GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 20 Septembre
Vendredi 21 Septembre
Samedi 22 Septembre
Dimanche 23 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 25 Septembre
Mercredi 26 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    Lente et difficile diversification de l’économie du Congo-Brazzaville

    Capture d'écran du site de l'Agence pour la promotion des investissements au Congo-Brazzaville, l'API. http://www.apicongo.org/

    Durement marquées par la chute des cours du pétrole en 2014, les autorités du Congo-Brazzaville ont affiché l’année suivante leur volonté de sortir de la dépendance aux hydrocarbures, qui représentaient 60% du PIB, 70% des recettes budgétaires et 90% des recettes d’exportation. Elles ont ainsi défini les « sept piliers de la diversification » économique. Une feuille de route que l’API, l’Agence de promotion des investissements, utilise pour susciter l’intérêt des opérateurs nationaux et étrangers. Des représentants de l’API étaient la semaine dernière à Paris, pour attirer les investisseurs français au Congo.

    Depuis 2015, les investisseurs étrangers ne se bousculent pas au Congo. Annick Patricia Mongo, directrice générale de l’API, demande de la patience : « La promotion des investissements, c’est un travail lent, dont on ne voit pas les résultats tout de suite. Vous allez vers les autres, vous allez promouvoir votre pays, expliquer, les appeler vers vous et c’est petit à petit ; ce n’est pas comme ça qu’ils vont dire : "Bon, ah oui aujourd'hui on va mettre notre argent au Congo". Non. Ils doivent être convaincus que s’ils mettent leur argent au Congo, ils vont faire une affaire, il y aura un retour sur investissement. » Le sous-sol congolais contient quelques minerais, mais le secteur qui pourrait rapidement contribuer à l’augmentation du produit intérieur brut du pays, c’est l’agro-industrie.

    La mise en concession d’anciennes palmeraies d’Etat laissées à l’abandon

    Le groupe privé Eco-Oil Energie, qui a eu des concessions de l'Etat, est pour le moment le premier qui symbolise un début de diversification d’une économie qui reposait jusqu’ici sur les hydrocarbures. Eco-Oil Energie produit aujourd’hui de l’huile de palme et des produits dérivés, notamment la margarine. Il produira bientôt la pâte à tartiner et des jus de fruit vers la fin de l’année 2018. Il projette par la suite produire de l’huile d’arachide. Mais Eco-Oil ne sera viable que si les exploitations agricoles des particuliers fonctionnent bien, selon Erick Raulet, directeur du développement et directeur du programme Eco+ : « Si nous n’apportons pas la rentabilité aux exploitants agricoles, ils ne rentreront pas dans ce plan-là, nous n’aurons pas suffisamment de production, nous ne pourrons pas nous développer. Donc nous avons un souci permanent sur le niveau de prix auxquels nous allons acheter les productions. Alors ce sera plus simple sur certaines filières, comme le palmier à huile, sans doute aussi comme les fruits pour faire les jus ; ça sera peut-être un peu plus complexe sur le cacao, qui est soumis différentes fluctuations, on l’a vu ces derniers mois sur le marché avec quelques fois des stocks importants. Mais ça reste un critère très important, que la rentabilité des exploitants agricoles, il n’y a qu’à ce prix-là que ça se développera vraiment sur le pays et que l’agriculture aura enfin la place qu’elle mérite. » Environ 250 exploitants agricoles fournissent des cerises de palmiers à huile à Eco-Oil Energie.

    Miser sur un marché plus large que le Congo

    Diplômée en finances et ancienne employée dans des banques de la place de Paris, la Franco-Congolaise Clenne Mouangou cherche des partenaires techniques et financiers. Elle s’est lancée dans l’élevage de porcs près de Brazzaville, une idée qui lui est venue parce qu’à chaque voyage Paris – Brazzaville, ses connaissances lui demandaient du saucisson : « Je me suis lancée vraiment sans business plan, j’ai fait l’acquisition du terrain en 2014, en 2015 j’ai commencé l’activité avec quatre femelles et un mâle et, aujourd’hui, j’ai un cheptel qui compte environ 200 têtes. Je fais uniquement de la production pour l’instant, mais mon objectif reste de passer à la phase de transformation, qui va apporter en fait la valeur ajoutée au produit et qui par la suite aussi permettra de créer des emplois et de développer le secteur rural. » Clenne Mouangou a maintenant fait un plan d’affaires et une étude de marché, qui pourra s’étendre, au-delà de Brazzaville, à Kinshasa, la capitale voisine de la RD Congo.

    Pour attirer les investisseurs au Congo-Brazzaville, qui compte environ 5 millions d’habitants, l’API met en avant les dizaines de millions de consommateurs des pays d’Afrique Centrale.


    Sur le même sujet

    • Afrique Économie

      Congo-Brazzaville: un plan de développement pour diversifier l’économie

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.