mais bien au contraire, nous continuerons à mener le combat aux côtés des protestations pacifiques ». L’opposition qui réclame désormais l’ouverture d’une commission d’enquête nationale indépendante.

    Mais malgré le calme précaire qui régnait jeudi soir dans la plupart des grandes villes de Tunisie, le quotidien burkinabè Aujourd’hui au Faso sent comme une odeur de Jasmin flotter sur la Tunisie, 7 ans après la révolution qui avait chassé Ben Ali et son clan du pouvoir. « Le gouvernement accuse des activistes d’activer les soufflets qui alimentent les fours de ces manifestations. D’autres y voient des ficelles tirées par des intérêts politiques et/ou économiques pour ouvrir un champ de chaos », écrit le journal. Manifestations téléguidées ou éruption spontanée, « peu importe, pour l’éditorialiste, il faut retenir que la situation économique ne s’est pas améliorée depuis la révolution du Jasmin. Mais même si la tectonique des plaques sociales en cours devait provoquer un nouveau changement au sommet du pouvoir tunisien, le quotidien pose la question, pourrait-elle faire mieux que la première ? »

    Autre sujet à la Une de la presse africaine, le drame des migrants en Méditerranée...

    « Il faut sécher les larmes de crocodile », écrit dans un éditorial cinglant le journal Burkinabè WakatSéra alors que le Mali a décrété deux jours de deuil national après la mort de 48 de ses ressortissants qui tentaient de rejoindre « l’eldorado européen, désormais citadelle infranchissable ». Pourquoi, se demande le journal, « pourquoi tant d’enfants africains continuent-ils ainsi de prendre le risque de se livrer “ à une mer aux appétits voraces ”, ou de tomber aux mains de leurs semblables humains prêts à les vendre comme de vulgaires objets ? Du fait de “ l’incurie des dirigeants, champions de la mal gouvernance et du viol des droits de l’homme ” qui fait que les pays de départ des migrants ne leur offrent aucune alternative. Il est temps, appelle le journal, il est temps pour les dirigeants africains de sécher leurs larmes de crocodile et de mettre en place de véritables politiques pour garder leurs ressortissants chez eux. » Autre quotidien burkinabé, Le Pays se veut un peu plus mesurer : « on ne peut pas jeter la pierre aux seuls gouvernants », écrit le journal. « Car les fonds injectés dans l’aventure par les candidats à l’émigration seraient souvent suffisants pour financer des projets viables dans leur pays d’origine. Mais il ne faut pas chercher à tout prix un coupable à guillotiner dans ce débat, conclut le journal, quand on sait que les mouvements de population sont un phénomène naturel dont les causes sont demeurées invariablement les mêmes au cours de l’histoire. »

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