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    Saint-Féliu-d’Avall, une commune toujours sous le choc

    Sur les lieux de l’accident, le passage à niveau 25, des fleurs et quelques mots rendent hommage aux victimes. RFI/William de Lesseux

    La collision entre un TER et un bus scolaire a fait six morts début décembre. Les collégiens étaient tous originaires de la commune de Saint-Féliu-d’Avall. Ses habitants, un mois plus tard, sont en deuil.

    Drapeaux en berne, volets roulants fermés pour masquer les fenêtres. C’est le visage du collège Christian Bourquin de Millas, où étaient scolarisées les six victimes de l’accident. Un mois jour pour jour après le drame, l’établissement est en deuil.

    Il est 8 heures 15 ce matin, les élèves rentrent en cours. Mais ils ont « pour consigne » de ne pas évoquer le drame et leurs liens avec leurs camarades avec les journalistes, explique un membre de la direction du collège.

    « On n’est pas bien, et c’est un ressenti profond »

    Dans le bus scolaire, jeudi 14 décembre, les douze collégiens venaient de la commune voisine, Saint-Féliu-d’Avall, 3000 habitants. Tous semblent se connaître dans ce village, entre Perpignan et les Pyrénées. « On croise des mamans, des grands-mères qui n’osent pas parler », confie cette habitante de longue date de la commune. « Nous-mêmes, on le ressent, nos enfants jouaient ensemble. On n’est pas bien, et c’est un ressenti profond. »

    La grand-rue de Millas, quasiment déserte ce lundi 15 janvier en matinée. RFI/William de Lesseux

    Le village vit au ralenti. Seuls quelques passants viennent dans les commerces ou au marché ce matin de semaine. Rachel Delpech tient la boulangerie du centre-ville et s’efforce d’écouter les habitants. « Ils en ont besoin. Chaque jour j’ai des clients qui veulent des nouvelles des enfants à l’hôpital, par exemple » explique la commerçante. Tous les collégiens blessés lors de l’accident ont quitté les services de réanimation des hôpitaux de Perpignan et Toulouse début janvier.

    La pétition divise

    L’enquête se poursuit et piétine. Les témoignages sont contradictoires… Une pétition sur les réseaux sociaux soutient la version de la conductrice du bus, mise en examen pour « homicides involontaires et blessures par imprudence ». Elle a été signée par 60 000 personnes.

    Pour elle, les barrières du passage à niveau étaient levées avant la collision avec le train, contrairement à ce qu’affirme la SNCF dans un rapport, cité par l’avocate d’une partie des victimes. Dans le village, le sujet est sensible. « À ce stade, rien ne permet d’affirmer quoi que ce soit, assure un habitant. J’ai vu cette pétition sur Facebook, mais je ne l’ai pas signée. »

    Polémique avec la Croix-Rouge

    Prudence donc, car le village est toujours « sous le choc » pour le maire, Robert Taillant. Il était en première ligne il y a un mois. Désormais, il faut organiser les dons et l’assistance pour les familles des victimes, avec la Croix-Rouge. L’organisme s’occupe de collecter les fonds. « Avec eux, on ne peut pas dire que ça se passe bien », déplore le maire. « On m’a expliqué que les fonds appartenaient à la Croix-Rouge, et donc nous étions assujettis à des obligations sans pouvoir répartir correctement les dons. »

    Il participait aux commissions de répartitions des dons, mais il a décidé de démissionner. Interrogée, la Croix-Rouge n’a pas souhaité fournir le montant total des dons avant la clôture de la campagne et s’est dite « surprise » par la démission du maire, dont l’organisme n’avait pas connaissance. Pour couvrir les frais d’obsèques, les familles des victimes ont déjà reçu 4 000 euros.

    Pour l’heure, « le village se relèvera d’un tel drame », assure Robert Taillant, « mais il faudra du temps. Chaque Noël ou Nouvel An risque d’être très douloureux pour nous et surtout pour les familles. »


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