GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 15 Décembre
Dimanche 16 Décembre
Lundi 17 Décembre
Mardi 18 Décembre
Aujourd'hui
Jeudi 20 Décembre
Vendredi 21 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Politique à Madagascar: «On est maintenant dans une autre ère»

    Henry Rabary-Njaka, chef de la diplomatie de Madagascar (mars 2018). RFI/Sarah Tetaud

    Le ministre malgache des Affaires étrangères, Henry Rabary-Njaka, était en France cette semaine. Il a été reçu vendredi par son son homologue français, Jean-Yves Le Drian. Ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de la rencontre entre les présidents Macron et Rajaonarimampianina, le 28 juin dernier. L'occasion pour les deux ministres de parler des relations entre leurs deux pays, à quelques jours de l'ouverture des assises franco-malgaches de la coopération décentralisée, qui se tiendront du 5 au 7 mars prochain à Antananarivo. De passage dans les locaux de RFI, Henry Rabary-Njaka répond aux questions de Clémentine Pawlotsky.

    RFI: Le procès de Houcine Arfa, ce Français qui s’est évadé de façon assez spectaculaire de sa prison malgache, doit se tenir la semaine prochaine. Un mandat d’arrêt international a été émis contre lui. Les autorités françaises ne l’ont pas arrêté. Est-ce que vous regrettez que la France ne mette pas plus de moyens en œuvre pour le rechercher, dans le cadre de la coopération judiciaire ?

    Henry Rabary-Njaka: Madagascar a sollicité la France pour rechercher cet individu. La France a répondu favorablement à cette demande puisque maintenant cet individu figure au fichier des personnes recherchées en France. Il dit qu’il est en France, il intervient sur des radios et il a même fait sortir un reportage filmé sur une chaîne de télévision privée. Il faudrait maintenant que l’on s’active un peu plus et que la justice suive son cours.

    Madagascar cherche à accroître son rayonnement extérieur. Vous avez effectué plusieurs déplacements à l’étranger, le président Hery Rajaonarimampianina aussi. Tous ces efforts ont-ils porté leurs fruits ?

    Je pense que les choses se sont beaucoup améliorées. Nous avons hébergé le 16ème sommet de la Francophonie, en novembre 2016 et juste avant ceci, c’était le sommet de la Comesa. Nous avons retrouvé notre place au sein de la SADC et au sein de l’Union africaine. Tout ceci montre que, sur le plan multilatéral, nous sommes très actifs et les premières retombées sont conséquentes puisqu’il s’est tenu à Paris, en décembre 2016, la Conférence internationale des bailleurs qui a permis de faire un engagement sur le plan international de 10 milliards de dollars dont 60 % sont aujourd’hui mobilisés sur place.

    Très concrètement, qu’est-ce qui a été fait avec ces fonds ?

    A titre d’exemple, sur le plan des infrastructures routières, pour la première fois, depuis l’indépendance de Madagascar, la fameuse RN9, qui part de Toliara, qui remonte tout le long du Littoral et qui arrive jusqu’à Morondava, est aujourd’hui est bitumée sur le tiers de son tracé. C’est très important sur le plan touristique mais aussi sur le plan de l’agriculture puisqu’il y a de grandes constructions de barrages agricoles  et rizicoles qui se trouvent sur le tracé de cette route nationale. Par ailleurs, nous avons un taux de croissance de 4,1 % pour 2017 et on envisage pour 2018, 5,2. Bien entendu, ce n’est pas suffisant mais cela donne déjà un aperçu de ce que l’on veut et où on veut aller.

    L’ambassadeur de Madagascar aux Etats-Unis vient d’être nommé. D’autres nominations ont eu lieu au compte-gouttes. Il n’y a toujours pas d’ambassadeur malgache en France. N’est-ce pas un peu paradoxal pour un Etat qui souhaite promouvoir les relations de coopération avec l’extérieur ?

    Faire tourner aujourd’hui une ambassade à l’extérieur, cela coûte, pour nous, beaucoup d’argent. Il y avait des priorités qui ont fait que nous avons dû attendre cette année, pour voir les premières nominations. Ce qui est encourageant, c’est que nous sommes vraiment dans une démarche où nous mettons maintenant en place ces ambassadeurs et je pense que l’opinion publique nationale, notamment, est totalement satisfaite du choix des personnes.

    Le président de l’Union africaine, Paul Kagame, a décidé d’instituer une taxe sur certains produits importés par les pays africains. Son objectif est d’assurer l’autonomie financière de l’institution. Quelle est la position de Madagascar par rapport à cette initiative ?

    Ce qui a toujours faussé les rapports entre ce que l’on appelle les pays du nord avec les pays du sud, c’était cette situation où on avait l’impression, lorsqu’on parlait de coopération, que les pays du nord étaient là juste pour donner et que les pays du sud étaient là pour faire l’aumône. Par conséquent, aujourd’hui, si l’Union africaine veut gagner son indépendance ainsi qu’une plus grande autonomie, il n’y a pas plus normal que cela et nous sommes totalement dans cette démarche où on recherche de vrais partenariats gagnant-gagnant.

    L’Angola, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud ont récemment vu arriver, à leur tête, de nouveaux chefs d’Etat. Ces changements politiques majeurs vont-ils, selon vous, donner un nouvel élan aux relations que Madagascar entretient avec ces pays ?

    Nous avons déjà des relations excellentes avec les Etats que vous venez de citer et nous ne pouvons, bien entendu, que nous satisfaire de voir que dans les autres pays africains, il y a aussi cette pratique de démocratie. Donc, cela n’ira qu’en s’améliorant.

    Et à Madagascar, où en est l’organisation de l’élection présidentielle ?

    Comme l’a toujours dit le président de la République, il n’a jamais été question que l’élection présidentielle ne se tienne pas. L’élection présidentielle va se tenir à la fin de l’année, au mois de novembre pour le premier tour et au mois de décembre pour le second tour.

    Ne risque-t-on pas de retomber dans une crise politique ?

    Effectivement, le risque est là parce qu’il y a des gens qui ne sont pas convaincus qu’il faut passer par des élections. Vous savez, on avait une pratique à Madagascar où les gens réussissaient à s’emparer du pouvoir par des coups d’Etat. Je pense que nous sommes maintenant dans une autre ère où la démocratie a pris sa place et nous, nous demandons à ce que cette démocratie qui a été difficile à mettre en place, à cette stabilité qui est là maintenant, soient préservées et gardées.

    Marc Ravalomanana est candidat, malgré les menaces judiciaires qui pèsent contre lui. Est-ce qu’il pourra se présenter à l’élection ?

    Les candidatures à l’élection présidentielle sont ouvertes à tous les Malgaches qui remplissent les conditions, conformément à la Constitution et aux lois de notre pays. S’il a des soucis avec la justice malgache, eh bien qu’il règle ses soucis avec la justice malgache. Ses soucis datent, d’ailleurs, de l’époque où il était à la tête de ce pays. Donc, bien entendu, nous allons soutenir le candidat que nous souhaitons et que nous connaissons.

    Vous parlez du président Hery Rajaonarimampianina ?

    Le président Hery Rajaonarimampianina, pour l’instant, n’a pas encore dit s’il est candidat ou pas mais, bien entendu, le parti politique HVM dont je suis le secrétaire général, a déjà demandé, effectivement, au présent Hery Rajaonarimampianina d’être candidat à sa propre succession. Quoi de plus normal ?


    Sur le même sujet

    • Madagascar

      Madagascar: les dates de l’élection présidentielle se confirment

      En savoir plus

    • Madagascar

      Madagascar: les parlementaires discutent des nouvelles lois électorales

      En savoir plus

    • Madagascar

      Lutte contre la corruption: Madagascar encore en recul

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.