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    La Côte d'Ivoire veut arracher 100 000 ha de cacaoyers malades du swollen shoot

    Une cabosse de cacao sur un cacaoyer. RFI/Paulina Zidi

    C'est une maladie incurable du cacaoyer : le swollen shoot aurait contaminé 300 000 ha en Côte d'Ivoire, 15% des surfaces officielles de cacao. Pour enrayer la propagation du virus, le Conseil ivoirien du café-cacao a programmé l'arrachage de 100 000 hectares dans le pays, premier producteur mondial de fèves.

    La Côte d'Ivoire veut montrer qu'elle frappe un grand coup contre le swollen shoot, un virus incurable du cacaoyer propagé par un insecte, la cochenille, et qui peut entraîner la mort de l'arbre en moins d'une saison. Le fléau est ancien en Afrique de l'Ouest mais il est en recrudescence depuis le début des années 2000. En Côte d'Ivoire, il s'est remis à sévir dans la nouvelle boucle du cacao, à l'ouest, là où les plantations sont plus exposées au changement climatique, ce qui fragilise même les plus jeunes arbres, observent les scientifiques du Cirad, le laboratoire français qui travaille aussi en collaboration avec le CNRA local.

    La lutte contre le virus a pris du retard

    C'est la première fois que la Côte d'Ivoire lance un plan de lutte contre la maladie. Avec retard. Jusqu'à présent il n'y a eu que quelques arrachages ponctuels. Cette fois la surface est chiffrée : 100 000 hectares seront arrachés en trois ans, confirme le Conseil du café-cacao, l'organe public de gestion de la filière. C'est un tiers des surfaces officiellement affectées qui s'étendent elles-mêmes sur 7 à 15% des plantations de Côte d'Ivoire, selon que l'on considère la superficie officielle du verger ivoirien ou son étendue réelle beaucoup plus vaste.

    Une indemnisation est promise aux planteurs : 50 000 francs CFA soit 76 euros par hectare arraché, financés par le Conseil du café-cacao et les grands de l'industrie du chocolat. Des semences améliorées dites résistantes au virus doivent être également fournies pour redémarrer ensuite la plantation de cacao.

    Conditions pour replanter du cacao

    Les scientifiques craignent que cela ne suffise pas à enrayer la propagation du swollen shoot. D'abord il n'est pas évident que les planteurs se laissent convaincre d'arracher. Ensuite l'arrachage ne doit laisser aucune racine, elles peuvent conserver le virus. Enfin les nouvelles semences n'ont pas prouvé leur résistance au swollen shoot. Il est dangereux de replanter du cacao, estiment les biologistes, même après une saison de banane plantain, si l'on n'a pas vérifié que les plantes de couvertures n'étaient pas atteintes, et si l'on ne protège pas la nouvelle plantation par des plantes de barrières, comme le café, qui résistent au virus. Ces méthodes n'ont pas été testées à grande échelle en Côte d'Ivoire. Pour l'heure beaucoup de cultivateurs ont peur de replanter du cacao et passent à l'hévéa, qui n'est pas sensible au swollen shoot.


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