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    Azali Assoumani (pdt des Comores): l’électricité et les routes sont la priorité

    Le président des Comores Azali Assoumani, lors d'une visite en France, en octobre 2016 à Paris. JACQUES DEMARTHON / AFP

    Dresser le bilan de 42 ans d'indépendance des Comores, c'est l'enjeu des Assises nationales qui s'ouvrent demain, lundi 5 février, à Moroni, en présence de plusieurs envoyés spéciaux de l'Union africaine et de l'ONU. Problème : certains opposants seront absents. N'est-ce pas regrettable ? Il y a quelques jours, le président Azali Assoumani était à Addis Abeba pour le 30e sommet de l'Union africaine. A cette occasion, le chef de l'Etat comorien, qui est au pouvoir depuis deux ans, s'est confié à l'envoyé spécial de RFI.

    RFI : Monsieur le président, vous avez initié un dialogue avec l’opposition dans le cadre des Assises nationales, mais il manque un certain nombre de partis importants, semble-t-il...

    Assoumani Azali : Un : ce n’est pas moi qui aie initié le dialogue. Et que ce soit très clair, ce dialogue a été clamé depuis 2014, quand j’étais au chômage. C’est un dialogue qui a été incité par la société civile, que j’ai accepté et que j’accompagne. Effectivement, on a lancé la machine.

    Il manque au moins trois partis importants à ce dialogue : l’UPDC, le RDC et le Juwa. Est-ce que ce n’est pas regrettable ?

    Ce n’est pas vrai. Il manque le Juwa. L’UPDC avait envoyé un représentant. Pour le RDC, celui qui est dans le Cepan, c’est celui que la justice a reconnu comme secrétaire général du parti. Donc voilà. Mais le seul parti qui manque, c’est le parti Juwa. Et là, vous avez parfaitement raison de poser la question, parce qu’il y a seulement six partis légaux aux Comores parmi lesquels, effectivement, le RDC, l’UPDC et le Juwa. Donc, c’est le Juwa qui n’a pas participé. Mais l’UPDC, leurs affaires intérieures, ça le regarde, le RDC ça le regarde.

    Moi-même, j’avais un parti qui s’appelle CRC. Il y avait des tiraillements intérieurs. Donc, ce n’est pas quelque chose d’inédit. C’est quelque chose, malheureusement, qui arrive. C’est le parti Juwa qui a le secret de ne pas avoir des tiraillements et qui, effectivement, a décidé de ne pas participer. Il n’y a pas eu d’autres qui ont proposé en lieu et place à celui qui devait participer.

    En tout cas, toutes ces absences suscitent l’inquiétude du corps diplomatique à Moroni !

    C’est compréhensible, mais ce n’est pas justifié. Un, la structure qui doit piloter les Assises, c’est 45 personnes. Il y en a 43 sur 45. Ce n’est quand même pas une inquiétude ! Et deux : ils sont sur le terrain depuis les sensibilisations sur les Assises. Un travail qui a duré deux mois. Ils ont vu comment la population a adhéré. Mais effectivement, ce qu’on me reproche et ce qu’on reproche aux Comores, je positive. On pense que tout le monde était là. On n’est pas une dictature ! On appelle à un dialogue ! On n’a pas forcé les gens à venir ! Mais ceux qui ne veulent pas venir, on ne peut pas les forcer. D’ailleurs, ceux qu’on appelle des opposants… J’ai ouvert la radio et la télévision nationale et même la presse écrite nationale pour se prononcer. Tout cela pour montrer qu’effectivement, c’est la démocratie. Maintenant, sur 45 [personnes], quand il y en a 43, je pense que ce doit être acceptable.

    Monsieur le président, il y a une semaine, des députés de l’opposition ont été malmenés pour avoir tenté un rassemblement improvisé. Une vingtaine de civils ont été arrêtés et maltraités à la gendarmerie parce qu’ils n’avaient pas leurs papiers d’identité sur eux après la tombée de la nuit. Est-ce qu’il n’y a pas une recrudescence des violences policières ?

    Pas tellement. D’autant plus que, comparativement à d’autres pays… Mais, quand même, il faut faire un peu l’historique de notre pays. C’est un cas tous les combien ? Maintenant, par rapport au premier aspect des députés qui voulaient se réunir, ce sont eux-mêmes qui ont voté la loi qui prescrit les conditions de réunion. Je ne fais qu’appliquer la loi. C’est une loi qui dit : aucune réunion politique dans une place publique, s’il n’y a pas d’élection. Par contre, dans les lieux privés on n’a jamais empêché quelqu’un. Mais les lieux publics et les mosquées, ce n’est pas fait pour faire… Et là ce n’est pas vrai, ce ne sont pas des députés. C’est une partie de l’opposition qui a un député, qui vient là...

    L’autre aspect sur le problème des papiers, je salue le chef d’état-major qui a pris des mesures contre les militaires qui ont fait ces actes-là. Il faut accepter que des fois, il y a des dérapages qui arrivent. Mais quand même, l’armée prend les mesures pour montrer aux militaires qu’ils ne sont pas là pour faire n’importe quoi. Ils sont là pour appliquer la loi.

    Les députés ont découvert un trafic de faux passeports et il semble que l’enquête de ces députés n’a toujours pas été rendue publique. Pourquoi ?

    C’est une instruction autonome. Il y a l’Assemblée nationale et l’exécutif qui sont des identités autonomes. Moi-même, je n’ai même pas le droit d’aller à l’Assemblée sans les autorisations. Donc aujourd’hui, effectivement, ces députés ont mené l’enquête d’une façon autonome. Moi-même j’ai été entendu, maintenant la suite à donner c’est à eux. Est-ce qu’ils l’ont transmise à l’exécutif ? Jusqu’alors ils ne l’ont pas transmise.

    Mais est-ce que le ministère public ne peut pas également engager des enquêtes pour démanteler cet éventuel trafic de faux passeports ?

    Tout à fait. Mais ça c’est un autre problème.

    Alors justement…

    C’est à nous de juger le moment opportun pour la lancer. Vous savez, on a déjà vu des actes quand même horribles à Moroni. On a un régime qui est venu. Il a pris tous les prédécesseurs pour les mettre en prison sans aucune raison. C’est pourquoi je dis : les Comoriens ont voté pour avoir de l’éclairage, pour avoir des routes. C’est la priorité. Mais pas pour régler des comptes. Donc effectivement, on a l’éclairage, on a commencé le chantier des routes…

    Effectivement, dans le cadre des Assises, il a été fait mention des audits et c’est le moment indiqué. C’est un problème complexe. Je ne suis pas juriste, mais ce sont des opérations qui se font dans beaucoup de pays. Dans d’autres pays voisins, l’Île Maurice et d’autres pays le font en toute transparence, sans aucun problème. Mais chez nous, on a dit situation économique, mais on a fait une naturalisation. C’est le constat qu’on a fait, alors que ce sont deux choses différentes. C’est-à-dire que celui qui a eu une situation économique, il n’a même pas investi pour l'avoir… Il ne s’est même pas engagé pour le faire. Mais pire encore ! Il veut qu’on donne un passeport à son enfant. Voilà le problème. Il y a d’abord un problème juridique. Et puis il y a le problème concret qu’on constate en attendant de faire les enquêtes ; c’est de l’argent qui a été transmis. Parmi ceux qui ont le passeport, on n’a pas vu un qui est venu pour investir comme ça se fait partout.


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