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    Brésil: faut-il se faire vacciner ou non contre la Fièvre jaune?

    Campagne de vaccination contre la fièvre jaune à Sao Paulo, au Brésil, le 17 janvier 2018. REUTERS/Leonardo Benassatto

    A la veille du Carnaval de Rio Janeiro au Brésil, faut-il se faire vacciner ou non contre la Fièvre jaune ? La question fait débat depuis que le virus se propage. Alors que les autorités conseillent aux touristes qui veulent séjourner dans le pays de se faire préalablement vacciner et d'éviter si possible « les zones boisées et tropicales de la ville », une polémique enfle à propos de la durée de protection du vaccin. L’OMS estime qu’il protège à vie alors que d’autres experts contestent cet avis. Pour mieux comprendre cet affrontement entre spécialistes, quelques explications sur la maladie ?

    Le virus de la fièvre jaune se transmet par piqûres de moustiques infectés qui prospèrent généralement dans la jungle brésilienne. Actuellement au Brésil, c’est la saison des pluies. Elle favorise la multiplication de ces insectes et au cours de ces six derniers mois, au moins 213 cas ont été recensés dont 85 mortels. Appelée aussi « vomito negro », la fièvre jaune provoque de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires avant d'évoluer vers des troubles hémorragiques, des vomissements et des troubles rénaux. La mort survient dans 50 à 80% des cas. Le ministère de la Santé veut désormais vacciner quelque 24 millions de personnes notamment dans l’est du pays car la maladie menace d’atteindre les grandes villes.

    On constate que les habitants se ruent dans les centres de vaccination alors même que les stocks se raréfient

    Confrontées à une pénurie de vaccins, les autorités sanitaires ont donc décidé de protéger partiellement c’est-à-dire en fractionnant la dose à 1/5ème voir moins, les personnes vivant notamment dans les régions à risques pour qui il faudra renouveler la vaccination plus tard. Pendant que sur les forums, les questions affluent devant une situation qui s’aggrave : « je ne peux que vous conseiller de faire ce vaccin », ou encore « l’année dernière, mon médecin me prévenait déjà que cela devrait être obligatoire. »

    Et du côté des spécialistes, que préconisent-ils ?

    Du côté brésilien d’abord, au sud-est du pays, le responsable du contrôle des maladies au secrétariat à la Santé de l'Etat de Sao Paulo estime que ce vent de panique est injustifié. Pour Marcos Boulos seules les personnes habitant à proximité des forêts sont exposées, alors même que l’OMS considère cet Etat, qui recense 45 millions de personnes, comme zone à risque.

    Le point commun semble donc être que le vaccin est indispensable si vous n’avez jamais été vacciné mais là où les avis divergent c’est en ce qui concerne le rappel, Frédéric Tangy par exemple de l’Institut Pasteur, responsable unité génomique virale et vaccination, à l’instar de l’OMS, estime qu’une seule vaccination suffit car les anticorps, même s’ils disparaissent peu à peu tout au long de notre vie, face au virus, la « machine » biologique se remet en route et combat efficacement l’attaque virale.

    Et cette opinion n'est pas partagée par certains

    Au contraire, un spécialiste reconnu, le Pr Eric Caumes, chef du service de maladies infectieuses et tropicales de la Pitié-Salpêtrière, n’y croit pas du tout et pense que le message de l’Organisation mondiale de la santé a été mal interprété. « Les recommandations de l'OMS s'adressaient à des personnes qui vivent dans en zone d'endémie, qui sont soumises régulièrement à des rappels naturels, c'est-à-dire qu'elles sont potentiellement exposées et donc ça relance leur immunité naturelle. En revanche, en ce qui concerne les personnes qui ne sont pas exposées régulièrement au virus de la fièvre jaune, je pense qu'elles perdent leur immunité post-vaccinale et que confrontées à une situation épidémique, il faut impérativement qu'elles se revaccinent, comme c'est d'ailleurs recommandé en France par le Haut-conseil de santé publique, et c'est recommandé également aux Etats-Unis par les CDC d'Atlanta. »

    Conseil aux voyageurs : comme cela l’était auparavant, un rappel voire deux devant un risque accru comme celui que présente la situation au Brésil aujourd’hui, il ne faut pas hésiter.


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