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    Des économistes allemands et français imaginent ensemble le futur de la zone euro

    Après deux ans de récession, la zone euro fait un timide retour vers la croissance. REUTERS/Ralph Orlowski

    Comment rendre la zone euro plus sûre en cas de nouvelle crise financière ? Une équipe franco-allemande composée de quatorze économistes de renom vient de faire une série de propositions, à la disposition des gouvernants.

    Au moment où le couple Macron-Merkel est paralysé par l’absence de gouvernement à Berlin, ces travaux ont un premier mérite : ils démontrent qu'il y a un pont entre les deux pays souvent très éloignés en matière de politique économique. D'autant plus que les signataires sont des experts très proches des partis de gouvernement en France. Du côté des Français, citons Jean Pisani-Ferry, le concepteur du programme du candidat Macron, Philippe Martin, qui vient d’être nommé à la tête du Conseil d’analyse économique, un organe rattaché à Matignon. Et du côté allemand, Clément Fuest, un croisé de l’orthodoxie budgétaire chère à la CDU à l’unisson avec le keynésien Marcel Fratzscher qui inspire les sociaux-démocrates.

    Pour sortir de l'impasse, ils proposent même de briser des tabous: exit la règle des 3% de déficit budgétaire.

    Les autorisations de déficit seraient modulables, l’essentiel étant de ne pas avoir des dépenses qui progressent plus vite que la croissance tout en conservant un objectif de réduction de la dette. Un dispositif plus lisible et qui fait appel à la responsabilité de chacun des Etats membres. Autre nouveauté en matière de discipline budgétaire: la fin des sanctions financières en cas de dépassement, des menaces hypocrites parce qu’elles sont souvent brandies, mais jamais appliquées. Un Etat pourrait même creuser son déficit en cas de besoin mais en empruntant à un taux beaucoup plus élevé propose Philippe Martin. En revanche le budget européen cher à Emmanuel Macron a été mis de côté, le sujet n'étant pas mûr politiquement.

    En matière de solidarité, cette équipe franco-allemande propose un nouveau fonds de secours à activer en cas de crise.

    Là aussi c'est la réactivité et la souplesse qui est privilégiée. L'actuel Mécanisme européen de solidarité est déclenché seulement quand le pays est devenu insolvable, c'est-à-dire bien tard. En cas de récession, de brusque hausse du chômage ce fonds de secours fournirait un soutien temporaire pour sortir plus vite d’un mauvais pas sans toucher aux dépenses d’investissement ou de couverture chômage du pays en difficulté.

    Et si la crise survient quand même et déclenche une panique bancaire, ils proposent une garantie européenne des dépôts.

    C'est une protection contre le risque de contamination à l’économie réelle. Cela permet aussi de transférer sur la zone monétaire une charge qu'un Etat en crise est souvent incapable d'assumer. On l'a vu à Chypre les comptes des particuliers ont été partiellement saisis par leur gouvernement en échange d'une aide européenne. Les économistes français et allemands souhaitent aussi que les banques s'engagent à diversifier leur placement en dette souveraine. La maladie des banques grecques, tout comme celle des banques italiennes, c’est l’excès d’obligations nationales, quand la dette qui plombe leur portefeuille est malmenée sur les marchés, elle les entraîne avec elle vers le fond et menace là encore de mettre à l’arrêt toute l’économie d’un pays.

    Angela Merkel vient demain à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron, ils vont discuter rénovation de la zone euro sur la base de ces travaux ?

    Pourquoi pas? Ces économistes ont l'oreille des gouvernants, ils ont aussi présenté le fruit de leurs recherches à Bruxelles. Il faut maintenant que cela infuse. D'après eux les grandes lignes de la réforme de la zone euro pourraient être fixées avant la fin de l'année. Mais tout dépend encore du futur gouvernement allemand et de celui de l’Italie.

    ⇒ En bref,

    Aux Etats-Unis la réforme fiscale commence à porter ses fruits: Apple s'apprête à règler une ardoise de 38 milliards de dollars.

    Un montant record du au titre de l'impôt sur les bénéfices. Dans le cadre de la réforme cet impôt a été minoré pour tous les groupes américains qui acceptent de rapatrier au plus vite les bénéfices engrangés à l'étranger. La firme à la pomme s'est aussi engagée à investir des milliards de dollars dans un nouveau campus. Donald Trump applaudit.

    Cette pluie de recette fiscale est bienvenue mais pas suffisante pour boucler le budget 2018 de l'Etat.

    Les Etats-Unis sont à nouveau menacés de « shut down », la fermeture de l'administration faute de financement en cas d'échec des discussions budgétaires qui ont repris hier au congrès. Les parlementaires ont jusqu'à vendredi soir pour se mettre d'accord. Les démocrates jouent la montre et monnaie leur vote contre des garanties sur le sort des jeunes illégaux, les jeunes dreamers menacés d'expulsion par l'administration Trump.

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