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    Le syndicat allemand IG Metall joue le durcissement du conflit

    Un membre du puissant syndicat IG Metall manifeste à Hanau, le 31 janvier 2018. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    En Allemagne la grève dans la métallurgie s’est durcie le mardi 31 janvier avec des usines à l'arrêt pendant 24 h dans l'ouest du pays.

    C’est une première en Allemagne, et ce n’est pas fini : d’autres usines resteront fermées aujourd’hui, et encore d’autres demain. Cette dramatisation du conflit détonne avec la tradition allemande de la cogestion. Outre-Rhin le dialogue social est tellement bien huilé qu’il suffit en général de grèves d’avertissement de quelques heures pour réunir patron et syndicat à la table des négociations. Mais cette fois l’impasse est totale, certaines fédérations patronales ont même porté le conflit sur le terrain judiciaire pour contester la légalité de la grève.

    Les patrons sont pourtant prêts à faire des concessions sur les salaires

    La métallurgie fournit la majeure partie des revenus d’exportation de l’Allemagne. Elle a largement les moyens de céder aux revendications salariales. IG Metall réclame un coup de pouce de 6% sur un an. Les patrons proposent une augmentation de 7% étalée sur deux ans. Un compromis semble raisonnable après dix ans de compression des salaires. Et même souhaitable selon la banque centrale européenne. Elle est favorable à une hausse des salaires allemands pour doper l’inflation. Car il va de soi qu’un accord pour les 3,9 millions de métallos pourrait très vite s’étendre à d’autres secteurs.

    La semaine de 28 heures : blocage total

    35 ans après la semaine des 35 heures déjà portée par IG Metall, une nouvelle réduction du temps de travail est une hérésie totale pour les employeurs allemands. Pourquoi accorder une semaine à 28 heures à ceux qui le souhaitent en les payant presque à taux plein s’ils s’occupent de leurs enfants ou de leurs parents - c’est la revendication d’IG Metall - alors que d’autres salariés sont contraints d’accepter un temps partiel expliquent-ils ? Pour les patrons allemands, la flexibilité s’applique automatiquement au nom des intérêts de l’entreprise, pour s’adapter au carnet de commandes, mais pas encore à la vie de famille des salariés.

    IG Metall insiste sur cette revendication

    Avec cette semaine de 28 heures qu’un salarié obtiendrait pour une durée de deux ans maximum, le syndicat cherche à répondre aux aspirations des nouveaux salariés allemands. Les jeunes et les femmes, de plus en plus présents sur le marché du travail. Pour la puissante centrale, être en phase avec ces nouveaux publics est un enjeu vital, car ses adhérents, de fait, sont de plus en plus vieux. Il y a aussi dans ce bras de fer une arrière-pensée très politique. Ce mouvement dur peut aider les sociaux-démocrates dans leurs négociations avec la CDU. Lors des législatives précédentes IG Metall avec d’autres syndicats avaient fait campagne sur l’introduction d’un salaire minimum et ils ont obtenu gain de cause. Cette fois c’est après l’élection qu’ils entendent peser sur la formation du gouvernement.

    Les sociaux-démocrates souhaitent obtenir la fin des contrats temporaires perpétuellement reconduits

    Et cela rejoint les préoccupations d’IG Metall. Bien conscient de la dualité croissante du salariat allemand. Pour surmonter la crise, l’Allemagne a préféré fournir des petits boulots mal payés au plus grand nombre, plutôt que de voir grossir les rangs des chômeurs. Résultat dans cette Allemagne laborieuse, un salarié sur deux est aujourd’hui un précaire, souvent mal payé, et non protégé par les syndicats parce qu’il a un contrat court ou parce qu’il travaille dans des petites entreprises.

     

    EN BREF

    Netflix, le géant de la vidéo en ligne lorgne sur Europacorp, le studio de Luc Besson. Un studio dans une mauvaise passe à cause du semi-échec de Valerian, la dernière super production du cinéaste français. Bien d’autres sont sur les rangs : les Américains Warner et Sony, son actionnaire chinois Fundamental et aussi les Français TF1 et Vivendi, le propriétaire de Canal plus.

    Malgré d’excellents résultats financiers, le patron de Facebook reconnaît que l’année 2017 a été difficile. Le réseau social a été plusieurs fois accusé de diffuser de fausses informations par son manque de modération, mais il subit aussi une légère désaffection de ses deux milliards d’usagers. La fréquentation a chuté de 5% au dernier trimestre. Tant mieux, assure Mark Zuckerberg qui dit préférer la qualité à la quantité des échanges.


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