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    Les journées «agrodiversité» à l’Ecole Supérieure d’Agriculture à Angers

    L'Ecole Supérieure d'Agriculture à Angers. © RFI/Sayouba Traoré

    L’agrodiversité, c’est cette nouvelle agriculture qui recouvre à la fois deux choses. D’une part, l’ensemble des plantes cultivées et des animaux d’élevage, qui se déclinent en variétés différentes (pour les plantes) et en races différentes (pour les animaux). Et d’autre part, l’ensemble des paysages agricoles produits par l’homme au cours de l’histoire.

    D’abord les principes premiers de cette affaire, autrement dit, c’est quoi le problème ? On connaît environ 1,7 million d’espèces vivantes dans le monde, et la liste s’allonge d’une quinzaine de milliers chaque année. Pour les virus, on en connaît 5.000 et on estime leur nombre total à environ 300.000. Pour les bactéries, on en connaît 4.000 pour un total estimé à 400.000. Le nombre des champignons répertoriés s’élève à 70.000, alors qu’on pense qu’ils seraient 1 million. Les végétaux connus sont environ 250.000, et on en espère 300.000. Les insectes connus sont 950.000, alors qu’on pense qu’ils seraient 8 millions. Il en est de même pour les vertébrés, les mollusques et les crustacés.

    Ce qui pose problème, c’est que pour cultiver environ 300 essences végétales, l’homme ravage l’environnement. Et en détruisant le cadre de vie, c’est naturellement les processus vivants qui sont eux-mêmes menacés. La question posée, pendant ces trois journées, à Angers est celle-là : comment intégrer plus de biodiversité dans les champs ?

    Voilà l’idée centrale de cette agrodiversité. Ce qui suppose de nouvelles façons de travailler, donc de nouvelles techniques agricoles. D’abord répudier le travail du sol, alors que ça fait plus de 8000 ans qu’on a cette habitude agricole. En termes clairs, ne pas labourer, ne pas biner, bref ne pas agresser le sol et les éléments du vivant qui y sont. Ensuite, maintenir le couvert végétal, c’est-à-dire ne pas laisser le sol nu. Evidemment ne pas utiliser de produits chimiques, ou alors limiter leur utilisation quand on ne peut pas faire autrement. L’association des plantes, en somme, faire jouer les propriétés des plantes. Bref, dans cette nouvelle agriculture, combiner les forces de la nature pour favoriser la production agricole. Il faut savoir que dans la nature, les plantes sont en compétition pour le rayonnement lumineux et pour les nutriments dans le sol.

     

    Invités :
    - Bruno Parmentier, économiste, ancien directeur général de l’Ecole supérieure d’Agriculture, consultant et conférencier sur les problèmes agricoles et alimentaires
    - Frédéric Thomas, agriculteur dans le Loir et Cher, formateur en agriculture de conservation, membre de l’association BASE
    - Joëlle Fustec, responsable de l’Unité de recherche LEVA à l’Ecole Supérieure d’Agriculture
    - Mathieu Lorin, enseignant-chercheur en Agronomie à l'Ecole Supérieure d’Agriculture.

    Production : Sayouba Traoré
    Réalisation :
    Ewa Moszynski


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