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    Bolloré: les poursuites et le bâillon

    Le groupe Bolloré Africa Logistics est incontournable sur le continent africain. ERIC PIERMONT / AFP

    Cette fin de semaine se tenait un procès qui a opposé des journalistes et des ONG à la Socfin, une holding propriétaire de plantations en Afrique dont le groupe Bolloré est actionnaire. Le parquet de Paris a requis la relaxe.

    C’est un peu le procès du bâillon. D’après les journalistes, les médias et les ONG qui ont été poursuivis jeudi et vendredi en diffamation, à Paris, ce sont des « poursuites bâillon » qu’a engagé la Socfin, une société propriétaire de plantations en Afrique dont le groupe Bolloré est actionnaire à 39%. Des poursuites, donc, qui seraient destinées à faire taire ces ONG et ces médias qui ont dénoncé, en avril 2015, l’accaparement de terre par le holding planteur de palmiers et d’hévéas, au détriment des paysans riverains.

    Le terme d’« accaparement », que rejette la Socfin, est d’ailleurs l’expression de « l’alliance internationale des riverains des plantations Socfin Bolloré ». L’association estime que 6000 personnes ont été privées de 40 000 hectares au Cameroun à travers une expansion continue depuis 2008, un propos qui n’est pas acceptable pour la défense de la Socfin et de sa filiale, la Socapalm, selon laquelle on ne peut dire cela sans préciser de quels droits ces habitants disposaient et où se trouvent ces 40 000 hectares.

    Vendredi, la défense des médias, Le Point, L’Obs et Mediapart, ainsi que des ONG Sherpa et ReAct ont remporté une bataille décisive. La magistrate représentant l’accusation a demandé la relaxe au bénéfice des journalistes et des ONG. Les prévenus, a-t-elle rappelé, se sont contentés de relayer les revendications des paysans sur une base suffisante. Ils ne leur revenaient donc pas d’apporter la preuve qu’il y avait eu « accaparement » mais de prouver leur « bonne foi » lorsqu’ils s’étaient fait écho de cette accusation. Un classique du droit de la presse qui conduit souvent à relaxer les journalistes devant la 17ème chambre correctionnelle.

    Il n’en reste pas moins que ce procès va laisser des traces. Il « n’a pas d’autre but que de créer un climat d’intimidation », estime l’avocat William Bourdon par ailleurs président de l’ONG Sherpa. Les médias, comme les associations poursuivies, ont a été appuyés mercredi par un collectif de sociétés de journalistes de 22 grands médias français qui ont publié une tribune dans laquelle il dénonce les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique. Le groupe a engagé quinze procédures au total pour diffamation ou dénigrement contre des journalistes ou des ONG. Le 3 avril s’ouvrira même un procès à 50 millions d’euros: 50 millions, c’est la somme de dommages et intérêts que Bolloré réclame à France 2 pour une enquête-portrait qui a obtenu le prix Albert Londres l’année dernière.


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