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    Kenya: création d'une agence nationale unique dédiée au développement

    Uhuru Kenyatta prononce son discours de président réélu, à Nairobi, au Kenya, le 30 octobre 2017. REUTERS/Thomas Mukoya

    C'est un des premiers grands projets annoncés par le président kenyan Uhuru Kenyatta depuis sa réélection en octobre. 6 grandes agences financières vont fusionner pour former ce que le gouvernement appelle une « méga banque de développement ». Une équipe a été créée pour étudier les modalités de cette fusion. Cette décision fait suite à un rapport produit en 2013 qui pointait du doigt les déficiences de l'administration et les besoins d'efficacité.

    Le Kenya projette de créer un guichet unique géant. La Banque de développement, la Banque industrielle de développement, l'Agence de biens industriels et plusieurs fonds pour les jeunes et les femmes ne feront bientôt plus qu'un. Objectif : faire des économies, améliorer l'efficacité et éviter les doublons. Kwame Owino, responsable de l'institut économique de Nairobi.

    « Le Kenya a tellement d'institutions étatiques, qui font souvent la même chose, et chacune a du personnel. Donc il y a vraiment un besoin d'améliorer l'efficacité et de consolider ces agences. L'inefficacité du secteur public, ralentit les affaires, ralentit les grands mais aussi les projets modestes.
    Donc c'est une bonne idée d'abord parce que les banques ont besoin d'un capital important. Avoir de petits fonds les rend fragiles. En les fusionnant, la direction pourra réaliser des choix stratégiques sur quels types de business devront être soutenus, et cela rendra l'institution plus compétitive.
     »

    Locomotive de l'Afrique de l'Est, le Kenya pâtit néanmoins d'une lenteur administrative qui a des causes historiques comme l'explique Aly-Khan Satchu, analyste en investissement.

    « Actuellement le système est confus. On a mis des rustines là où il y avait des problèmes, mais il n'y a pas eu de refonte de la structure. Tout cela est un héritage de l'indépendance quand il a fallu trouver des solutions en urgence pour faire marcher le système, sans créer de structure viable. Et puis la bureaucratie n'est pas forcément la meilleure des solutions. Vous avez peut-être le budget, mais pour l'application, ce n'est pas ça. Le défi pour le gouvernement aujourd'hui, c'est de débloquer l'exécution des décisions. »

    L'économiste garde toutefois une certaine méfiance. Il attend de voir.

    « Malheureusement beaucoup de projets qu'on a appelés des éléphants blancs, ont échoué. On a eu par exemple la grande zone agricole près de la rivière Tana. C'était un énorme projet. Il n'a jamais abouti et la production était si faible, c'en était embarrassant. Des tonnes d'argent ont été jetées par la fenêtre. Il y a beaucoup d'histoires comme ça. »

    Le gouvernement a mis sur pied une équipe chargée d'étudier les aspects légaux et institutionnels de cette fusion géante. En attendant, les autorités ont demandé aux 6 agences de geler tout recrutement et de n'acquérir aucun bien ou propriété.

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