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    Chypre: Níkos Anastasiádis récolte les fruits de son bilan économique

    Le nouveau président élu Nicos Anastasiadis salue ses partisans lors d'une cérémonie de proclamation après le second tour de l'élection présidentielle, au Eleftheria Hall de Nicosie à Chypre, le 4 février 2018. REUTERS / Yiannis Kourtoglou

    A Chypre, les électeurs du sud de l’île [divisée depuis 1974] ont reconduit le conservateur Níkos Anastasiádis à la présidence de la République, face à son opposant soutenu par le parti communiste. Le président sortant récolte ainsi les fruits des meilleures performances économiques enregistrées par le pays ces dernières années. L’avocat de formation a été élu la première fois en 2013, alors que la crise bancaire battait son plein. Pour autant, ce succès économique est à nuancer.

    Lorsqu’il remporte ses premières élections présidentielles en 2013, Nikos Anastasiadis hérite d’un pays dont le secteur financier est miné par la crise. Véritable moteur de l’économie locale, le tissu bancaire doit alors être réformé de fond en comble. C’est donc à lui, à l’époque, de négocier pied à pied un plan de sauvetage auprès de l'Union européenne, de la BCE et du FMI, la fameuse « Troïka » des bailleurs de fonds. Il arrache 10 milliards d’euros, en l’échange d’un sévère plan d’austérité.

    Trois ans plus tard, le pays en sort, en un temps record. La croissance économique repart, plus fort qu’espéré. En 2017, elle affiche un fier taux de 3,5 %, tirée par un taux d’occupation touristique inédit et par les investissements. Le chômage, lui, a été réduit à 11%.

    Níkos Anastasiádis ne s’est pas privé de le rappeler pendant la campagne, qui a fait une large place à l’économie. Son slogan, « avancer dans la stabilité », annonce d’autres réformes, sans doute moins douloureuses.

    Le président veut poursuivre les investissements et encourager le développement du secteur privé.

    Mais l'édifice est fragile. Pour une économie qui mise sur son grand attrait fiscal, les banques sont toujours confrontées aux problèmes des créances douteuses. Les établissements bancaires chypriotes sont champions de ces crédits dont les emprunteurs frôlent le défaut de paiement. Cela réduit bien-sûr leurs capacités à prêter aux entreprises et aux ménages. Par ailleurs, le secteur, bien que réformé après la crise, reste soupçonné de blanchiment d'argent par les autorités américaines, notamment.

    Les observateurs alertent sur les retombées économiques limitées pour la population. Le tourisme -qui a largement tiré la croissance en 2017- n’offre souvent que des emplois sous-qualifiés et donc peu rémunérés.

    Quant aux jeunes, ils n’ont pas été enthousiasmés par cette élection. Et pour cause: le chômage continue de toucher un quart d'entre eux. Même si le gouvernement communique beaucoup sur ses efforts pour les aider à lancer leur start-up, dans le même mouvement, il revoit à la baisse les aides allouées aux étudiants. Conséquence, de plus en plus de jeunes Chypriotes quittent l'île pour tenter leur chance, ailleurs en Europe.

    Mais l’île méditerranéenne croit en ses chances. D’abord, celle de devenir un nouvel acteur énergétique d’importance. Lors de cette campagne, il a beaucoup été question du gaz naturel qui dormirait sous les eaux chypriotes, dans ce « bassin du Levant », riches de promesses et que l'île partage avec l'Egypte, Israël, le Liban et la Turquie.

    Mais avant d'espérer en tirer le moindre profit, il faudra régler les différends politiques. D'abord celui qui l'oppose à la Turquie. La question de l'unité de l'île a largement dominé la campagne. La Turquie a envahi le nord de Chypre en 1974 pour y installer une république reconnue seulement par elle. Les ultimes négociations ont capoté l'été dernier. Níkos Anastasiádis a aussi été réélu pour les relancer.


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