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    A la Une: Salah Abdeslam va-t-il parler ?

    Salah Abdeslam sur une photo diffusée le 17 novembre par la police belge. AFP PHOTO / HO / FEDERAL POLICE OF BELGIUM

    « L’Europe entière, si ce n’est le monde, sera pendue ce lundi à la parole d’un homme, pointe Libération. Celle de Salah Abdeslam, 28 ans, seul survivant des commandos terroristes ayant frappé Paris le 13 novembre 2015. Jugé durant une semaine à Bruxelles pour une infraction connexe au dossier des attentats - sa participation à une fusillade contre des policiers, intervenue en pleine cavale, le 15 mars 2016 -, Salah Abdeslam peut faire de cette audience un rare moment de justice, relève le journal. S’il accepte de se livrer, ce sera la fin de près de deux ans d’un mutisme choisi pour protester contre ses conditions de détention, parmi les plus sévères de l’histoire contemporaine. S’il se tait, en revanche, option toujours fortement pressentie, la présidence de la 90e chambre correctionnelle du tribunal francophone de Bruxelles a d’ores et déjà fait savoir que le procès serait écourté. »

    Le Journal de la Haute-Marne s’interroge également : « le procès de Salah Abdeslam qui s’ouvre aujourd’hui à Bruxelles a-t-il des chances de nous fournir les tenants et les aboutissants du massacre du 13 novembre 2015 ? Beaucoup l’espèrent. Mais rien n’est moins sûr. Depuis son arrestation en mars 2016, l’homme s’est enfermé dans le mutisme. Hypothèse optimiste : Salah Abdeslam se met à parler au tribunal. Hypothèse plus pessimiste, et sans doute plus réaliste : il ne lâche rien. Ce procès permettra peut-être, ne serait-ce qu’à la marge, d’avancer un peu sur le chemin de la vérité. »

    Le procès des attentats de Paris : dans deux ans minimum

    Et puis autre question  : quand se tiendra le procès des attentats de Paris ? Réponse du Parisien, en 2020 au minimum… « Plus de 225 tomes de procédures, des dizaines de milliers de PV d’audition, 2.600 parties civiles…, précise le journal. Depuis plus de deux ans, les six juges antiterroristes en charge du dossier œuvrent à reconstituer les moindres ramifications du réseau djihadiste responsable des attaques du 13 Novembre. Ce travail de fourmi, qui vise notamment à établir 'les fortes connexions', dit le procureur François Molins, entre les attentats de Paris et Bruxelles, a conduit à la mise en examen d’une quinzaine de personnes (sept sont en détention provisoire en France, cinq en Belgique et trois visés par un mandat d’arrêt). Il devrait s’achever au printemps 2019, pour un procès espéré à l’horizon 2020. »

    Macron attendu au tournant en Corse

    A la Une également, la visite en Corse d’Emmanuel Macron… Elle démarre demain mardi, mais déjà, le bras-de-fer entre le chef de l’Etat et les nationalistes est déjà engagé.

    « Emmanuel Macron est prévenu, relève Le Figaro : les nationalistes corses ne veulent renoncer à aucune de leurs revendications. Ils l’ont montré à Ajaccio samedi, où les manifestants – 5.000 selon la police, plus de 20.000 selon les organisateurs - ont déambulé dans le calme, avec pour mot d’ordre 'Démocratie et respect pour le peuple corse'. Une démonstration de force réussie aux yeux des dirigeants nationalistes, qui avait surtout pour but de mettre la pression sur le président de la République. »

    Attention, prévient Le Figaro, « entre Emmanuel Macron et les nationalistes insulaires, le dialogue est lesté, biaisé par un profond malentendu. Si le chef de l’État est disposé à donner davantage de libertés aux collectivités territoriales en général, c’est pour favoriser leur développement économique. Leur donner les moyens de réussir en s’adaptant au mieux à leur contexte. Ce 'nouveau pacte girondin', énoncé pendant sa campagne présidentielle, pourrait s’appliquer au cas par cas. Mais sans distinction géographique inscrite dans la loi fondamentale. Les représentants autonomistes et indépendantistes corses sont, eux, dans un tout autre état d’esprit, relève le journal. Leur discours est d’abord politique : le droit à la différenciation doit s’étendre à la prise en compte de leur langue, de leur insularité et de leur identité dans les institutions françaises. Au traitement de leurs prisonniers, aussi. Autant d’exigences qui, si elles étaient satisfaites, ouvriraient la porte, pointe Le Figaro, à plus ou moins long terme, à un scénario à la catalane. Les nationalistes s’en défendent, mais la clairvoyance commande la plus grande vigilance. »

    Plus d’autonomie et plus de singularité ?

    Et puis toujours à propos de la Corse, à lire dans Libération, cette longue interview de Jean-Claude Casanova, ancien conseiller du Premier ministre Raymond Barre et ex-président de la Fondation nationale des sciences politiques, il dirige la revue libérale Commentaire. Mais il est aussi natif d’Ajaccio et il a conservé des liens étroits avec la Corse. « Il semble que le Président veuille modifier l’article 72 de la Constitution, qui concerne effectivement le droit commun des collectivités, note Jean-Claude Casanova. La Corse pourrait être spécifiquement mentionnée et traitée dans cet article : personnellement, je n’y verrais aucun inconvénient, mais le chef de l’Etat ira-t-il jusque-là ? Je l’espère. Par ailleurs, c’est pour toutes les régions françaises que j’espère plus d’autonomie et plus de singularité. Ce sont la centralisation et l’uniformisation qu’il faut combattre, en Corse comme ailleurs. »

    En revanche, Jean-Claude Casanova met en garde contre certaines revendications des nationalistes, comme la co-officialité de la langue corse. Et il insiste surtout sur le développement économique de l’île avec cette question : « comment maintenir l’identité corse dans une économie livrée au tourisme ? Cette dernière est souvent une économie de domestication, qui transforme la population locale en employés des visiteurs. Il faut mener, conclut-il, une intense réflexion pour tirer profit du tourisme, qui restera longtemps la principale ressource de l’île, et en même temps préserver le pays de l’aliénation qu’il entraîne. »

    Brrr

    Enfin, il fait froid en France, avec cette fois des températures négatives cette semaine, ce qui inspire à L’Union ce commentaire : « le froid revient comme pour nous donner une petite claque et réveiller les consciences. Pour beaucoup, il suffira de monter le chauffage, de sortir gants et bonnets. Pour d’autres, encore trop nombreux à dormir dehors, à galérer pour trouver un logement d’urgence, la semaine sera une épreuve de plus. Pourtant, rappelle L’Union, le candidat Macron avait promis que plus personne ne dormirait dans la rue d’ici la fin de l’année 2017. Impossible. Tant que les moyens supplémentaires ne seront pas mis sur la table, cette belle phrase restera lettre morte. »

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