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    L’euro trop fort, le nouveau problème de la BCE

    Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi, lors d'une conférence de presse à Francfort, le 3 septembre 2015. REUTERS/Ralph Orlowski

    L’euro grimpe toujours plus haut face au dollar. Un nouveau casse-tête à résoudre pour la Banque centrale européenne, au menu du conseil des gouverneurs prévu ce jeudi 25 janvier à Francfort.

    La croissance est de retour dans la zone euro, le moral des entrepreneurs regonflé à bloc, en grande partie grâce à l’action du gardien de la monnaie unique Mario Draghi. Normal donc, que l'euro remonte, une monnaie forte reflète une économie forte. Cette poussée de l'euro, c'est ce qui préoccupe les gouverneurs de la Banque centrale européenne. Cela peut freiner la croissance et donc empêcher la BCE de sortir en douceur de son programme de soutien à l'économie. En un an l'euro a gagné 15% face au dollar. On est maintenant autour de 1 dollar 24 contre un euro, c’est encore gérable, mais si le taux monte à 1.30, ce sera l'alerte générale en zone euro.

    Hier à Davos, le secrétaire américain au Trésor a jeté de l'huile sur le feu en se réjouissant de l'actuelle faiblesse du billet vert

    Une faiblesse d'ailleurs pas facile à comprendre puisque l'économie américaine elle aussi vrombit. Toujours est-il que ces déclarations tout à fait inhabituelles de la part du responsable des finances publiques de la première économie du monde ont plombé un peu plus la devise américaine et mécaniquement renforcé l’euro. Steven Mnuchin a en fait préparé les esprits à la nouvelle doctrine américaine. America First, l’Amérique d’abord, que Donald Trump devrait décliner sur tous les tons demain au Forum économique mondial. Les Américains veulent désormais un dollar faible parce que c’est bon pour leurs exportations. Tant pis pour les autres. Une nouvelle illustration du principe américain « le dollar c’est notre monnaie et c’est votre problème ».

    Les exportations américaines bénéficient donc de la faiblesse du dollar tandis que celles des européens vont pâtir de la vigueur de l’euro

    Quand l’euro monte, les exportations deviennent plus chères, donc moins compétitives. C’est le cauchemar permanent des industriels français, et c'est là qu'il y a une menace pour la croissance. En contrepartie, un euro fort c'est aussi des importations moins chères. Des prix plus bas et donc plus de consommation. Mais cela n’arrange pas du tout le gardien de l’euro, car une baisse généralisée des prix quand on cherche à ranimer l’inflation, cela fait mal. Or le mandat officiel de la BCE est de maintenir un peu d’inflation, autour de 2%, juste assez de pression pour pousser les salaires vers le haut et dynamiser la croissance. Tant que ces 2% resteront introuvables, le gardien de l’euro se sent obligé de maintenir la relance monétaire.

    Et que peut faire la BCE pour faire baisser l’euro ?

    Et bien justement pas grand-chose, c’est là son drame. D’abord parce que la surveillance du taux de change ne fait pas partie de ses missions. Et puis surtout parce que quoique qu'il dise, Mario Draghi sait que cela ne peut qu'empirer la situation. Quand il célèbre la bonne santé retrouvée de la zone, et laisse entendre qu’il veut réduire la relance monétaire, cela fait remonter l’euro, et dans la foulée réapparait le spectre de la déflation. La BCE est alors contrainte de remettre à plus tard la fin de son programme d’assouplissement monétaire. Comment sortir de cette impasse? C'est le casse-tête du moment. Il faudra soigneusement écouter la conférence de presse de Mario Draghi ce jeudi après-midi, comme d'habitude il va essayer de trouver la formule magique pour faire passer son message.

    ⇒ En bref,

    L'économie sud-coréenne a bondi de plus de 3% en 2017

    +3,1% de croissance, c'est un très bon cru pour le tigre asiatique, qui est aujourd'hui 11ème au classement mondial en termes de produit intérieur brut. La consommation, les investissements ont porté cette croissance. Et bien sûr, les exportations de ses produits technologiques y ont aussi contribué.

    La Française des Jeux, ça peut rapporter gros :

    Surtout à l'Etat, son principal actionnaire. Les ventes de la société nationale du loto ont grimpé de 5,7% en 2017, grâce au billet numérique. L'entreprise présente donc une vitrine plutôt alléchante pour la privatisation partielle qui se prépare.

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