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    Développement durable: huit Ivoiriennes récompensées pour leur engagement

    Denise Epoté. © RFI/Pierre René-Worms

    L’Afrique en marche, les têtes d’affiche de Denise Epoté de TV5Monde, comme chaque dimanche sur RFI. Au menu de cette édition, huit Ivoiriennes récompensées pour leur engagement en faveur du développement durable ; le regard du journaliste ivoirien Issa Yeresso Sangara sur les médias nationaux ; l'écrivaine Mariama Sama Baldé pour son ouvrage Tissé Boubou.

    ►Six femmes, ambassadrices des ODD

    Assane Diop : Un tir groupé pour votre première tête d’affiche cette semaine. Elles sont huit Ivoiriennes, six ministres et deux députées. Elles seront récompensées le 17 avril prochain à Genève, pour leur engagement en faveur de la mise en lièvre des objectifs du développement durable.

    Denise Epoté : Parce qu’au quotidien dans les fonctions qu’elles occupent, elles mettent tout en œuvre pour atteindre les 17 objectifs du développement durable dont celui d’éradiquer la pauvreté. Les ministres Mariétou Kone, Kandia Camara, Anne-Désirée Ouloto, Raymonde Goudou Coffie, Ly Ramata Bakayoko, Kaba Niale et les députées Belmonde Dodo et Marie- Paule Kodjo, seront célébrées.

    En proposant ces huit femmes, la coalition des ONG pour les objectifs du développement durable que dirige Desirée Djomand a tenu à saluer les actions de ces femmes battantes qui contribuent à la transformation de la société ivoirienne. Cette distinction internationale est d’autant plus méritée pour les six ministres qu'il n’y a pas une femme de plus au sein du gouvernement d’Amadou Gon Coulibaly, qui compte 28 membres. Messieurs les ministres, vous savez ce qui vous reste à faire pour vous retrouver à Genève à la tribune de l’ONU.

    ►Issa Yeresso Sangare, zoom sur la RTI

    Assane Diop : On part en Côte d’Ivoire pour votre deuxième sélectionné de la semaine. Le journaliste Issa Yeresso Sangare, qui vient de publier chez L'Harmattan ici à Paris, un essai sur la télévision nationale ivoirienne, la RTI de 1963 à 2011. Faut-il s’en étonner Denise ? Notre confrère constate que le média audiovisuel d’Etat été davantage un instrument politique que de développement.

    Denise Epoté : Voilà qui est dit. Et pour qui connaît Issa Yeresso Sangare, ce point de vue n’est pas surprenant. Le côté provocateur de celui qui occupa au sein la chaîne nationale ivoirienne les fonctions de producteur et de réalisateur est connu. Mais si ses propos déplaisent, on peut difficilement lui reprocher de ne pas connaître l’institution qu’il décrit si bien en 223 pages.Tout y passe, son arrivée en 1975 dans l’institution créée 12 ans plus tôt par Félix Houphouët-Boigny. Trois ans après l’accession du pays à l’indépendance, c'était un choix osé. Les objectifs assignés à ce nouveau média : renforcer la cohésion nationale, positionner son pays sur la scène internationale et promouvoir le développement.

    La RTI était sa télévision un instrument stratégique pour le contrôle de l’opinion. Elle le restera pour ses successeurs avec une particularité pour chacun. L’autoritarisme pour Henri Konan Bédié, le réformisme inachevé sous la transition militaire dirigée par le général Robert Guei, le nationalisme populiste sous Laurent Gabgbo et le souverainisme avec l’ambition d’un pays émergent avec Alassane Ouattara. Vous saurez tout sur les cinq rendez-vous d’information de la RTI. Sur les émissions satiriques. Vous saurez aussi que les journalistes ivoiriens sont accusés de tous les maux : partialité, militantisme politique, corruption, manque de formation et non respect de la déontologie. Griefs que l’auteur trouve fondés mais les conditions de travail et les pressions politiques y sont pour beaucoup.

    ►Mariama Samba Balde, ode au boubou

    ►Assane Diop : Encore un autre auteur pour votre dernière tête d’affiche. La Sénégalo-Guinéenne Mariama Sama Balde. Elle a publié aux éditions Paroles tissées en France l’ouvrage Boubou (Hors clichés). Un vêtement masculin en cotonnade unie ou imprimée porté un peu partout en Afrique.

    Denise Epoté : En ce qui concerne les Africains, vous avez raison Assane, ils portent tous le boubou avec élégance et grâce. Et c’est ces modèles d’un jour que Mariama Samba Balde a voulu immortaliser dans ce livre de photos. L’idée du livre est née d’une vexation à la suite des propos tenus par un homme politique français commentant le boubou que portait Ségolène Royal lors d’une visite au Sénégal. Il avait déclaré qu’en boubou, elle lui rappelait sa femme de ménage et que cette tenue ne reflétait pas l’image d’une femme politique d’envergure.

    Pour dénoncer ces poncifs racistes, l’auteur a choisi de ne pas se taire. Elle dédie ce livre de photos et de textes à Aïssata Boiro, directrice du trésor public en Guinée, lâchement assassinée en 2012. Sa rectitude et son élégance incarnaient à merveille l’esprit du boubou. Boubou (Hors clichés), ce sont 245 pages dans lesquelles les modèles posent avec ce vêtement qui porte l’empreinte de la religion musulmane mais qui habille si bien chrétiens, animistes et athées. Réalisatrice et photographe, Mariama Samba Balde a su capter la relation que ses modèles connus et inconnus ont avec ce vêtement. Comme Ousseynou Diop, ancien combattant de la guerre 1939-1945 qui arbore ses nombreuses décorations sur son boubou blanc immaculé.

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