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    A la Une: Macron au Sénégal, démocratie enfiévrée

    Le président français Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Macky Sall. REUTERS/Philippe Wojazer

    L’éducation est au cœur de la visite au Sénégal d’Emmanuel Macron. Mais ce matin à Dakar, la préoccupation de la presse locale, c’est avant tout la politique. « Ola ! Olé ! », lance la Tribune au président français, autrement dit « bienvenue », ce qui est bien le moins alors que le chef de l’Etat entame une visite de deux jours au pays de la Teranga. Si la visite d’Emmanuel Macron se déroule « sur un air de « je t’aime moi non plus », (…) elle n’en est pas moins une occasion d’arrondir les angles. Notamment en plaçant, au-delà des salamalecs de convenance, les relations bilatérales dans le sillage d’une coopération « Win-Win » véritable et durable. Sans arrière-pensée dolosive », formule dans un style… disons… fleuri, pour ne pas dire impénétrable, ce quotidien sénégalais.

    Moins énigmatique, le journal EnQuête souligne que, depuis qu’elle a été annoncée, cette visite est devenue une « pomme de discorde » entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Pour ce quotidien dakarois, pas de doute, les appels à manifester à l’occasion de cette visite lancés par le PDS, le parti de l’ancien président Wade, relèvent d’un « complexe » que nourrirait « l’élite politique sénégalaise » vis-à-vis de la France et qu’elle « étale(rait) » à cette occasion, estime EnQuête.

    Education : la mère des batailles

    Pour autant, cette visite d’Emmanuel Macron au Sénégal est avant tout consacrée à l’éducation. Et c’est ce que la presse française souligne abondamment ce matin. A Dakar, en effet, le président français coprésidera avec son homologue sénégalais Macky Sall la troisième conférence de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation. Emmanuel Macron visitera une école, il rencontrera des enseignants et, une fois encore, il plaidera pour « une aide internationale accrue en faveur de l’éducation ».

    « Le superprof est de retour en Afrique ! », lance ainsi le journal L’Opinion, et pour cause, puisque l’éducation y est une « priorité » pour le président français, c’est même « l’autre guerre de Macron en Afrique ».

    Pour simple à exposer qu’elle soit, l’équation à résoudre est vertigineuse, « 170 millions d’élèves supplémentaires devront être scolarisés d’ici à 2030 en Afrique, souligne L’Opinion. Le Sénégal et le Niger y consacrent déjà environ le quart de leurs dépenses publiques. Et les ménages africains dépensent beaucoup plus, en rapport à leur revenu, qu’un ménage français pour envoyer leurs enfants à l’école ».

    On l’aura compris, pour relever ce défi social, il faudra beaucoup d’argent. Emmanuel Macron veut « favoriser des levées de fonds », explique ce journal, qui évoque le recours aux partenaires européens de la France, la Chine et les pays du Golfe. Objectif, « lever 3,1 milliards de dollars pour la période 2018-2020 »  dans le secteur de l’éducation en Afrique.

    Education : les hussards noirs

    Autres objectifs – non dissimulés – lutter contre l’obscurantisme tout en œuvrant à réduire les flux migratoires vers l’Europe. A Paris, on ne s’en cache pas. Voilà pourquoi, en Afrique, il faut « enseigner à tout prix », professe « la Une » de La Croix. Mais comment arriver à « scolariser les 264 millions d’enfants qui ne le sont pas », se demande le quotidien catholique. Pour l’occasion, La Croix a repris le chemin de l’école au Burkina Faso, au Kenya et au Bénin.

    Reportage par exemple dans cette école à soixante kilomètres au sud de Ouagadougou. Ici, dans une classe de 28 mètres carrés, 70 élèves de CM2, de 11 à 14 ans doivent se serrer. Un sur trois « doit parcourir sept kilomètres à pied pour venir », dit l’instituteur. Denis Ouedraogo, c’est son nom, met aussi la main à la poche pour les repas, car la cantine ne dispose pas du budget nécessaire pour nourrir les élèves durant les sept mois de l’année scolaire.

    Autre exemple, celui de Martin Avocegahoun, instituteur dans une école privée de Cotonou, au Bénin, qui veut que ses élèves aillent « loin », dit-il. Et qui souligne que les parents d’élèves sont très investis » dans l’éducation de leurs enfants.

    Macron : paroles, paroles...

    Reste que ce plaidoyer attendu d’Emmanuel Macron en faveur de l’Afrique s’inscrit dans une série d’interventions à l’international qui interrogent. A l’occasion de ce « retour » d’Emmanuel Macron en Afrique, Libération se demande si le président français ne s’y rend pas en « ambassadeur de trop bonne volonté ? ». L’Afrique, en tout cas, « se veut son horizon quasi messianique », souligne ce quotidien, qui moque le « goût immodéré » du président français pour les « belles paroles ».

    Messianique ? « Façon secrétaire général de l’ONU, Macron multiplie ainsi les occasions de s’adresser aux peuples du monde. Il y prend manifestement beaucoup de plaisir et semble ne pas douter de l’intérêt qu’éveillent ses paroles », énonce Libé, qui a manifestement comme un doute sur ce qu’il appelle le « show planétaire » du chef de l’Etat, que ce quotidien appelle aussi le « Macron Tour ».

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