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    A la Une: le gouvernement face au problème de la radicalisation

    Le Premier ministre Edouard Philippe lors de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation du gouvernement à Lille le 23 février 2018. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    Le Premier ministre Édouard Philippe était à Lille ce vendredi 23 février pour présenter son nouveau plan de lutte contre la radicalisation. Un plan promis en septembre dernier par le président Emmanuel Macron, rappelle le journal Le Monde. Le quotidien précise « qu’il ne s’agit pas ici de rechercher une énième recette miracle pour déradicaliser des personnes qui auraient basculé dans le terrorisme islamiste, mais plutôt de déployer tous azimuts une stratégie de prévention de ce phénomène ».

    Le plan est d’ailleurs baptisé « Prévenir pour protéger ». Une stratégie de prévention axée autour de 60 mesures que nous détaille le quotidien du soir. L’accent est ainsi mis sur la lutte contre la théorie du complot dès l’école, sur la sensibilisation des entreprises au problème de la radicalisation. Le plan prévoit aussi de permettre aux chercheurs d’avoir accès à des données extraites du fichier des personnes radicalisées. Sur la question de l’incarcération, il est prévu de regrouper les détenus radicalisés. « Un virage à 180 degrés », analyse Le Monde, puisque jusque-là la stratégie était plutôt celle de « l’éparpillement ».

    On peut également lire dans Le Figaro que trois « centres de jour » seront créés à Marseille, Lyon et Lille. Ils accueilleront des radicalisés « sous main de justice » pris en charge individuellement. Le Figaro note que cette mesure s’inspire d’une expérience danoise, critiquée aujourd’hui. Le Figaro interroge la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts Esther Benbassa. C’est elle, avec une autre sénatrice Les Républicains, qui avait rédigé un rapport sur les politiques de déradicalisation en France.

    Esther Benbassa dans Le Figaro insiste sur la nécessité de « changer de paradigme ». Elle explique par exemple préférer le terme de « désengagement » à celui de « déradicalisation ». Selon elle, on a tendance à trop se focaliser sur l’islam, alors que ce n’est qu’un « véhicule » dit-elle, « l’essentiel » étant « l’idéologie de Daech, forte et structurée ». Pour Esther Benbassa, la priorité reste la « réinsertion ». « Si l’on ne parle pas de réinsertion, on ne pourra jamais faire le reste », martèle-t-elle.

    Un plan qualifié de « buffet garni » par Les Dernières Nouvelles d’Alsace. « On y met de tout pour que personne n’y trouve à redire » est-il écrit. Pour le quotidien alsacien, « mitonner la déradicalisation à tant de sauces n’est pas en soi gage d’efficacité ». De son côté, La Charente Libre craint que « l’omniprésence des pouvoirs publics et la mise en première ligne de ses agents » (notamment dans les écoles) ne mène à une stigmatisation des musulmans. « Parce que, explique La Charente Libre, le plan ne dit pas » quels sont les indicateurs à prendre en compte. « Une barbe longue, le refus d’aller à la piscine ou de manger du porc seront-ils détectés comme des signes de radicalisation ? » interroge le journal. Et de conclure « à trop craindre de négliger le moindre signe, le risque est de soupçonner sans discernement ».

    Les déchirements de la droite

    Dans une interview accordée au journal Libération, l’historien Gilles Richard, spécialiste des droites en France, revient sur la crise qui secoue le parti Les Républicains. D’après lui, les propos polémiques de Laurent Wauquiez, révélés par l’émission Quotidien, et les réactions indignées dans son camp (par exemple celle de Valérie Pécresse) mettent en lumière les désaccords quant à la stratégie de Laurent Wauquiez. Une stratégie qui s’inspire de celle de Nicolas Sarkozy à l’époque, et qui consiste à « siphonner » les voix du Front national.

    Pour cela, explique Gilles Richard, « Laurent Wauquiez enfonce le clou dans le clivage entre européistes et nationalistes pour se créer un espace ». L’objectif final étant de faire de LR « la grande force nationaliste à la place du FN ». Ainsi, « cherchant à convaincre les mêmes électeurs » écrit le journal Le Monde, « Laurent Wauquiez et le Front national surfent sur l’antisystème », à l’image de Donald Trump aux États-Unis.

    Le spécialiste de la politique américaine Corentin Sellin, interrogé par Le Monde, trouve également des inspirations « trumpiennes » chez Laurent Wauquiez. Il pointe « une volonté délibérée d’employer des mots populaires, une gouaille qui s’adresse d’abord à l’homme de la rue ». « Comme Trump », poursuit Corentin Sellin, Laurent Wauquiez a la « volonté de choquer, d’être dans l’invective qui fait réagir ».

    Autre signe de cette « trumpisation » de la droite et de l’extrême droite françaises, Marion Maréchal-Le Pen s’est rendue à une convention de conservateurs aux États-Unis. À la tribune, elle s’est approprié le slogan de campagne de Donald Trump – « America First » – en prônant « la France d’abord ». Mais pour les cadres du Front national, le parti ne s’inspire pas du président américain. C’est même le contraire selon certains ! « On a fait du Trump avant Trump ! », clame le secrétaire national aux fédérations FN Jean-Lin Lacapelle dans les colonnes du monde, citant en exemple la préférence nationale, équivalent français du « America First ».

    Le Salon de l’Agriculture s’ouvre dans un contexte difficile

    C’est le passage obligé pour les leaders politiques français. Le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes ce samedi Porte de Versailles à Paris. Un salon marqué par les difficultés que rencontre depuis plusieurs années le secteur agricole. Le journal régional Le Progrès distingue ainsi les « deux visages de l’agriculture française ».

    D’un côté, les agriculteurs « qui s’en sortent très bien grâce à des filières organisées et des produits valorisés par des appellations ou des indications protégées ». Et de l’autre, les producteurs « contraints de vendre le fruit de leur travail en dessous du coût de revient à cause d’un manque de compétitivité et de prix bas imposés par l’industrie agroalimentaire et la grande  ».

    Emmanuel Macron, lui, se rend aujourd’hui au Salon. Une visite record de 12 heures est annoncée. Le président qui, il y a quelques jours, promettait une « révolution culturelle » du secteur agricole devant de jeunes exploitants réunis à l’Élysée. « Il veut prendre le taureau par les cornes, pour changer les règles du jeu », résume l’éditorial du Figaro. « Emmanuel Macron veut tourner une nouvelle page », estime de son côté Le Courrier de l’Ouest.

    Le Courrier de l’Ouest qui réclame un passage rapide de la parole aux actes. L’Union souligne d’ailleurs le scepticisme des agriculteurs. Pour le journal, tous n’attendent pas le président « avec un bon fromage, un pâté du terroir ou un verre de vin de pays ».


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