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    A la Une: Che bordello !

    Luigi Di Maio, le dirigeant du Mouvement 5 Étoiles lors d'un discours à Caserta le 23 février 2018. REUTERS/Ciro De Luca

    C’était le grand titre hier matin du quotidien italien Il Tempo, au lendemain des législatives. Une formule qui se passe de traduction et qui est reprise ce mardi matin par de nombreux journaux français. Le quotidien Le Monde, plus réservé dans son vocabulaire que son confrère italien, s’exclame sur 6 colonnes à la Une et en lettres capitales : « cataclysme électoral en Italie ».

    Le Monde qui constate que « le scrutin législatif du 4 mars a été marqué par la déroute de la gauche et le succès des forces antisystème, laissant le pays face à une situation incertaine. »

    En effet, précise La Croix, « le résultat des élections italiennes se traduit par un triste paradoxe. La victoire des partis "anti-système" est éclatante. Mais rien ne permet de dire comment le pays sera géré demain. Les deux formations arrivées en tête, le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, revendiquent l’une et l’autre la victoire et n’envisagent en aucun cas de gouverner ensemble. Créant un climat d’incertitude qui va peser sur l’Italie et sur toute l’Union européenne. »

    En fait, pointe Le Journal de la Haute-Marne, « au-delà de leur cuisine interne, les Italiens ont fait passer deux messages : leur exaspération face au flux migratoire qu’ils prennent de plein fouet et leur défiance vis-à-vis de l’Europe. Cette dernière ferait bien d’en prendre bonne note. Et rapidement. Ce serait un comble de voir l’un des pays fondateurs s’éloigner de ce que l’on appelle aujourd’hui l’Union européenne. Que les Britanniques s’en aillent, cela est dans l'ordre des choses pour un partenaire qui est toujours resté avec un pied dehors. Que les Italiens nous disent ciao, ce serait autrement plus grave, plus symbolique d’un mal profond. »

    Le couple franco-allemand doit retrouver son rôle de moteur !

    Le Figaro s’agace : « qui peut dire que l’on n’a pas vu venir les tensions de la société italienne autour des migrants ? Que l’on n’a pas entendu les appels de Rome à la solidarité européenne, dans son extrême solitude ? Emmanuel Macron a bien fait le diagnostic hier, pointant la "pression migratoire". Ajoutant que l’on ne peut défendre de belles idées "en faisant abstraction de la brutalité du contexte". Va-t-on en tirer les conclusions ? », s’interroge Le Figaro. « Passé le coup de tonnerre du Brexit, les Européens avaient cru un temps respirer. Les errements britanniques redonnaient des attraits à l’UE. Ici et là, les partis +populistes+ semblaient piétiner. L’accalmie a été de courte durée, soupire le journal, comme l’a aussi montré la percée de l’AfD outre-Rhin. La grande révision européenne est urgente. Hier, Angela Merkel a dit vouloir redonner une "voix forte" à l’Allemagne en Europe. Il reste à souhaiter qu’elle soit audible. »

    « Le couple franco-allemand doit retrouver son rôle de moteur », renchérit Libération. « Debout mais fragilisée par son long hiver de négociations avec les conservateurs, Angela Merkel n’a d’autre choix que de reprendre fermement la barre d’une Europe qui rassemble, renforce et rassure, au côté d’un Emmanuel Macron qui a fait de "l’Europe de l’ambition" un mantra, façon méthode Coué. A eux, et vite, d’en définir les cadres, d’en proposer des modalités concrètes. Faute de quoi, prévient Libération, des rives du Rhin à la Méditerranée, les démocrates en seront réduits au même dilemme que celui auquel les Italiens font face aujourd’hui : pour éviter de voir la Ligue de Matteo Salvini au pouvoir, devoir soutenir le Mouvement Cinq Etoiles de Luigi Di Maio. »

    Luigi Di Maio : le gendre idéal…

    Libération, toujours, nous brosse le portrait de celui qui pourrait bien prochainement tenir un rôle de premier plan : Luigi Di Maio, le jeune dirigeant du M5S, le Mouvement Cinq Etoiles…
    « A 31 ans, Luigi Di Maio, est le ragazzo (le gars) qui rêve de devenir le président du Conseil des ministres de la troisième puissance de la zone euro. Cheveux ras, bouille de gamin, cravate impeccablement nouée, silhouette fine, il est le gendre idéal. Ce jeune Napolitain incarne une forme de normalité, rejetant le terme "populiste", qu’il trouve "péjoratif". (…) Doté d’un calme à toute épreuve selon ses collaborateurs, le jeune candidat tente d’apporter une image de sérieux, pointe encore Libération. Sa modération n’est pas seulement perceptible sur la forme. Le député italien adoucit également le fond de son discours sur l’Europe. Plus question de référendum sur l’euro, alors qu’en juillet, il se prononçait encore en sa faveur. (…) Selon Jérémy Dousson, auteur du livre Un populisme à l’italienne ? sur le M5S, "président du Conseil ou pas, ce mouvement a déjà gagné, la vie politique italienne dépend en partie de lui". Fort d’un affaiblissement de l’Allemagne, Di Maio estime qu’il est désormais possible de négocier avec Bruxelles un allégement de la rigueur budgétaire. »

    PSG – Real Madrid : y croire !

    L’autre grand titre : c’est le match de 8e de finale retour ce soir entre le PSG et le Real Madrid…

    « Un soir pour l’histoire », s’exclame Le Parisien. « Ce soir, le PSG tentera l’exploit de renverser le Real, vainqueur 3 buts à 1 à l’aller. »

    Et Le Parisien veut croire à l’exploit : « Pourquoi oser si on ne croit pas en ses chances ? Pourquoi courir si l’on ne pense pas arriver au bout ? Pourquoi s’engager si l’on imagine s’arrêter en cours de route ? Pourquoi défie si l’on est sûr de perdre ? Pourquoi construire si l’on est perplexe ? Rien n’est gagné ? C’est justement ce qui peut donner l’élan. »

    « La tête, le cœur et les crocs », lance L’Equipe. « Même avec deux buts de retard, même privé de Neymar, le PSG s’est préparé pour terrasser le Real Madrid. Mais il ne faudra pas laisser filer le train, comme à l’aller. On dirait que le PSG est prêt, veut aussi croire le quotidien sportif. C’est une impression à peine perceptible, une envie partagée par le plus grand nombre davantage qu’une conviction basée sur des faits tangibles, mais entre l’engouement populaire grandissant autour de cette revanche, l’enchaînement des Classiques maîtrisés avec fermeté et la sérénité affichée par Unai Emery et Daniel Alves, hier midi, en conférence de presse, domine ce sentiment que l’histoire entre Paris et la Ligue des champions n’est peut-être pas tout à fait terminée, cette saison. »


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