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    Espagne: des mesures pour protéger les femmes en écho à l'affaire Weinstein

    ERS/Steve Crisp/File Photo La vague mondiale de protestation suscitée par les scandales sexuels liés au producteur Weinstein déferle aussi en Espagne. REUTERS/Steve Crisp/File Photo

    La vague mondiale de protestation suscitée par les scandales sexuels liés au producteur Weinstein déferle aussi en Espagne. Plusieurs municipalités sont en train de prendre conscience que les femmes sont des proyers faciles d’amuseurs sexuels et ont pris des initiatives pour les protéger. A commencer par les municipalités de Bilbao, au Pays basque, et de Tarrassa, en Catalogne.

    De façon presque parallèle, ces communes qui sont des villes importantes, ont décidé d’obliger les bus de nuit qui parcourt ces agglomérations et leurs environs à prévoir de haltes spécifiquement pour les femmes. Concrètement, cela signifie que toute femme qui veut monter dans un de ces bus, ou descendre d’un de ces bus, pourra à tout moment exiger une halte, à la demande. Une façon de prévenir ou de réagir à une quelconque menace, hommes seuls ou bandes de jeunes qui s’amusent à molester dans certaines zones. Les deux autres grandes villes du Pays basque, la capitale Vitoria et Saint-Sébastien s’apprêtent à faire de même.

    Lié au scandale Weinstein

    Il y a dans l’air, dans les rues, dans les médias aussi, plateaux de télévision ou éditoriaux dans la presse, une sensibilité spéciale, une véritable prise de conscience. Pourtant, dans les premières semaines du scandale aux Etats-Unis, le mutisme a été impressionnant, en Espagne. A part quelques paroles de Pénélope Cruz, et de Pedro Almodovar, presque personne dans le monde artistique n’a osé dire quelque chose sur ce sujet. Le tabou a mis du temps a sauté, mais cela a fini par arriver. Il y a peu, 3000 intellectuels, féministes et artistes ont créé un groupe qui s’appelle « Caja de Pandora », la boite de Pandore, une sorte de Me too espagnol.

    Une sensibilité spéciale en Espagne

    Le président socialiste José Luis Zapatero a été le premier des pays du sud, en 2004 à faire voter une loi radicale, obligeant les juges à imposant des mesures très dures en cas d’agressions contre les femmes, en particulier des mesures d’éloignement des possibles maris ou conjoint violents. En 2017, 49 femmes ont été assassinées par leurs compagnons. La violence de type sexuel est devenue une cause nationale, embrassée par les partis de gauches et conservateurs. En fin d’année dernière, l’Espagne entière a assisté, écœurée, à un procès appelé La manada, la meute, le cas de 5 jeunes sévillans qui ont abusé sexuellement pendant d’une jeune fille lors des fêtes de san Fermines à Pampelune en juillet 2016. L’affaire Weinstein est arrivée après et, aujourd’hui, la caisse de résonance est très forte. Et très certainement, cela ne faire que grandir dans les mois à venir.


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