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    A la Une: George Weah officiellement président

    George Weah et son épouse Clar à Monrovia le 22 janvier 2018. REUTERS/Thierry Gouegnon

    Ellen Johnson Sirleaf aux côtés de George Weah pour la passation de pouvoir ; la présidente sortante qui cède le flambeau au président élu : la photo est à la Une de la presse libérienne et d’une grande partie de la presse ouest-africaine.

    Le Daily Observer à Monrovia a retenu ce passage du discours d’investiture de George Weah : « il est temps de placer l’intérêt de notre peuple au-dessus de nos propres intérêts égoïstes. Il est temps d’être honnête avec notre peuple. Bien que la corruption soit une habitude chez nous, nous devons y mettre un terme. Nous devons payer aux fonctionnaires un salaire décent, afin que la corruption ne soit pas une excuse pour prendre ce qui ne leur appartient pas. »

    En effet, commente Le Daily Observer, « ce sera le plus grand test du président Weah, aussi simple et insignifiant que cela puisse paraître. » Il est vrai, poursuit le quotidien libérien que « la corruption a gangréné et continue de gangréner la nation. Déjà, lorsque la présidente Sirleaf a pris ses fonctions en 2005, elle avait proclamé un engagement solennel de traiter la corruption comme l’ennemi public numéro un. Douze ans plus tard, la corruption est devenue encore plus enracinée que jamais, constate le journal, et l’engagement ferme de lutter contre elle et de la traiter comme l’ennemi public numéro un ne s’est jamais concrétisé. »

    Une partie de longue haleine…

    Plus largement, le Ballon d’Or 95  va devoir jouer le match le plus difficile de sa carrière, pointe Wakat Sera au Burkina : « une compétition de 5 ans contre la corruption, le chômage, les démons en somnolence de la guerre civile, mais surtout une compétition pour le mieux-être de supporters et d’adversaires, en quête d’un nouvel envol de leur pays pour des victoires éclatantes. (…) C’est inéluctable, dans ce nouveau match, poursuit Wakat Sera, Mister President aura besoin des stratégies de Mister George pour aller à l’assaut des difficultés d’un pays certes remis quelque peu sur les rails de la paix par Ellen Johnson Sirleaf, mais qui a encore besoin de la confiance des investisseurs, qu’ils soient locaux et surtout étrangers, pour appliquer une thérapie de choc à une économie anémiée. Pour George, le Ballon d’Or de la bonne gouvernance sera peut-être plus difficile, mais pas impossible à conquérir. Le match est lancé, et ne connaîtra peut-être pas de mi-temps. »

    D’autant, souligne L’Observateur Paalga, que George Weah « doit constamment avoir à l’esprit ces chiffres qui en disent long sur l’énormité de la tâche qui l’attend : environ 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et moins de 2% ont accès à l’électricité, 80% des jeunes vivent d’emplois précaires, seulement 25% de la population a accès à l’eau potable dans ce pays classé 177e sur 188 selon l’indice de développement humain du PNUD. Et que dire, poursuit L’Observateur, si on ajoute à ces ratios à vous saper le moral, l’indigence endémique en matière d’infrastructures routières, sanitaires et scolaires ? Après avoir chaussé des crampons et fait rêver des millions de fans, le moment est donc venu pour George Weah de se retrousser les manches pour ne pas décevoir les très nombreux espoirs nés de son avènement au pouvoir. Good luck (bonne chance), Mr President ! »

    Le Liberia enraciné dans la démocratie

    En tout cas, s’il y a au moins signe positif dans le pays, c’est l’enracinement de la démocratie… C’est du moins l’analyse de Christopher Fomunyoh, directeur Afrique du National Democratic Institute, interrogé par Le Monde Afrique. « Avec l’arrivée de George Weah, c’est la toute première fois dans l’histoire du Liberia qu’un président démocratiquement élu au suffrage universel cède la place à un autre président démocratiquement élu au suffrage universel. La démocratie s’enracine au Liberia. Par exemple, pointe Christopher Fomunyoh, les services de sécurité libériens ont eu, pour la première fois, l’entière responsabilité de sécuriser le processus électoral qu’ils partageaient lors des précédents scrutins avec la mission de maintien de la paix des Nations Unies. Ils ont assumé leur rôle avec brio et en respectant les droits et libertés des citoyens. Les partis politiques ont également largement contribué à la dignité du processus électoral, en menant une campagne sans incitation à la haine ni à la violence. La société civile et les associations féminines ont mené des actions de sensibilisation pour que le scrutin se passe bien. Bref, conclut le directeur Afrique du National Democratic Institute, mention très bien aux Libériens et à leurs leaders politiques et civiques. »

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