GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 22 Octobre
Mercredi 23 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: Cyril Ramaphosa, nouveau président de l’Afrique du Sud…

    Prestation de serment de Cyril Ramaphosa, nouveau président de l'Afrique du Sud, face aux parlementaires, le 15 février 2018. REUTERS/Rodger Bosch

    Par Sebastien Duhamel

    C’est LE sujet qui anime le continent… A commencer par l’Afrique du Sud elle-même naturellement : « Hello Mr President » titre Le Mail and guardian… relatant l’élection sans opposition et sans vote de Cyril Ramaphosa hier jeudi au Parlement… Le journal cite précisément les mots du juge Mogoeng, président de la Cour constitutionnelle, qui a scellé le destin de l’ancien vice président et par là de son pays également : « Il n’y a pas d’autre nomination, seul un candidat a été nominé. Je déclare l’honorable Ramaphosa dûment élu président de l’Afrique du Sud »… Le quotidien sud-africain explique par ailleurs que le nouveau chef de l’Etat a fixé comme cheval de bataille la lutte contre la corruption et ce qu’il appelle « la capture de l’Etat ». Le successeur de Jacob Zuma devrait présenter les grandes lignes de ce chantier dans son discours sur l'état de la Nation, ce sera ce vendredi soir. «  Autre projet du nouveau chef de l’Etat nous explique le journal : faire travailler main dans la main les partis politiques, malgré des allégeances concurrentes…»

    Le site News24 revient pour sa part plus en détail sur cette session parlementaire extraordinaire

    Il la retrace étape par étape. Des sièges vides du Parlement une demie heure avant la session, à la standing ovation ayant suivi l’annonce du juge Moroeng, aux multiples félicitations adressées au nouveau chef de l’Etat. Mais en passant également par les interpellations de l’opposition, à commencer par Julius Malema leader des EFF, déclarant que cette élection serait illégitime. Ce à quoi Cyril Ramaphosa a répondu sereinement par un léger sourire selon le site sud-africain. Il relate également l’intervention de Mosuioa Lekota, chef du Congrès du Peuple qui a contesté la procédure de nomination, mais en vain… Le Mail and Guardian nous précise d’ailleurs que l’opposant a fait part de son souhait de porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle.

    Un changement au sommet de l’Etat sud-africain qui fait également la Une ailleurs sur le continent

    Au Burkina Faso, Wakat Sera se tourne vers l’avenir et prévient qu’un travail important attend désormais le président élu, « sinon désigné » car il n’y a pas eu d’élection, souligne le journal qui précise que Cyril Ramaphosa «  va devoir nommer un nouveau gouvernement, relancer l’économie et surtout tenter d’unifier le parti au pouvoir, en vue des élections de mai 2019 ».

    « Un roi s’en va, un autre s’en vient » annonce de son côté Le Pays en introduction de son article…

    L’épilogue d’une crise politique qui aura duré plus de deux mois, rappelle-t-il… Mais de deux choses l’une selon Le Pays : il s’interroge tout d’abord « l’ANC, le parti au pouvoir, saura-t-il opérer sa mue ? » Car, sur les trois présidents que la formation politique a donnés au pays depuis la fin de l’apartheid, deux ont été contraints à l’abandon du pouvoir et pour les mêmes raisons : des affaires de pots-de-vin. Pour Le Pays, il est donc impératif que le parti revoie son casting pour proposer aux Sud-Africains des hommes d’Etat dont la légitimité n’est pas seulement tirée du passé de la lutte contre la domination blanche, mais qui sont aussi en phase avec les aspirations du peuple d’aujourd’hui… Ça c’est une chose, en interne. Mais d’autre part, le journal burkinabè estime qu’il faut saluer la force des institutions sud-africaines qui ont fini par triompher de la résistance de Jacob Zuma. « C’eût été sous d’autres cieux en Afrique, l’armée se serait invitée en arbitre dans ce bras de fer ». Le Pays reprend : « Il faut tout aussi se féliciter du fonctionnement de l’ANC qui rompt avec l’image des partis au pouvoir sur le continent, où la moindre opposition au chef de l’Etat entraîne au mieux la disgrâce et au pire la prison pour ne pas dire parfois des assassinats ». « Les institutions sud-africaines doivent donc faire exemple estime enfin Le Pays, car Zuma peut en cacher bien d’autres sur le continent, notamment dans sa sphère francophone où il est suicidaire de lever le petit doigt contre certains dirigeants. » Le site de conclure : « Il est donc temps que se lève l’étendard de la révolte contre cette race de dirigeants qui, comme des sangsues, se repaissent de la sueur et du sang de leurs peuples ».

    Le Monde Afrique se penche également sur cette élection

    Il rappelle que ce n’est que 15 heures après la démission de Jacob Zuma que Cyril Ramaphosa a été élu par les députés… Le Monde Afrique d’esquisser ensuite la tache qui attend le nouveau président, car ces dernières semaines M. Ramaphosa a promis de tourner rapidement la page Zuma, « assurant à qui voulait l'entendre que l'Afrique du Sud était entrée dans "une nouvelle ère", selon le journal français qui rappelle que, comme un symbole du changement promis, la police a perquisitionné, mercredi, le luxueux domicile de la sulfureuse et jusque là intouchable famille Gupta, et que la justice a également émis, hier, un mandat d’arrêt contre l'un des frères Gupta... »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.