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    A la Une: colère, inquiétude et tension au Burkina

    Un homme dresse la photo d'un soldat burkinabè tué lors des attaques terroristes du 2 mars 2018. Ahmed OUOBA / AFP

    Trois jours après le terrible attentat qui a frappé Ouagadougou, la presse burkinabè, à l’image du pays, est encore sous le choc.

    « Ils ont osé violer le saint des saints ! », s’exclame L’Observateur Paalga qui revient heure par heure sur cette terrible journée de vendredi.

    Le quotidien Aujourd’hui, lui, n’en revient toujours pas. « Ambassade de France, état-major général des armées, Primature, quartiers Koulouba, Paspanga et Centre-Ville de la capitale burkinabè, brusquement, en ce vendredi, ce fut une atmosphère de fin du monde. A l’opposé des attentats des cafés Cappuccino, le 15 janvier 2016, et d’Aziz Istanbul, le 13 août, Ouagadougou semble avoir encaissé cette nouvelle barbarie humaine en apparence, tandis que des sentiments diffus se font sentir. D’abord une sourde colère étouffante, teintée d’hébétude anesthésiante, signes d’une forme d’impuissance face à ce culot des terroristes qui ont poussé l’outrecuidance jusqu’à s’attaquer et à l’extra-territorialité française et au QG des armées burkinabè. »

    Et Aujourd’hui de se poser bien des questions. « Les raisons de cette témérité sont-elles à mettre sur le compte d’une défaillance des services de renseignements burkinabè ? (…) Qui a vendu la mèche sur cette réunion consacrée au G5-Sahel qui se tenait en ces lieux ? Une taupe ? Un corbeau externalisé ? (…) Pourquoi encore le Burkina, même si Iyad Ag Ghali évoque des représailles au raid français ayant tué Hassan Asari, un proche ? (…) Vengeance par procuration du régime déchu de Blaise Compaoré, s’interroge encore Aujourd’hui, qui avait des atomes crochus avec les jihadistes dont il maternait les chefs en leur donnant le gîte et le couvert ? En clair, est-ce que ce sont les amis de l’ex-chef de l’Etat qui ont décidé de ne pas laisser Roch Kaboré gouverner tranquillement ? »

    Complicités au sein de l’armée ?

    « Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ! », lance de son côté le site d’information Wakat Séra. Wakat Séra qui pointe l’armée burkinabè : « Les assaillants seraient pour la plupart d’origine burkinabè, affirme le site. Ils auraient même bénéficié de complicités dans cette opération, car ayant une bonne connaissance des lieux (…). Pire, des militaires radiés, suite à la mutinerie de 2011 qui avait sérieusement ébranlé le pouvoir de l’ancien président Blaise Compaoré, figureraient dans les rangs des assaillants. »

    En effet, précise Le Pays, « l’attaque de l’état-major général des armées, menée par des porteurs d’uniforme de l’armée burkinabè avec un véhicule bourré d’explosifs, a été visiblement préparée et rondement exécutée par des artificiers professionnels qui seraient issus soit des rangs des soldats radiés en 2011 pour faits de mutinerie, soit de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle, démantelé au lendemain de l’échec du coup d’Etat de septembre 2015. Même s’il faut prendre cette information avec une certaine distance, on ne peut pas totalement écarter l’hypothèse de la collusion entre certains militaires burkinabè en activité ou non, avec des cellules dormantes ou opérationnelles des mouvements jihadistes dans notre pays. »

    Union sacrée !

    En tout cas, poursuit Le Pays, « au-delà des condamnations et des trémolos suscités par cette tragédie, nous devons nous dessiller désormais les yeux et prendre conscience de la gravité du péril terroriste qui nous guette, d’autant qu’il associe manifestement des nationaux et des étrangers, dans le but de faire le maximum de dégâts possibles sur notre territoire. La manière la plus simple de faire face à cette guerre asymétrique et protéiforme est de sonner le rassemblement et d’appeler à l’union sacrée de tous nos compatriotes, pour espérer sauver notre maison commune, malgré la modicité de nos moyens matériels et financiers, et malgré notre système de renseignement plus que lacunaire. »

    C’est le sens également de l’éditorial de Sidwaya, autre quotidien burkinabè : « Ce n’est pas le moment de décocher des flèches et de se tirer inutilement dans les pieds, car même les grandes puissances, parmi les mieux préparées, ne peuvent toujours anticiper une attaque de terroristes, et a fortiori prétendre les dompter. (…) Maintenant et plus que jamais, les Burkinabè se doivent de dépasser tous les cloisons idéologiques, principielles et politiques pour soutenir leur pays dans cette lutte sans merci contre le péril terroriste sur leur sol. Une guerre nous est imposée et il va falloir qu’on se donne la main, sans hypocrisie et sans calcul, pour vaincre l’ennemi commun. »


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