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    A la Une: coup de chaud sur les marchés financiers

    La Bourse de Francfort évoluait mardi 6 février en forte baisse (Dax:-2,03%) dans la foulée des plongeons des Bourses américaine et japonaise. Reuters

    Les bourses se sont fait peur hier et avant-hier. Lundi, à New York, « en moins d’une heure, relève Libération, l’indice Dow Jones s’est brutalement amaigri de près de 1.500 points (soit une chute de 4,6 %). Et quand la seconde place financière mondiale éternue (Londres reste, malgré le Brexit, encore sur la première marche), c’est toute la planète financière qui risque la contagion. »

    Alors pourquoi ce coup de chaud ? Libération explique : « l’élément déclencheur de ce mini-sauve-qui-peut boursier outre-Atlantique est survenu vendredi, avec la tombée du chiffre de la hausse moyenne des salaires : 2,9 % sur un an. Pas de quoi rassurer les investisseurs, qui craignent que le thermomètre de l’inflation ne se mette à chauffer, avec pour conséquence un resserrement de la politique budgétaire. Et ainsi une hausse des taux d’intérêt de la Fed, la Banque centrale fédérale des Etats-Unis. Or, poursuit Libération, pour les marchés financiers, le resserrement monétaire ne manquera de réduire la consommation des ménages. Et donc le rendement des entreprises américaines. Dans ces conditions, ou du moins dans cette hypothèse, selon eux, mieux vaut prendre l’argent et partir avant qu’il ne soit trop tard. »

    Alors, avez-vous tout compris ? Pas évident… « Le raisonnement des investisseurs américains est assez incompréhensible », estime le responsable d’une salle de marché parisienne, cité par Libération, ce responsable qui n’exclut pas « un mouvement de panique totalement irrationnel. »

    Ce qui est sûr, relève encore Libération, c’est que « l’indice de la Bourse de New York n’a cessé de gonfler de manière quasiment ininterrompue depuis l’élection de Trump. En quatorze mois, la hausse du Dow Jones atteint les 34 %. Du jamais vu depuis 1959. »

    Croissance artificielle…

    Du coup, « Pas de panique, tout va bien !, s’exclame Le Figaro. On ne peut pas dire que la chute brutale des Bourses sème l’effroi chez les spécialistes des marchés financiers, remarque le journal. Tous veulent y voir une simple et salutaire correction après l’ascension de ces derniers mois, qui ressemblait de plus en plus furieusement à une bulle spéculative. »

    Toutefois, attention, prévient Le Figaro, « l’histoire des marchés financiers enseigne qu’il convient d’être prudent avec cette matière hautement inflammable. Surtout dans la situation actuelle : si le moteur économique et financier tourne si fort, il le doit beaucoup au carburant gratuit et sans limite que lui fournissent les banques centrales. Les milliards qu’elles déversent dans l’économie depuis des années pour soutenir l’activité entretiennent une croissance en partie artificielle et une spéculation bien réelle. Ils ont aussi contribué à la formation d'une montagne de dettes - publiques et privées - à l'échelle de la planète. Que se passera-t-il, s’interroge Le Figaro, lorsque cet élixir monétaire disparaîtra ? C’est bien cette perspective de remontée des taux d’intérêt, inéluctable et programmée, qui alimente la nervosité des marchés, dont le sang-froid n’est pas la première vertu. »

    Et « pour Paris, c’est un coup de semonce, complète Ouest France. Une invitation à poursuivre les réformes les plus urgentes : rétablir l’équilibre budgétaire, réformer l’État pour rendre la même qualité de service au meilleur coût pour les usagers. Sur tous ces aspects, la France a pris du retard par rapport aux autres pays de la zone euro. Elle reste convalescente, plus fragile, moins préparée pour faire face à un choc de marché. »

    En même temps ?

    A la Une également, la visite en Corse d’Emmanuel Macron…
    Une première journée que nous résume Le Courrier Picard : « il y a un temps pour tout a rappelé le président. Un temps pour revendiquer, pour réclamer, comme le font les autonomistes corses aux commandes de l’île ; et un temps pour se souvenir, commémorer. Hier mardi, l’heure était au recueillement, vingt ans après l’assassinat du préfet Érignac. Emmanuel Macron a insisté : " ce qui s'est passé ici ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s'explique pas ". Les mots sont choisis. Avant de rencontrer les leaders corses, Macron a voulu montrer qu’il ne se laisserait pas intimider : oui au dialogue, mais non aux injonctions. »

    « Si le premier jour d’un déplacement sert à fixer un cadre, celui-ci est clair, pointent Les Echos. L’avenir de la Corse ne peut s’inscrire hors de la République. Mais il y a le second jour. Il y a le concret. Et sur ce point, estime le quotidien économique, Macron est prêt à avancer. " Il faut que cette île réussisse ", dit-il, laissant entrevoir des moyens pour le développement les transports. La co-officialité des deux langues, sans doute pas, mais une aide à la promotion du corse serait à l’étude. Le rapprochement des prisonniers n’est pas impossible, mais certainement pas pour les assassins du préfet Erignac. Une fois de plus, Emmanuel Macron est à l’épreuve de son " en même temps ", prêt à reconnaître la spécificité insulaire de la Corse, mais opposé à un régime dérogatoire. (…) Est-ce que cela dessine un chemin cohérent ? Attendons le jour 2. »

    « On est tout bêtement joyeux, parce que la terre est blanche »

    « Avalanche de neige sur la France » : c’est le grand titre du Parisien
    27 départements, des pays de la Loire à la Lorraine, sont touchés par le mauvais temps.  « Hier soir, avec 739 km enregistrés, le record absolu d’embouteillages a été pulvérisé en Ile-de-France, relève Le Parisien. Les flocons ont provoqué la paralysie des routes et de nombreuses autres perturbations sur toute la moitié nord du pays. La neige doit tomber encore ce matin. »

    C’est embêtant, certes, mais c’est joli, la neige… « Il faut bien le reconnaître, les premières volées de flocons font souvent naître dans les regards un émerveillement enfantin, affirme Le Parisien. Après des semaines de pluie et de douceur, ces premières neiges d’ampleur apparaissent presque comme un repère rassurant au cœur de l’hiver. »

    Le Figaro ne dit pas autre chose : « quand la neige est venue tendre sans bruit son épais tapis sur la terre, on pousse une légère exclamation de joie et de surprise. Toutes les laideurs de l’hiver s’en sont allées ; chaque maison ressemble à une belle dame qui aurait mis ses fourrures ; les toits se détachent gaiement sur le ciel pâle et clair ; on est en pleine floraison du froid. Depuis hier, Paris éprouve cette gaieté que la neige donne aux petits et aux grands enfants. On est tout bêtement joyeux, parce que la terre est blanche. »

    Petite précision, ce texte a été publié par Le Figaro le… 17 janvier 1867. On peut le découvrir dans l’édition de ce jour. Il est signé d’un certain… Emile Zola.

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