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    Les Italiens réclament un contrôle très sévère des migrants

    Pozzallo, situé au sud de la Sicile, a accueilli plus de 50000 migrants en 2017. Giovanni Isolino / AFP

    En vue des élections législatives du 4 mars, les instituts de sondage s’accordent au moins sur un point : un bon tiers des électeurs réclame des mesures drastiques pour contrôler les flux migratoires. Les coalitions ou partis, toutes tendances politiques confondues, exploitent donc ce thème, non sans dérapages inquiétants de la part de certains candidats.

    avec notre corrrespondante à Rome,

    Un candidat membre de la Ligue de Matteo Salvini a été jusqu’à déclarer que les Italiens doivent faire un choix radical pour l’avenir de leur pays. Ce candidat s’appelle Attilio Fontana et aspire à devenir le prochain gouverneur de la Lombardie. Des élections régionales se tiendront en effet en Lombardie, et dans le Latium le 4 mars, le même jour que les législatives.

    Interviewé par « Radio Padania », Matteo Salvini déclare : « On ne peut pas accepter tous les migrants. Il faut faire des choix : décider si notre ethnie, notre race, notre société doivent continuer à exister ou si elles doivent disparaître ». Évidement, ses déclarations ont suscité la polémique. D’autant plus dans un pays qui n’a pas oublié les lois raciales proclamées par Mussolini en 1938. Le candidat xénophobe s’est alors vaguement excusé, parlant de « lapsus ». Mais il a ensuite confirmé que, d’après lui, l’Italie est menacée par le nombre excessif de migrants et réfugiés, présents sur son sol.

    Moins d'arrivée de migrants en 2017

    Et pourtant la politique musclée du ministre de l’Intérieur, Marco Minniti, a permis de réduire sensiblement le nombre d’arrivées de migrants en 2017.

    Grâce aux accords logistiques et financiers entre Rome et Tripoli - soutenus par l’Union européenne- le nombre de migrants arrivés en Italie, via la Libye, a diminué de près de 35 % en 2017, par rapport à 2016. Et même si 1400 personnes ont été secourues au large de la Libye, dans la seule journée du 16 janvier, parler d’ «envahissement» apparaît incongru.

    Mais dans la course électorale, les partis de droite se montrent très intransigeants. Le Mouvement 5 Etoiles, qui ne se veut « ni de droite ni de gauche », indique dans son programme « l’objectif zéro débarquement ». Et le centre gauche, emmené par Matteo Renzi, chef du Parti démocrate, est prudent. Il est question d’augmenter les aides aux pays africains, de poursuivre les accords avec la Libye... Et, parallèlement d’améliorer les politiques d'accueil et d’intégration « pour ceux qui fuient guerres et persécutions ». Mais pas pour les migrants dits « économiques ».

    Une Italie solidaire

    Vu de l’étranger, l'image de l'Italie est celle d'un pays qui sait se montrer solidaire, de citoyens très sensibilisés par le sort des plus démunis. Il est indéniable que les Italiens savent faire preuve de solidarité. Mais désormais, c’est essentiellement dans l’urgence. Ils sont à la fois influencés par les cris d’alarme catastrophiques sur le poids et le coût des migrants qui ont été lancés en direction de Bruxelles.

    Notamment par Matteo Renzi. Et très craintifs face à l’avenir, en particulier celui des jeunes, parce qu’ils ne sentent absolument pas les effets d’une certaine reprise économique. D’après les instituts de sondage, pour plus de 45 % des électeurs, c’est l’amélioration qualité de vie, la protection sociale et l’emploi pour les Italiens qui comptent plus que tout. L’Italie de 2018 a clairement tendance à regarder le verre plutôt à moitié vide qu’à moitié plein. Et à rentrer dans sa coquille.


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