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    A la Une: les prisons en ébullition

    Gardien de prison, Fresnes, le 11 janvier 2018. Stéphane de Sakutin/AFP

    « C’est une rentrée plutôt mouvementée pour la ministre de la Justice, constate Libération. Alors que Nicole Belloubet présentait hier ses vœux sous les ors de la Place Vendôme et dévoilait par la même occasion ses 'grands chantiers', des barricades se sont élevées un peu partout en France. Opération 'prison morte'. Les braseros, bûchers de pneus et feux de palettes, symboles des mouvements de surveillants pénitentiaires, ont fait leur apparition dès potron-minet devant les prisons à l’appel des syndicats. »

    Pour quoi ce mouvement de colère ? « Les mots 'malaise', 'mauvaises conditions de travail', 'manque de sécurité', 'fatigue', 'lassitude' tournent dans les discours et les communiqués des syndicats de gardiens de prison, relève Libération. En filigrane se dessine le portrait d’une profession en déshérence, où les taux de suicide sont 20 % plus élevés que la moyenne nationale. 'Nous demandons des effectifs en plus, indique un syndicaliste interrogé par le journal, ainsi qu’une augmentation des salaires et des primes, ce qui serait un 'signal fort'. Il précise qu’un surveillant avec dix ans d’ancienneté gagne autour de 1.600 euros par mois. En début de carrière, c’est plutôt 1.300-1.400 euros mensuels. 'On mérite plus au vu des missions qui nous sont confiées', s’agace-t-il. »

    Suractivité et surpopulation carcérale

    En effet, estime Libération dans son éditorial, « horaires extensibles, stress permanent, risques quotidiens, considération misérable, le tout pour une paie mince comme une vieille paillasse de cellule. On comprend, dans ces conditions, que le système carcéral ne soit pas le pays du maton calme. Effectifs, salaires, conditions de travail, formation, tout mérite d’être revu et amélioré. »

    Qui plus est, souligne encore Libération, « encore faut-il remonter à la principale source du mal : la surpopulation carcérale endémique, qui porte atteinte à la dignité de tous, prisonniers et surveillants réunis. Contrairement à une idée répandue, la justice française ne se distingue pas par son laxisme. Le nombre des détenus a doublé en trente ans, le code pénal s’accroît chaque année de nouvelles incriminations, les comparutions immédiates suivies de peine d’incarcération se multiplient. Du coup, dans certaines prisons, le taux d’occupation des cellules dépasse les 200 %. »

    Du coup, prévient L’Union, « le plan pénitentiaire global annoncé d’ici la fin février par Emmanuel Macron ne doit pas être un cataplasme sur une jambe de bois une fois l’effet d'annonce passé ! On a été habitués à des rapports soignés, à de grands discours et à de beaux engagements rapidement remis en cause par le gouvernement suivant, au rythme des alternances. La cohérence exigible fait défaut depuis longtemps et la situation n’a pas cessé de se dégrader avec des séquences récurrentes de crispations et d’indignations. »

    Juppé prend du recul

    A la Une également : Alain Juppé qui prend ses distances avec Les Républicains…

    « Alain Juppé ne paiera pas sa cotisation à LR en 2018 », titre Le Figaro. Mais surtout, pointe le journal, le maire de Bordeaux a indiqué vouloir prendre du « recul » vis-à-vis du parti en vue des européennes de 2019. « La composante centriste s’est détachée de LR, ce que je regrette », a justifié Alain Juppé, visant implicitement Laurent Wauquiez le nouveau patron des Républicains.

    Pour Le Figaro, « Juppé est désormais en marche vers Macron et divise la droite. » Vendredi dernier, rappelle le journal, déjà, « l’ex-Premier ministre confiait avoir 'peu de choses à redire' sur la politique européenne menée par Emmanuel Macron et allait même jusqu’à souhaiter la constitution 'd’un grand mouvement central' pour les élections européennes de 2019. »

    Finalement, relèvent Les Echos, rien que de très normal : « huit mois après la présidentielle, la droite poursuit son divorce au long cours et chacune des parties s’est déjà réengagée ailleurs. Les modérés partis ou sur le départ font le pari que l’avenir est du côté de Macron. (…) Les LR tendance Wauquiez font le calcul que la droite ne pourra se reconstruire qu’enfin délestée de ceux qui l’éloignent des préoccupations militantes, a fortiori quand la fragilisation de Marine Le Pen ouvre un champ du côté de l’électorat FN. »

    Logique, en effet, renchérit L’Est Républicain, « Alain Juppé se trouve bien plus proche de la ligne présidentielle que de celle des Républicains aujourd’hui incarnée par Laurent Wauquiez et penchant dangereusement du côté des thèses du FN. La liste des 'babys Juppé' figurant au gouvernement à des postes clés (Édouard Philippe et Gérald Darmanin) témoigne de cette communauté de vues. »

    La « zénitude » de la voiture électrique

    Enfin, à lire dans Le Monde, ce coup de projecteur sur « les adorateurs de l’électrique » De quoi s’agit-il ? Eh bien, il s’agit des conducteurs de voitures électriques. Ils sont contents, très contents même…

    « C’est dit, s’exclame Le Monde, ils ne reviendront jamais en arrière. Qu’on ne compte pas sur eux pour lâcher le volant de cette voiture qui file sans faire de bruit ni cracher de fumée et vous laisse d’un calme olympien dans les encombrements. Solliciter l’avis des conducteurs de voitures électriques, c’est déclencher en retour, constate Le Monde, un flot de témoignages d’affection pour un objet paré d’un charisme auquel l’automobile ne nous avait plus habitués depuis longtemps. Bien sûr, c’est le +côté militant+ qui a poussé certains à franchir le pas. Ou un calcul économique qui réduit le coût d’usage à 1,50 euro d’électricité aux 100 km et les amène souvent à rouler beaucoup plus qu’ils ne l’avaient prévu. Pourtant, ce que mettent d’abord en exergue les convertis à la voiture électrique, pointe le quotidien du soir, c’est le rapport particulier, autant physique que psychique, noué avec leur véhicule. »

    En effet, relève Le Monde, il y a l’absence de bruit mais aussi le plaisir de conduire : « côté face, la vivacité qu’offre un moteur à couple constant, capable d’accélérer en un éclair et de répondre sans délai à la moindre sollicitation de la pédale d’accélérateur. Et côté pile, la révélation d’un 'formidable antistress dans les embouteillages, une source de zénitude'. »

    D’après une étude d’un cabinet britannique dévoilée ce matin par Le Parisien, en 2030, il y aura moins de voitures en circulation dans le monde, et notamment en Europe. Principalement en raison de l’auto-partage. Et plus de la moitié des véhicules alors en circulation seront… électriques.

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