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    Les entreprises qui vous veulent du bien

    Les «GAFA», les cinq géants américains, Google, Apple, Facebook et Amazon. Damien MEYER / AFP

    L'entreprise peut-elle être au service du bien commun ? Le gouvernement a chargé l'ancienne syndicaliste Nicole Notat et le patron de Michelin Jean-Dominique Senart d'un rapport sur la question et ils présentent aujourd'hui leurs conclusions.

    C’est un rapport très attendu, car la France fait partie des pays européens en retard sur la définition du rôle social de l’entreprise. Le président Macron a donc commandé ce rapport pour l’aider à rédiger une grande loi sur la transformation de l’entreprise. Il est prêt à modifier le Code civil s’il le faut. Le code napoléonien stipule que le but d’une entreprise est de faire du profit, un point c’est tout. Une définition qui convient très bien à Pierre Gattaz (président du Medef) et à une partie du Medef. Mais pas du tout à la CFDT.

    Le syndicat qu’a dirigé Nicole Notat plaide depuis des années en faveur de l’objet social de l’entreprise.

    En clair, l’entreprise ne doit pas seulement penser à gagner de l’argent, elle doit aussi se préoccuper du bien commun. Cette immixtion du privé dans les affaires publiques est déjà une réalité juridique aux Etats-Unis où il existe un statut de « benefit corporation », entreprise de mission. Et c’est aussi une réalité dans le débat politique depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

    Ses décisions ont réveillé les dirigeants d’entreprise. Ils se sont engagés en faveur de l’accord de Paris sur le climat que le président américain a dénoncé et ont pris la défense des immigrés sans papiers que le président américain veut renvoyer chez eux.

    Et leurs intérêts dans tout ça ?

    Ils ne sont pas oubliés, bien au contraire. Les GAFA se sont mobilisés pour les immigrés parce qu’ils ont besoin des talents du monde entier et Starbucks a besoin de cette main-d’œuvre pour faire tourner ses cafeterias. Aux Etats-Unis cet engagement des entreprises va même au-delà des mots. Des grands groupes se substituent de plus en plus aux missions de l’Etat.

    Ce n’est plus la Nasa qui part à la conquête de l’espace, mais le milliardaire Elon Musk, et c’est Google qui finance les recherches sur le transhumanisme. Une puissante multinationale a les moyens et le temps devant elle pour mener les projets qu’un gouvernement désargenté, soumis régulièrement au couperet des urnes, a de plus de mal à mettre en œuvre.

    Les entreprises qui remplacent les Etats, faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ?

    Les plus grandes, souvent plus riches que les Etats, sont devenues de fait des concurrents de la puissance publique. Et cela semble être une évidence pour les Français récemment sondés par l’agence de communication Havas. De plus en plus déçus par les politiques, 60 % d’entre eux pensent que les entreprises ont un rôle plus important que les gouvernements dans la création d’un avenir meilleur. Ils n’étaient que 30 à 40 % à partager cet avis il y a 7-8 ans. Quand on voit les dérives de certaines d’entre elles, Lafarge en Syrie, ou encore des frères Gupta dans l’Afrique du Sud de Jacob Zuma, on voit qu’elles n’œuvrent pas forcément pour le bien commun. Sans parler du fait qu’elles sont devenues les championnes de l’esquive fiscale. C’est donc urgent d’inscrire dans la loi leur objet social parce qu’elles imposent déjà leurs vues. Pour le pire comme le meilleur des mondes.

    En bref,

    En France, le groupe Carrefour accuse une perte sèche de 500 millions d'euros en 2017.

    Alors que le géant de la distribution était bénéficiaire en 2016. Pour son PDG Alexandre Bompart il faut accélérer la transformation du groupe qu'il a présenté il y a quelques semaines pour redresser au plus vite ces mauvais comptes.

    En Afrique du Sud on est invité à prendre sa douche en musique pour économiser l'eau.

    Des artistes ont produit des chansons de 2 minutes chrono pour aider les habitants du Cap à limiter leur consommation d'eau, la toilette ne devant pas excéder le temps d'une chanson pour repousser le jour zéro où l'eau ne coulera plus du robinet. Plus les habitudes changeront plus cette date s'éloignera. Cette échéance fatidique a été repoussée au 4 juillet.


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