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    La Grèce toujours dans la nasse de l’austérité

    Des manifestants cagoulés face aux gaz lacrymogènes alors qu'ils affrontent la police anti-émeute lors d'une manifestation contre les réformes planifiées du gouvernement qui restreindront les droits de grève des travailleurs à Athènes, Grèce 15/01/2018 REUTERS/Alkis Konstantinidis

    En Grèce la grève organisée hier, lundi 15 janvier, par les principaux syndicats a paralysé la capitale Athènes mais le mouvement n’a pas réussi à empêcher le vote au Parlement d’un nouveau paquet de loi d’austérité exigé par les créanciers.

    C’est toujours et encore sous la bride de la troïka que le gouvernement Tsipras légifère et impose de nouveaux remèdes de cheval pour rétablir une économie malade de la dette depuis maintenant huit ans. Il fallait absolument faire passer une série de textes pour obtenir le versement d'une nouvelle tranche avant la fin du mois. Pour faire passer cette nouvelle pilule amère, Alexis Tsipras décline un récit optimiste: le bout du tunnel est en vue ; depuis 2010 la Grèce vit sous la perfusion et la tutelle de l’union européenne et du FMI mais c'est bientôt fini, Athènes retrouvera sa souveraineté en août quand le troisième plan de sauvetage arrivera à son terme.

    L’économie grecque sera-t-elle rétablie à cette date?

    Grâce à l’activité des ports, grâce au tourisme, -30 millions de visiteurs l’an dernier, un record-, la croissance est revenue, et grâce ou à cause de la férule de ses créanciers, la Grèce est même devenue le champion européen de l’excédent budgétaire, hors service de la dette. Ces performances impressionnantes pour un pays écrasé par une dette monstrueuse, 180% de son produit intérieur brut, mais insuffisantes. La croissance demeure trop faible pour sortir la Grèce de l’ornière. Il faudrait des capitaux frais pour doper l’activité. Or les investisseurs étrangers se font encore désirer.

    Le Parlement a adopté une loi limitant le droit de grève précisément pour rendre le pays plus attirant auprès des investisseurs étrangers.

    Il faudra dorénavant une majorité de salariés pour déclencher une grève et non 30%. Le gouvernement cherche ainsi à faire baisser les conflits sociaux. Il y en a une cinquantaine depuis 2010. Cette intention est sans doute appréciée des patrons, mais insuffisante pour décider les investisseurs étrangers à revenir.

    Leur obsession c’est la dette ou plutôt l’incertitude sur le sort de cette dette. Enfin, si le climat social s’apaise, la pression fiscale demeure trop forte comparée à d'autres pays européens. L'impôt sur les bénéfices des sociétés est maintenant trois fois plus élevé que chez les voisins bulgares par exemple où beaucoup de PME ont délocalisé leur activité.

    Le gouvernement aurait pu favoriser la baisse de la dépense publique plutôt que la hausse des impôts. Mais le saupoudrage en faveur des collectivités, souvent improductif sur le plan économique est bien trop rentable sur le plan électoral pour être remis en cause. L’autre option politiquement très populaire en Grèce et défendue à l'extérieur par le FMI pour des raisons économiques, c'est l’allègement de la dette grecque. La décision est aux mains de l’Allemagne. Cela dépendra donc de la composition du prochain gouvernement, et de sa volonté de rénover l’Europe. Les Grecs voient aujourd’hui leur salut dans les réformes prônés par le président Macron.

    Dans l’immédiat les espoirs grecs ont été douchés par la cheville ouvrière de l'eurogroupe, l'Autrichien Thomas Wieser. Il a déclaré qui si allègement il devait y avoir, il s’accompagnera forcément de conditions supplémentaires. Les Grecs n’ont pas fini d’avaler des potions amères.

    ⇒ En bref,

    En France, Lactalis s'engage à maintenir le revenu des éleveurs lui fournissant du lait

    Malgré la fermeture de son usine de Craon à cause du scandale de la salmonellose qui affecte le lait infantile, les éleveurs continuent à livrer leur production et elle leur sera bien payée au prix prévu par le contrat. C'est ce qu'a assuré lundi soir le patron de Lactalis à la présidente de la FNSEA. Par ailleurs le ministre de l'agriculture Stéphane Travert réunit ce mardi après-midi toute la filière du lait pour faire le point sur cette crise.

    Au Salon automobile de Detroit, le constructeur chinois GAC Motor annonce son arrivée sur le marché américain pour 2019

    De quoi faire frémir l'Amérique de Trump... C'est pourtant inéluctable selon les concurrents, car la Chine est aujourd'hui le premier producteur mondial de l'industrie automobile et a donc des ambitions à l’international. Gac Motors pourrait s'implanter aux Etats-Unis via un partenariat avec l'Américain Fiat Chrysler. Des rumeurs ont même évoqué le rachat de Fiat par ce constructeur, rumeur démentie par le principal intéressé.


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