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    Le président serbe au Kosovo dans un contexte compliqué

    Le président serbe Aleksandar Vučić en conférence de presse à Belgrade, le 15 juin 2017. AFP/Oliver Bunic

    Le président serbe Aleksandar Vučić a décidé de se rendre ce 20 janvier dans un Kosovo toujours sous le choc après le meurtre d’Oliver Ivanović, le dirigeant serbe d’opposition, assassiné mardi à Mitrovica.

    Le président serbe doit se rendre à 10h30 au monastère de Banjska, puis rencontre à la mi-journée les principales figures politiques serbes du nord du Kosovo à l’université de Mitrovica. Il se rendra ensuite à Laplje Selo, un village serbe enclavé dans le centre du Kosovo, où il doit « dialoguer avec le peuple » dans le bâtiment de la maison de la Culture, une initiative qui fait immanquablement penser à celle de Milošević, qui était également venu rencontrer le « peuple serbe » du Kosovo, dans la maison de la Culture de Kosovo Polje, à quelques kilomètres de là. Même si cela ne figure pas au programme officiel, Aleksandar Vučić devrait également déposer une gerbe devant le bureau de l’Initiative citoyenne liberté, démocratie, justice, là même où Oliver Ivanović a été assassiné mardi matin, un geste qui pourrait provoquer de vives controverses, alors que les auteurs et les commanditaires du crime sont toujours inconnus.

    L’enquête avance, selon la police du Kosovo

    La police du Kosovo, qui a refusé toute immixtion de celle de Serbie, annonce que l’enquête avance. Elle a en effet identifié le véhicule utilisé par les tueurs, dont le dernier propriétaire connu résidait en Serbie. Alors que Belgrade veut voir la main d’hypothétiques « terroristes albanais », les indices actuellement disponibles pointent plutôt celle des groupes criminels serbes qui pullulent dans le nord du Kosovo. Or, tous ces groupes sont aujourd’hui plus ou moins étroitement contrôlés par le gouvernement de Belgrade et son relais politique local, la liste Srpska, qui contrôle d’une main de fer toutes les enclaves serbes du Kosovo. Ces derniers mois, Oliver Ivanović, qui faisait figure d’ultime opposant à la mainmise de la liste Srpska, avait été victime de multiples pressions et tentatives d’intimidation. En juillet dernier, sa voiture avait été incendiée par des inconnus et, lors des élections locales d’octobre dernier, les médias proches d’Aleksandar Vučić, notamment la télévision Pink, le désignaient explicitement comme un « traître » et un « collaborateur des Albanais ».

    Un impact imprévisible sur les relations entre le Kosovo et la Serbie ?

    Il est encore difficile d’évaluer l’impact qu’aura le meurtre d’Oliver Ivanović sur les relations, déjà compliquées entre le Kosovo et la Serbie. Mais dans l’immédiat, le « dialogue » poussivement mené entre Belgrade et Pristina sous l’égide de l’Union européenne est suspendu sine die. En réalité, les deux parties, qui se trouvent confrontées à des échéances difficiles, peuvent trouver intérêt à une montée des tensions qui bloquerait ce processus, au moins pour un temps. Pour la Serbie, l’enjeu est de plus en plus clairement celui d’une reconnaissance de fait de l’indépendance proclamée voici bientôt dix ans par le Kosovo, tandis que Pristina doit accepter la création d’une Association des communes serbes, ce qui reviendrait à accorder une autonomie territoriale à la minorité serbe. Personne ne veut franchir ce pas délicat, d’autant que la classe politique vit dans l’attente des premières inculpations prononcées par le nouveau Tribunal spécial pour les crimes de guerre commis au Kosovo entre 1998 et 2000. Ces inculpations pourraient en effet frapper les plus hauts responsables politiques actuels du Kosovo. Détourner l’attention de la communauté internationale par un nouveau regain de tensions peut donc être vu par les deux camps comme une bonne stratégie de court terme.


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