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    Sable du Sénégal

    Extraction de sable et de gravier en Afrique. (Photo d'illustration) IRD

    Au Sénégal comme dans toute la sous-région, la modernisation est une priorité. Elle passe par la construction de nouvelles infrastructures, notamment des bâtiments, des routes. Le secteur du BTP, grand consommateur de sable, est donc en plein essor. Et si le sable ne manque pas au Sénégal, son exploitation reste anarchique.

    Impossible de connaître les quantités de sable exploitées au Sénégal : il n’existe pas de données officielles pour les carrières réglementées et une part importante de ce marché est illégal. L’Etat publie par contre tous les ans la production de ciment, autre élément essentiel pour le secteur du bâtiment. En 2017, les ventes de ciment au niveau du marché local ont progressé de 17 %, passant de 3,3 à 3,9 millions de tonnes. Les besoins en sable ont donc explosé car pour un mélange standard, une dose de ciment nécessite deux à quatre doses de sable.

    Au Sénégal, le sable ne manque pas, des carrières ouvrent un peu partout dès qu’un chantier est lancé. Les camions payent un droit d’entrée, 20 000 francs CFA, 30 euros pour 20 mètres cubes de sable. Mais avec une demande de plus en plus importante, les entrepreneurs doivent désormais aller chercher le sable de plus en plus loin, de fait, le coût du transport augmente. Pour l'Etat, le principal problème c'est l'exploitation illégale du sable marin. Une exploitation officiellement interdite depuis 2009 car le Sénégal, sur toute sa surface atlantique, est rongé par l'érosion côtière.

    A Dakar comme ailleurs, acheter du sable en petite quantité est extrêmement simple, il suffit de contacter un charretier qui ira directement ramasser la matière première avant de la livrer. Coût d’une charrette de sable : entre 2 000 et 3 000 francs CFA, soit 3 à 4,50 euros. Un bénéfice direct puisque le sable est gratuit. Ce business est donc juteux et fait aussi travailler énormément de monde.

    Pour le contrer, la gendarmerie a déployé des brigades qui sillonnent les zones en construction. Une surveillance importante, nécessaire mais qui a peu de conséquence car la demande est immense. Dakar est en effet un chantier permanent. Des constructions de maisons, d’immeubles, de bâtiments sont lancées chaque jour. La volonté de développement des autorités via notamment le plan Sénégal émergent, la construction de la ville nouvelle de Diamniadio, des routes et des autoroutes, a une conséquence : la demande, la consommation de sable ne va faire qu’augmenter dans les prochaines années.      


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