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    BlackRock, le financier qui veut le bien de l’humanité ?

    Laurence Fink (centre), le président de BlackRock lors des Wilson Awards. Wilson Center/wikimedia.org

    Laurence Fink, le président de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, exhorte les entreprises américaines à agir pour le bien commun. Une injonction inhabituelle de la part d’un acteur orienté sur la rentabilité de ses placements.

    Dans une belle lettre dont le contenu a été éventé par le New York Times, Laurence Fink se fait très précis : il demande aux entreprises américaines de contribuer au bien être de leurs salariés, de leurs clients, des communautés dans lesquelles elles évoluent. On dirait la parole d’un évangéliste. Et pourtant c’est un financier de haut vol qui s’exprime. Son fonds pèse aujourd’hui 6 000 milliards de dollars. De l’argent qu’on lui confie pour qu’il le fasse fructifier, en le plaçant à travers plusieurs centaines de supports d’investissements. Quand l’un de ces supports achète les actions d’une entreprise, c’est d’abord le rendement qui est recherché.

    Pourquoi donc ce soudain intérêt pour le bien public ?

    C’est un démocrate, il a été l’un des soutiens de Barack Obama. Mais ici ce n’est pas la politique qui l’anime, mais bien le sens des affaires. Laurence Fink s’est saisi d’un sujet de préoccupation partagé par un nombre grandissant d’investisseurs. Pour eux, une entreprise qui rapporte des dividendes, c’est bien, si c’est durable c’est mieux. Et pour cela, il faut prendre en considération tout l’environnement dans lequel elle prospère.

    Car ces investisseurs placent des capitaux sur le long terme.

    Pour financer les retraites par exemple. Ils veulent donc s’assurer qu’ils font des placements de bon père de famille. D'où ces exigences sur des sujets en général défendus par des ONG ou des syndicats. Il y a quelques jours le fonds de pension des enseignants californiens a ainsi sommé Apple de s'intéresser aux effets nocifs que cause l’usage excessif des I phone sur les enfants. Le fonds Jana s'est associé à cette alerte. Un choix à priori étonnant de la part d'un fonds dit activiste, c’est-à-dire qui entre dans le capital d’une entreprise pour la rendre plus profitable en la contraignant à réduire ses coûts par tous les moyens. L'investissement responsable est-il devenu un créneau juteux ? Jana s’apprêterait à lancer un fonds dédié aux entreprises citoyennes. Avec le soutien du chanteur Sting.

    Au-delà de la communication, les injonctions des investisseurs donnent-elles des résultats concrets ?

    Blackrock s’en donne les moyens et annonce qu’il va doubler les effectifs chargés de contrôler la gouvernance des entreprises. Dans le passé récent, il a réussi à faire plier le pétrolier Exxon afin qu'il communique enfin sur sa façon de prendre en compte le risque climatique. Un pas énorme pour une compagnie qui jusqu’alors ignorait le réchauffement. Quant à Jana et au fonds de pension californien, ils ne détiennent que 0,2% du capital d’Apple, mais avec le buzz ils ont déjà marqué des points.

    Les entreprises européennes sont-elles concernées par ces nouvelles exigences ?

    Les compagnies d'assurance, les banques françaises notamment sont déjà vigilantes sur l'impact sur le climat des investissements qu'elles financent. Elles seront certainement sensibles au message de BlackRock. Car cet investisseur est partout dans le monde, notamment à la bourse de Paris. Avec le fonds souverain norvégien, lui aussi très à cheval sur l’éthique, c’est l’un des acteurs les plus présents dans le CAC 40. Un poids qui se traduit souvent par un effet d’entrainement.

    ⇒ En bref

    En France le fisc réclame 2 milliards 200 millions d'euros à la Société générale révèle ce matin Le Canard Enchainé

    Ce redressement fiscal c'est un peu le solde de l'affaire Kerviel. Quand le scandale éclate, la banque française obtient un crédit d'impôt pour faire face aux lourdes pertes provoquées par son trader. Mais en septembre 2016 la justice a estimé en appel que la banque n'avait pas contrôlé suffisamment les activités du fautif, et qu'elle avait donc une part de responsabilité dans la fraude dont elle a été victime.

    Rien ne va plus pour le bitcoin: il s'est rapproché hier de la barre des 10 000 dollars

    La monnaie cryptée en valait le double, 20 000 dollars avant Noël. Le recul du bitcoin et de la plupart de ses clones s'expliqueraient par les mesures d'interdiction d'échange ou de minage en discussion actuellement en Corée du Sud et en Chine.

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