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    Le «shutdown» menace de paralyser l’Amérique

    Donald Trump, le 19 janvier 2018. REUTERS/Carlos Barria

    Aux Etats-Unis les sénateurs n’ont pas réussi à trouver un accord intermédiaire sur le vote du budget 2018. D’où le « shutdown », la fermeture de l’administration fédérale appliquée depuis samedi. Avec quel coût pour l’économie ?

    A l’heure de l’écriture de ces lignes, c’est-à-dire le 22 janvier 2018, l’impact est quasiment nul. L’activité économique étant déjà au ralenti en raison du week-end. Excepté la fermeture de la statue de la liberté à New York qui a gêné les touristes et fait perdre quelques dollars au quartier de State Island, il n’y a pas eu de signes tangibles de paralysie. Les services essentiels, la santé, la police, le trafic aérien sont toujours assurés en cas de « shutdown ». En revanche, ce matin, des centaines de milliers d’employés fédéraux resteront chez eux et cela commencera à avoir une incidence directe sur la vie des citoyens américains et sur celle des entreprises.

    Les entreprises qui travaillent pour l’Etat sont les plus touchées

    Les travaux qu’elles sont en train de réaliser ou les services qu’elles effectuent pour le compte de l’Etat sont de fait suspendus. Sont aussi pénalisées les entreprises qui importent ou exportent, des actes qui exigent un accord ou un coup de tampon de l’administration. Idem pour les emprunts immobiliers, il nécessite le feu vert du service équivalent aux hypothèques. Les voyages enfin vont pâtir de cette fermeture de l’administration parce que les services délivrant les visas et des passeports seront en souffrance.

    Le coût du « shutdown » déjà estimé

    Les conseillers économiques de Donald Trump estiment qu’une semaine de blocage coutera 0,2% de croissance à l’économie américaine. Les sénateurs se retrouvent à la mi-journée au capitole et essaient de trouver une majorité de 60 élus pour voter un nouveau délai permettant au Congrès de poursuivre son examen du budget 2018. S’ils y parviennent l’administration américaine repartira et tout le monde poussera un ouf de soulagement, car les précédents ont démontré à quel point l’arrêt de la machine étatique pouvait être nuisible à l’économie.

    En 2013 sous la présidence de Barack Obama le « shutdown » a duré 16 jours

    Le « shutdown » de 2013 avait coûté 20 milliards de dollars, un demi-point de croissance en moins au quatrième trimestre. Avec un repli de la consommation, parce que cela entame la confiance et bien sûr parce que les salaires des fonctionnaires ne sont pas versés à temps. Autre moins-value pour l’Etat: la baisse des rentrées fiscales. Et la baisse des recettes émanant des parcs nationaux ou des musées concernés. Et puis même si 850 000 fonctionnaires se sont retrouvés au chômage technique, il a fallu tout de même verser les salaires une fois les vannes rouvertes, l’Etat leur a fait cadeau de quinze jours de vacances forcées. Sans compter les charges supplémentaires : les indemnités réclamées par les entreprises pour les retards de paiement.

    La Bourse n’a pas l’air très inquiète pour le moment

    Les marchés ouverts samedi sont restés indifférents à l’entrée en vigueur du « shutdown ». En revanche s’il s’installe, ils pourraient accuser le coup. Le précédent des années 95/96, cette fois sous la présidence de Bill Clinton, avaient fait perdre 5% à la Bourse. A cause de l’impact psychologique négatif de cette parenthèse de deux fois quinze jours, mais aussi parce que les marchés devront agir sans leur boussole habituelle, c’est-à-dire sans toutes les statistiques sur l’emploi, la croissance, l’inflation fournies par l’administration.

     

    EN BREF

    Le laboratoire français Sanofi s’offre une pépite américaine spécialisée dans le traitement de l’hémophilie. L’acquisition de Bioverativ lui coûtera 11 milliards et demi de dollar. Cette opération doit aider le groupe à relever la barre sur son premier marché. Sanofi est en difficulté aux Etats-Unis à cause du déremboursement de son produit vedette contre le diabète.

    Facebook annonce des investissements tous azimuts en Europe dans la formation et la recherche. La France fait partie des pays bénéficiaires. Le premier réseau social au monde soigne son image sur un continent où il est de plus en plus critiqué: pour l’optimisation fiscale mais aussi à cause des fausses informations et des campagnes nauséabondes qu’il laisse circulent sur son réseau. La directrice Sheryl Sandberg sera aujourd’hui à Versailles au sommet de l’attractivité organisé par le président Macron ; 400 grands patrons y sont invités.


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