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    Vers un règlement dans la querelle entre Athènes et Skopje sur la «Macédoine»?

    Thessalonique (Grèce), le 21 janvier 2018: plus de 90.000 opposants au maintien du mot «Macédoine» dans le futur nom officiel de ce pays manifestent. REUTERS/Alexandros Avramidis

    Mercredi 24 janvier, en marge du forum de Davos, les chefs de gouvernement grec et macédonien se sont rencontrés pour poursuivre le dialogue sur le « conflit du nom ». Une première à ce niveau depuis sept ans, quelques jours après une manifestation monstre à Thessalonique pour dénoncer « le bradage de la Macédoine ». Décryptage avec notre correspondant à Skopje.

    Depuis l'arrivée au pouvoir en Macédoine des sociaux-démocrates du Premier ministre Zoran Zaev, au printemps 2017, des canaux de communication ont été rouverts avec Athènes. À Davos, les deux parties se sont même entendues pour faire des concessions. Le Premier ministre macédonien a annoncé que l'aéroport de Skopje et la principale autoroute du pays, tous deux appelés Alexandre le Grand, seraient bientôt renommés.

    De son côté, Alexis Tsipras, a confirmé son intention de soutenir son voisin du nord dans le processus d’intégration euro-atlantique. Une détente qui tranche avec les manifestations qui se sont déroulées quelques jours plus tôt à Thessalonique, la grande ville de la Macédoine grecque où 100.000 personnes ont dénoncé « le bradage de la Macédoine ». La « question du nom » agite aussi les voisins bulgares : le ministre de la Défense de Sofia, Krasimir Karakachanov, a accusé la Grèce « d'usurper » le nom de Macédoine et il affirme se tenir « aux côtés de ses frères macédoniens ». Pour les nationalistes bulgares, la Macédoine n'est en effet qu'une partie de la Bulgarie.

    Aux origines du conflit entre la Grèce et la Macédoine

    Depuis l'indépendance de Skopje, en 1991, avec l'implosion de la Yougoslavie, c'est le nom même de ce petit pays d'à peine plus d'1,5 millions d'habitants qui pose problème pour le voisin grec, dont l'une des régions s'appelle aussi Macédoine. C'est notamment en raison du véto grec que Skopje est toujours bloqué à la porte de l'Otan et à celle de l'Union européenne. Athènes revendique l'héritage antique d'Alexandre le Grand, que les Macédoniens considèrent comme l'un de leurs ancêtres et dont la mémoire fantasmée était cette dernière décennie déclinée sous toute ses formes par le gouvernement nationaliste du VMRO-DPMNE à Skopje. Ce dernier a perdu les législatives après dix ans d'un règne autoritaire, mais les statues monumentales d'Alexandre et de son père Philippe trônent toujours dans le centre de la capitale macédonienne.  

    Pour sortir de l'impasse, il faudrait donc que la Macédoine change de nom...

    Le Premier ministre Zoran Zaev doit d'ailleurs présenter ce samedi aux responsables des partis politiques macédoniens les propositions de Matthew Nimitz, le médiateur de l'ONU.

    Plusieurs hypothèses sont sur la table : République de Macédoine du Nord ? Ou République de Macédoine du Vardar, du nom de la rivière qui traverse Skope ? Ou encore République de Haute Macédoine ? Personne ne sait encore quelles seront les noms proposés, mais une chose est certaine : les citoyens macédoniens seront invités à choisir lors d'un référendum et il y a peu de chances pour que ces derniers soient enthousiastes pour changer le nom de leur pays. Le gouvernement de Zoran Zaev, qui dispose d'une majorité parlementaire extrêmement précaire, n'a donc qu'une marge de manœuvre très faible, et le débat sur le nom de la Macédoine pourrait faire les affaires des nationalistes VMRO-DPMNE.

    La question devrait donc agiter la région pour de longs mois encore.

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