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    Les Britanniques divisés sur le futur cadre des relations commerciales avec l’UE

    Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, mardi 3 octobre, au congrès des Tories à Edimbourg. REUTERS/Phil Noble

    Les négociations sur le Brexit reprennent ce mardi à Bruxelles, dans la plus grande cacophonie côté britannique… On ne sait toujours pas si le Royaume Uni veut rester (ou non) dans l’union douanière.

    Cette union est un rouage essentiel pour le commerce. Les produits fabriqués en Europe circulent librement dans cet espace sans être soumis à des taxes douanières. Et les produits importés d’un pays tiers, externe à l’union, sont taxés une seule fois en touchant le sol européen. Cela fait 40 ans que cette union fonctionne et c'est l'une des manifestations les plus concrètes de l'Europe. Les ministres acquis à un Brexit dur comme Boris Johnson veulent à tout prix quitter cette union douanière, ils en ont fait un totem.

    Retrouver la souveraineté britannique pour signer de nouveaux accords de libre-échange serait beaucoup plus profitable selon les partisans du Brexit.

    Car au sein de l'union douanière, pas question de faire cavalier seul et de signer ses propres accords. Pendant toute la campagne du référendum les Brexiters ont fait miroiter à leurs électeurs de futurs accords gagnant-gagnant avec la Chine, l’Inde, et bien sûr avec les Etats-Unis. Mais cette promesse de lendemain qui chante paraît aujourd’hui bien compromise. Selon le rapport confidentiel commandé par le gouvernement britannique sur les conséquences économiques du Brexit, un accord avec les Etats-Unis apporterait sur le long terme +0,2% de croissance supplémentaire au Royaume, et avec un autre pays +0,1% à +0,4% de croissance.

    Un gain bien mince face aux pertes substantielles que le Brexit va entraîner.

    Les experts ont scruté toutes les hypothèses et concluent que la perte sèche serait comprise entre 2 et 8% de PIB selon les modalités du divorce. Et puis reste à savoir si les pays tiers sont si pressés de conclure de nouveaux accords. L'Amérique donneuse de leçon de Donald Trump, prompte à se refermer va-t-elle vraiment aider son partenaire historique? Une quarantaine de pays liés à l’Europe par des accords renouvelables ont déjà fait savoir qu’ils allaient demander à Londres des concessions pendant la période de transition. Car pour eux comme pour Bruxelles, pas question d’être en même temps dedans et dehors.

    C’est aussi la position rappelée hier par Michel Barnier, le chef des négociateurs européens.

    Il est venu à Londres pour rencontrer Theresa May et il a été très clair : le Royaume-Uni sera soumis à de nouvelles barrières commerciales, quel que soit son choix concernant l’union douanière. Une nouvelle couleuvre à avaler pour Theresa May. Parce que depuis quelques jours elle propose une solution mi-figue mi-raisin, en évoquant un nouvel accord douanier entre Londres et Bruxelles qui se substituerait à l’adhésion à cette union douanière honnie par les Brexiters.

    Dans le camp des europhiles, rester dans l’union douanière est en revanche une évidence.

    Pour des raisons politiques. Cela permet de garder la frontière ouverte entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud rappelle un député travailliste. Car pour le moment aucune solution réaliste n’a été avancée pour traiter cette question hyper sensible. Et pour des raisons économiques évidentes : la zone euro a commencé l’année avec un moral d’acier alors que les derniers indicateurs sur les carnets de commandes des entrepreneurs britanniques sont très mauvais, dans l’industrie comme dans les services. Les perspectives du Royaume Uni et de l'Union européenne sont de plus en plus divergentes, sortir de l’union douanière ne ferait qu'amplifier ce grand écart.

    En bref

    Panique à la bourse: dans le sillage de Wall Street les marchés asiatiques sont en pleine débandade.

    Tokyo a perdu 4,73% pendant la séance de ce mardi. Hong Kong Sidney Séoul, Shanghai dans une moindre mesure, sont aussi plombés par la violente correction qui s'est produit hier sur le marché américain. Le Dow Jones a enregistré hier la plus sévère chute de son histoire en perdant 1600 points en une séance.

    Intermarché joue la transparence

    Le distributeur qui a vendu le Nutella à prix cassé joue les vertueux au rayon des produits frais. Il propose du lait indiquant le prix payé et exigé par l'éleveur, 44 centimes le litre, il est vendu le double au consommateur. Merci, les éleveurs vous disent merci, c'est la marque de ce lait qui se veut exemplaire en matière de transparence sur les prix et de garantie au producteur.


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